GSP contre Hendricks: Analysons

17nov2013---georges-st-pierre-esq-e-johny-hendricks-aguardam-anuncio-da-decisao-dos-arbitros-que-acabou-sendo-favoravel-ao-canadense-e-alvo-de-vaias-da-torcida-1384683973509_1920x1080

Ce qui devait être une soirée en honneur du vingtième anniversaire de l’organisation de l’UFC s’est plutôt tournée en fin de soirée controversée. À l’issue du combat principal opposant le champion des mi-moyens Georges St-Pierre face à l’aspirant numéro un, Johnny Hendricks, plusieurs amateurs, connaisseurs et gens du milieu s’étaient entendus pour dire qu’il y allait avoir un nouveau champion. Lorsque Bruce Buffer a annoncé les cartes finales, c’est plutôt le bras de St-Pierre que l’arbitre Mario Yamaski a levé en guise de vainqueur et toujours champion, gagnant par décision partagée. C’était tout une onde de choc, surtout pour l’Américain qui a dû s’accroupir tellement qu’il en revenait pas de s’être fait voler de la sorte. De plus, ce n’est pas la première fois que les juges de la Commission Athlétique et Sportive du Nevada sévissent de la sorte.

Soyons honnête, c’était un combat très serré même si plusieurs ont remarqué que Hendricks avait tapé sous la prise de la guillotine de GSP avec seulement 22 secondes d’écoulées à la première ronde. Qu’il ait vraiment tapé ou non demeura toujours un mystère, mais force est d’admettre que Yamasaki ne l’a pas vu et que GSP a continué le combat en bon vétéran, au lieu de lâcher prise et crier victoire.

Revenons au combat dans son intégralité. Avant chaque événement de UFC, le commentateur Mike Goldberg présente sommairement les règlements d’un combat à l’intérieur de l’Octogone et plus précisément ce que les juges ont comme critères d’évaluation. Ceux-ci se résument à: l’efficacité de la frappe et de la lutte (effective striking and grappling), l’agression, et le contrôle de l’Octogone. Révisons maintenant le combat sous ces critères, avec des tableaux gracieuseté de FightMetric, qui nous détaillent le moindre assaut du combat :

  • Efficacité de la frappe et de la lutteAVANTAGE HENDRICKS.
    Même si GSP semble avoir touché la cible plus souvent que son opposant, ce sont les frappes de Hendricks qui ont fait le plus de dommages. Depuis plus d’un an, les critères sur la frappe ont changé, et on donne maintenant l’avantage à celui qui causera le plus de dommages à son adversaire. Or, on a bien vu que les poings de Hendricks étaient lourds; plusieurs fois GSP a semblé être sonné.strikingPour ce qui est de la lutte, ce fut un combat qui s’est passé majoritairement debout. Il est donc difficile de juger cette matière. Plusieurs fois, les deux pugilistes étaient au corps à corps, avec Hendricks tentant d’affaiblir les cuisses du Québécois avec des coups de genou. Par contre, on peut dire que GSP a complété 3 amenés au sol sur 6 essais, et pour sa part Hendricks a fait 2 amenés sur 4 tentés. Malgré le petit avantage à St-Pierre, Big Rigg s’est bien débattu à chaque fois que le combat s’est transporté au sol.grappling
  • L’agressionAVANTAGE HENDRICKS.
    Hendricks avait clairement l’instinct du tueur et c’est le style qu’il adopte à chaque combat. Alors que GSP est plus technique dans ses coups, Big Rigg est un bagarreur qui met beaucoup de pression et qui ne laisse quasiment aucune chance à son opposant en chargeant vers lui et en se ruant vers lui avec des poings lourds.
  • Le contrôle de l’OctogoneAVANTAGE HENDRICKS.
    Avec le style de bagarreur qu’a Hendricks, il est difficile pour son adversaire de dicter le rythme du combat ainsi que son positionnement dans l’Octogone. Celui qui s’est mieux tiré d’affaire contre lui dans ce domaine, c’était Carlos Condit et vous avez vu le genre de combat que cela a donné. Même si St-Pierre a démontré qu’il pouvait boxer et appliquer son jab efficacement, Hendricks n’a jamais lâché le centre de l’octogone, ce qui amenait St-Pierre à se battre dos à la cage, sur lequel il a souvent été étampé.

Malgré les avantages donnés – pour ceux qui ont vu le combat, et même ceux qui ne l’ont pas vu – cela a été beaucoup plus serré, si bien que la décision ait tourné en faveur de celui qu’on surnomme Rush. En consultant la carte officielle, gracieuseté d’Ariel Helwani, on peut voir que la première ronde a tout changé, dans laquelle deux juges ont donnés avantage à St-Pierre puisque le reste est identique. Par contre, soyons honnête… qui après le premier ronde n’a pas commencé à avoir des craintes pour St-Pierre?

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