Le petit guide parfait du fan exaspéré des Knicks de New York

Kenyon Martin

Bonjour, je m’appelle Alexandre et je suis un fan fini des Knicks de New York. Fait important à noter: je déteste les Knicks.

Tout fan de sports d’équipe finit par développer une sorte de relation amour/haine avec son club préféré, alors ma déclaration bipolaire ne devrait pas trop surprendre, vue de cet oeil. La plupart du temps, on ne choisit pas son équipe fétiche, un peu comme on ne choisit pas sa famille ou ses vêtements lorsqu’on est à l’école primaire. On y va avec l’équipe de notre ville dès un très jeune âge, ou sinon avec le joueur ou l’équipe populaire de l’époque s’il n’y a pas d’équipe locale.

Au football, les prouesses de Joe Montana, Jerry Rice, Ronnie Lott et autres m’ont vite impressionné (autant dans Tecmo Bowl que dans la vraie vie), et donc je suis devenu fan des 49ers de San Francisco. Dans la NBA, Michael Jordan était bien sûr mon héros, mais après sa retraite, je n’ai pas ressenti cette loyauté pour les Bulls, et donc pendant quelques saisons j’étais un orphelin du basket. Les Raptors? Ils ont failli m’avoir pendant les années Vince Carter, mais bon… ça n’a pas pris, en fin de compte.

Pendant les années 90, les Knicks formaient une équipe assez redoutable, reconnue pour leur ténacité défensive et leur attitude de cols bleus, se rendant même en finale de la NBA en 1994 et 1999. Leurs séries disputées contre mes Bulls de l’époque, et surtout celles contre les Pacers d’Indiana étaient des classiques, tellement que le réseau ESPN en ont fait un de mes documentaires sportifs préférés. Et lorsqu’on considère qu’il est toujours plus plaisant de pouvoir partager ses joies et ses frustrations de partisan avec d’autres personnes ayant les mêmes intérêts sportifs, le fait que je passe beaucoup de temps dans la métropole américaine aura fini par faire pencher la balance dans mon cœur vers les Knickerbockers. Pire erreur sportive de ma vie, je vous le garantis.

[Parenthèse pour les fans de hockey néophytes du basket: l'équivalent pour vous serait de devenir fan des Leafs de Toronto. Le plus gros marché de la ligue, qui se considère comme la Mecque de leur sport, d'où plusieurs grands joueurs ont grandi, les deux franchises n'ont rien gagné depuis l'ère de glace (1973 pour les Knicks), malgré le plus gros budget de leur ligue respective.]

Les Knicks de 1972-73, champions de la NBA. Regardez-moi ces belles têtes de vainqueurs… Deux morceaux de robot si vous avez reconnu le légendaire Phil Jackson et sa moustache (#18).

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Alors donc, par où commencer? Honnêtement, je ne sais pas. Mais pas du tout. Trop, c’est comme pas assez.

Devenir fan des Knicks par choix en tant qu’adulte, c’est un peu comme tomber en amour avec une danseuse nue (T-Pain et moi, même combat): tant de promesses, de belles choses à voir, de palpitations brèves sans toutefois pouvoir goûter au fruit absolu; sans compter l’argent fou qu’on dépense pour entretenir cet amour allant droit dans les poches d’un mégalomane. Et ne parlons pas des regards confus, voire dérisoires que les autres me jettent quand je leur confie mon béguin. «Pourtant, tu pourrais trouver tellement mieux, Alex!», puis-je lire dans leur yeux. En espérant qu’il me parlaient bel et bien de basket…

Justement, ce mégalomane mentionné plus tôt, celui qui empêche mon amour de voler de ses propres ailes pour réaliser son plein potentiel. On parle ici du propriétaire de l’équipe, monsieur James L. Dolan. Fils de riche, il a hérité de la compagnie de son papa Charles Dolan, Cablevision Systems, une télécom qui perd année après année sa part de marché dans la région de New York au profit de Verizon, Time Warner et autres compagnies de télé cablée. Sous le giron de Cablevision se retrouve MSG Properties, qui regroupe les Knicks, les Rangers de la LNH, et les chaines de télé MSG, notamment. Sauf que la vraie passion de notre Jim national, c’est plutôt la musique, et il a même son groupe, JD & The Straight Shot. Je vous laisse juger par vous-mêmes. Il pousse même la note ces temps-ci (!) en refusant d’accorder des entrevues sur les Knicks s’il n’y a pas de mention sur son band.

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Alors, juste parce qu’il chante du blues de bas de gamme, cela veut-il dire qu’il est si mauvais gestionnaire pour autant? Voyons voir.

- Les Knicks n’ont pas eu de fiche gagnante entre 2000 et 2011, malgré une masse salariale élevée, année après année. En première ronde des séries 2011-12, lorsqu’ils ont enfin réussi à soutirer une victoire insignifiante aux mains du Heat de Miami lors du quatrième match (la bande à Lebron menait 3-0), les gens jubilaient à New York car cela faisait 11 ans que l’équipe n’avait pas remporté de match éliminatoire. Que de progrès.

- Leur historique de repêchage est tout simplement pitoyable, à un point tel que les fans des Knicks présents à la séance annuelle se font toujours un malin plaisir de huer le malheureux élu. Le nombre et la qualité de joueurs qu’ils auraient pu choisir au lieu des illustres inconnus qui ont abouti à Manhattan depuis 2002 est ahurissant. Voici des joueurs présentement actifs que les Knicks ont préféré ignorer: Carlos Boozer, Luis Scola (2002), David West, Boris Diaw (2003), Danny Granger (2005), Rajon Rondo (à qui on a préféré nul autre que Renaldo Balkman un rang plus tôt en 2006), Marc Gasol (2007), Brandon Jennings, Jrue Holiday (2009). Il est vrai que le repêchage est une science très inexacte, mais pour se tromper il faut avant tout avoir l’opportunité de le faire. Devinez qui ne s’est pas pointé au podium en première ronde de 2004, 2010 et 2012? Et qui n’aura pas droit de parole l’été prochain pour ce que la plupart des experts considèrent la meilleure cuvée d’espoirs des 15 dernières années?

- L’ancienne légende des Pistons de Detroit, Isiah Thomas, était le président et D.G. de l’équipe pendant la grande majorité de ces années de misère, et a même poussé l’audace en se nommant entraîneur-chef, après avoir congédié tour à tour des entraîneurs de renom tels que Lenny Wilkens et Larry Brown, entre autres; alors que la ville entière voulait sa tête. Dolan l’a défendu corps et âme, jusqu’à ce qu’une poursuite pour harcèlement sexuel venant d’une employée de l’équipe lui coute 11M$. «Cela demontre qu’ils ne sont pas un modèle de gestion intelligente», fut la citation du commissaire David Stern à l’époque concernant cet épisode (je n’invente rien, les amis). Dolan a tout de même hésité longuement avant de finalement reléguer son grand ami vers un rôle de consultant, poste qu’il occupe officieusement à ce jour.

Isiah Thomas, cherchant la porte de sortie du Madison Square Garden…

- Le successeur de Thomas, Donnie Walsh, n’était pas parfait lui non plus, mais avec le temps nous avons compris que la plupart des décisions douteuses qu’il a pris venaient en fait de Dolan, qui le poussa à démissionner en 2011, car il est probablement la seule personne qui a osé lui tenir tête. Glen Grunwald, l’ancien D.G. des Raptors, n’aura pas fait long feu lui non plus, s’étant fait congédier au cours de l’été dernier. Son défaut principal aura surement été d’avoir amené les Knicks à leur meilleur dossier de saison régulière en seize ans (54-28), et d’avoir enfin remporté une série éliminatoire, leur première depuis l’an 2000.

- Le successeur de Grunwald, Steve Mills, était dans le giron de l’organisation au début des années 2000 en tant que gestionnaire pour MSG et les Knicks, principalement. Une bonne tête sur les épaules, sauf qu’il est plutôt expert en feuille de calcul, et beaucoup moins en feuille de pointage. Lors de son premier séjour, il pensait avoir trouvé la personne idéale pour mener la barque aux opérations basketball, car il ne se sentait pas assez calé en la matière pour prendre les décisions nécessaires. Vous l’aurez deviné… le règne de terreur d’Isiah Thomas, c’était son idée. Et maintenant, n’ayant toujours pas acquis d’expérience en gestion sportive, il se retrouve en tant que président et directeur-général. Comme je vous dis, j’invente rien.

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«Ok, c’est ben beau tout ça, mais tu nous dis pas plus pourquoi les Knicks sont poches, cette année!», je vous entends penser dans votre crâne de fan non-martyrisé dont je suis jaloux. Avec une fiche de 5-14, tout découle de ce qui vient d’être énoncé plus haut, parmi tant d’autres facteurs.

La chute libre d’Amar’e

Si je vous dis qu’à l’été 2010, Dolan a lamentablement échoué son opération séduction sur LeBron alors qu’il était joueur autonome, et qu’après avoir essuyé des refus de la part des autres gros noms sur le marché, il a du se rabattre sur un gars qui a subi d’importantes blessures aux deux genoux, à un tel point que le contrat exorbitant qu’il lui a accordé n’a même pas pu être couvert par les assureurs du club. Vous reconnaitrez ici le cadavre d’Amar’e Stoudemire, qui après une première demi-saison digne d’un MVP en 2010-11, n’arrive clairement plus à suivre le rythme de la NBA. Voici un exemple concret de ses prouesses actuelles:

Amar’e ne se donne même plus la peine de suivre le jeu, et préfère lever les yeux vers les montagnes… (Image gracieuseté de Hoops Lounge)

Si jamais ça vous intéresse comme cadeau de Noel, avoir un joueur sévèrement handicappé par les blessures, qui tourne le dos à l’action et qui en plus se plaint de ne pas avoir assez de temps de jeu vous coûtera la rondelette somme de 21 679 893$ cette saison et 23 410 988$ l’an prochain.

Club d’expérience recherche leadership

La saison dernière, les Knicks comptaient sur des vétérans établis tels que Jason Kidd et Marcus Camby qui, sans être aussi productifs qu’avant, ne laissaient pas leur place dans le vestiaire. Ce vide a été brillamment comblé notamment par l’embauche de… Metta World Peace, feu Ron Artest, qui revient jouer dans sa ville natale. On vous a déjà détaillé ses exploits auparavant. Si au moins il contribuait sur le court, mais non…

Bien sûr, tout ceci ne serait pas un si grave problème si le commandant du navire s’acquitterait de sa tâche. Il est maintenant plus qu’évident que le message de l’entraineur Mike Woodson ne passe plus dans le vestiaire, vu l’indiscipline et la nonchalance extrême de la plupart des joueurs en ce moment. Ça finit par donner ce genre de regard incrédule:

woodsonopenmouthstare

Et il le fait plusieurs fois par match. À TOUS LES MATCHS.

Petite remarque comme ça: si son prédécesseur Mike D’Antoni était un spécialiste offensif qui arrivait à soutirer le maximum de ses joueurs à ce niveau, mais qu’on lui reprochait son inefficacité totale à établir un système défensif le moindrement adéquat, c’est tout à fait normal que ça lui ait coûté son poste. Mais si Woodson est supposé être un gourou défensif et qu’il n’arrive toujours pas à imposer sa façon de faire à son alignement… on fait quoi?

Les hauts et les (très) bas de J.R. Smith

Earl Smith III est un joueur avec un talent offensif inouï: très athlétique, manie bien le ballon, peut lancer de l’extérieur autant qu’il sait se frayer un chemin jusqu’au panier, et ne se défile pas lors de moments importants. Il est clairement devenu la deuxième option offensive de son équipe après Carmelo Anthony, et son trophée de Meilleur Sixième Joueur de l’Année était amplement mérité, la saison dernière.

Mais justement, il y a une raison pour laquelle il est impensable de lui confier un poste de garde partant: il est incroyablement inconstant, et ne sait pas quand s’arrêter de tirer lorsqu’il n’est pas en possession de ses moyens. En d’autres mots, il est comme du fast-food: peut nous combler de temps en temps, voire même nous surprendre agréablement, mais on serait très mal en point s’il fallait compter dessus à tous les jours pour notre bien-être.

Malheureusement pour les fans des Knicks, il se rapproche plus d’une Belle Province miteuse en pleine nuit que d’un bon Five Guys depuis qu’il a asséné un uppercut du coude à Jason Terry en séries, le printemps dernier (moyenne de 11,7 pts/match cette saison, au lieu de 18,1 la saison dernière). À moins que ce soit dû au fait que Rihanna ait rejeté ses avances, à la même époque?

jrelbow

Oh, j’aimerais vous rappeler que James Dolan avait peur de perdre Smith sur le marché des joueurs autonomes pendant l’été, et que pour lui faire plaisir, il a également signé son frère Chris, qui n’arriverait pas à se démarquer dans votre ligue locale. Quel fin renard. Encore une fois, je n’invente RIEN.

Primo Pasta

Oui je sais, c’est mesquin de ressortir ce surnom pour le grand Andrea Bargnani, mais il représente bien toute la discorde qui règne à NY en ce moment, malgré lui. Je m’attendais au pire pour lui dans la Grosse Pomme, mais force est d’avouer qu’il se débrouille pas si mal en ce moment. Ses statistiques sont même en hausse par rapport à la saison dernière, et son apport offensif est indéniable pour l’instant, lui qui est le deuxième meilleur marqueur de l’équipe avec ses 15,4 pts/match.

Alors il est où, le problème? L’ancien premier choix des Raptors aurait été une acquisition judicieuse s’il répondait aux lacunes défensives de l’équipe, car il n’était qu’une question de temps avant que Tyson Chandler se blesse encore une fois (si vous n’avez pas encore remarqué que la clairvoyance n’est pas la specialité de Dolan et l’état-major des Knicks…).

Bargnani mesure sept pieds, et la saison dernière il est devenu le premier joueur de sa hauteur à obtenir une moyenne en-dessous de quatre rebonds par match dans l’histoire de la NBA. Il peut contenir son homme à un-contre-un de temps en temps, comme il l’a fait avec Dwight Howard récemment, mais il a aucune espèce d’idée comment aider un coéquipier défensivement. Exemple:

Bargnani Hawks

Des fois, on se demande s’il maîtrise bel et bien son corps, ou si la manette de la personne qui le contrôle fait défaut:

Bargnani Spurs

La grande question pendant la saison morte à Toronto était de savoir comment le nouveau directeur-général Masai Ujuri allait réussir le tour de force de se débarrasser de Bargnani et de son contrat démesuré (11M$ cette saison, 12M$ la saison prochaine), vu qu’il y était considéré comme du bois mort. Bien sûr, les Knicks ont répondu à l’appel. Et bien sûr, il se sont dit qu’un joueur surpayé ayant des carences flagrantes valait non pas un, ni deux, mais bien TROIS futurs choix au repêchage. On applaudit haut et fort, svp!

Ah, j’allais oublier! Bargnani et son jeu défensif risible réussit même à causer des conflits entre deux autres coéquipiers:

Iman Le Terrible

Justement, vu qu’on en parle… voici un jeune joueur qui a toutes les qualités requises pour aider n’importe quelle équipe: très athlétique, joue très bien défensivement, contribue de plusieurs façons offensivement, est aimé des partisans, et a surmonté des épreuves avec brio, lui qui a subi une grave blessure au genou à la fin de son année recrue. Mais dans l’univers des Knicks, c’est toujours une bonne idée de vouloir se débarrasser d’une pièce importante de l’alignement sans vraiment savoir ce qu’on veut en retour.

Shumpert fait donc l’objet de transactions depuis quelques temps, et on parle ici de Kenneth Faried des Nuggets de Denver, ou bedon Dion Waiters des Cavaliers. Il y a même eu des rumeurs pour Rajon Rondo, mais évidemment ça prendra beaucoup plus que Shump comme pièce maîtresse pour inciter les Celtics à se départir d’un des cinq meilleurs meneurs de jeu de la ligue. Boston serait enclin à entamer des pourparlers sérieux si des premiers choix au repêchage étaient inclus, mais je crois avoir oublié de vous mentionner que les Knicks n’ont plus de choix à leur disposition jusqu’en… 2018. Misère.

De plus, selon plusieurs sources, l’argument utilisé par l’état-major lors de négociations avec d’autres clubs serait que Shumpert connait une saison en dents de scie dû à l’utilisation qu’en fait son entraîneur. Bien sûr, personne là-bas n’a pensé à, je sais pas… remplacer l’entraineur? Au risque de me répéter… JE N’INVENTE RIEN.

Melo-drame 2.0?

Carmelo Anthony est sans aucun doute l’un des 10 meilleurs joueurs de la ligue, voire même un des cinq meilleurs. Il a remporté le championnat des meilleurs pointeurs de la ligue l’an dernier, et semble être en voie de pouvoir réaliser l’exploit une fois de plus cette saison. Personne n’a autant de facilité à mettre le ballon dans le panier que lui, et ce de toutes les façons possibles et imaginables. Quand on le regarde, il n’a pas le physique imposant de Lebron, ni la grâce de Kobe ou la touche de Kevin Durant, mais les points continuent à s’accumuler année après année.

Sauf que Melo ne peut se soustraire au théorème de la NBA qui dit qu’un joueur ne peut gagner les grands honneurs à lui seul, peu importe son talent. Demandez à Lebron, Kobe, et même Michael Jordan. Allen Iverson a failli devenir l’exception qui confirme la règle, mais il s’est buté aux puissants Lakers de 2001. Et le problème à NY, c’est que lorsque Carmelo connait un match hors de l’ordinaire au niveau individuel, son équipe finit par perdre plus souvent qu’autrement. On est mal barrés, comme on dit.

Il y a aussi un léger problème de réputation surfaite: Anthony est reconnu pour être un des meilleurs joueurs sous pression en fin de match, communément appelé closer dans le jargon basket. Carmelo a eu le ballon dans les mains à 15 reprises avec 3 points ou moins de retard en toute fin de match depuis deux ans. Il a réussi à enfiler l’aiguille à combien de reprises, selon vous? Si je vous dis UNE SEULE FOIS, vous me répondez en me disant que c’est trop peu pour un joueur de concession, n’est-ce pas?

N’oublions surtout pas le fait qu’on parle des Knicks ici, et que s’ils ont la chance de briser une formule gagnante, ils se doivent de le faire sans aucune hésitation. Melo jouait en tant qu’ailier fort (power forward) la saison dernière, et tout roulait à merveille de cette façon, autant pour lui que pour ses coéquipiers, même si ce n’est pas sa position naturelle d’ailier (small forward). À 6’8", il est beaucoup plus agile que bien des adversaires et arrivait à se démarquer aisément. Certains observateurs notaient par contre que l’abus physique qu’Anthony subissait à se frotter contre des joueurs plus gros que lui finirait par le ralentir et l’épuiser. «Un gros paquet de n’importe quoi!», je me disais quand j’entendais cette théorie. Voici comment la saison des Knicks s’est terminée, à quelques minutes près:

J’ai passé l’été à tenter d’oublier cette image…

Il a dit vouloir tester le marché des joueurs autonomes l’été prochain. Pour ensuite se rétracter. Pour ensuite laisser sous-entendre à certaines personnes de son entourage qu’il était déjà parti dans son esprit. Les fans des Lakers salivent déjà de pouvoir l’avoir en mauve et or. On connaîtra le dénouement en temps et lieu.

*   *   *   *   *

Alors, la solution pour sortir de ce marasme? Honnêtement, aucune idée. On pourrait échanger Melo tout de suite et se renflouer en choix de repêchages, mais vu l’historique de recrutement, je ne suis pas sur que ce soit une bonne idée. Finir dans la cave ne sert à rien sans choix disponibles. Patienter jusqu’à l’été 2015 et refaire le plein de gros noms qui deviendront joueurs autonomes (Kevin Love ou Rajon Rondo, comme la nouvelle rumeur le suggère)? C’est une option. Congédier Woodson? Cela semble inévitable. Empêcher Raymond Felton de se rendre au McDo? Je vote oui.

Carmelo n’est pas le problème. Ni Shumpert. Ni Tim Hardaway Jr, qui montre des signes prometteurs en tant que recrue. Mais tout le reste de l’organisation pourrait et devrait être remplacée, tellement la gangrène s’y est infectée. Au bout du compte, tout repose sur l’homme au haut de la pyramide, mais il ne faudrait pas trop compter sur lui, malheureusement. Comme la plupart des fans, je m’y suis fait, et j’accepte que mon équipe favorite est loin d’être parfaite. Cela permet de me défouler comme je viens de le faire avec vous. En fait, il est peut-être là aussi, le problème…

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