Blue Jasmine: un film plutôt parfait

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Je sais, je sais, vous êtes comme «old news» parce que le film est sorti en août au Canada. Sauf que j’habite à Berlin, où il n’a pris l’affiche que le 7 novembre. Le fait est donc que j’ai finalement vu Blue Jasmine, jeudi soir, et que j’ai beaucoup aimé.

Parenthèse : j’ai vu le film au Neues Off Kino, une salle old school dans la capitale allemande, loin des Paramount et autres Colossus. Je suis sûrement matante nostalgique, mais je deviens vraiment gaga dans un « vieux » cinéma. Me semble que c’est plus agréable de regarder un film dans un endroit qui a de l’âme plutôt qu’au Mégaplex Pont-Viau…
Fin de la parenthèse.




J’ai aimé Blue Jasmine, un mélodrame qui fait rire et qui secoue en même temps. On s’attache au personnage central, Jeannette a.k.a. Jasmine (Cate Blanchett) qui vient de se faire éjecter de sa vie 5 étoiles avec un richissime mari (Alec Baldwin) pour se retrouver entre la dépression profonde, l’hystérie et la folie totale. Hébergée par sa soeur naïve et ti-peuple (Sally Hawkins), Jasmine essaie de redonner une direction à sa vie, mais à coups de Xanax et de Stoli Martinis. You go, girl.

Cate Blanchett est sublime, et j’imagine peu d’actrices capables d’interpréter le personnage de Jasmine/Jeannette aussi justement qu’elle (à l’exception de Kate Winslet et Meryl Streep). Ce qui m’impressionne surtout dans ce film, c’est qu’elle passe de folle dingue à femme mondaine sans y perdre sa crédibilité, par un jeu incroyable, des variations de sa voix et une pas pire job de maquillage.

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Je pourrais vous répéter ce que beaucoup ont dit : que Woody Allen a enfin retrouvé sa plume (qu’il avait clairement égarée dans Midnight In Paris ou le ridicule To Rome With Love) ou que le film est une comédie dramatique parfaite, avec juste le bon dosage d’humour et de vérité. Les acteurs, les décors, les costumes, la musique… tout est effectivement beau, beau, beau. Voyez-le et aimez-le, si ce n’est pas déjà fait.

J’ajouterai ce que vous ne lirez pas ailleurs (j’espère), soit que mon trouble semi-obsessif/compulsif a été mis à rude épreuve dans certaines scènes du film. Catherine se confie: dans Home Alone, j’angoisse un peu quand je pense au ménage que les parents devront faire en rentrant. Ou dans Sleeping Beauty, quand les fées décident de faire un gâteau sans user de magie et qu’elles foutent de la farine et des oeufs partout… j’haïs ça. Et chaque fois, j’espère que les choses vont changer quand je re-regarde le film. Que Mufasa ne va pas faire le crétin et aller se faire piétiner par les gnous. Que Rose va laisser une place à Jack sur son putain de radeau.

Donc voilà, J’ai du mal à regarder des scènes où l’on fout le bordel quelque part ou quand les personnages disent des choses qu’ils ne devraient pas dire et font ce qu’ils ne devraient pas faire.

En voyant la scène où Jasmine se fait pogner à mentir à un personnage qui aurait pu être son ticket hors du bas-fond et qu’elle n’arrive pas à trouver les bons mots pour régler la situation, j’ai donc eu le goût de me lever dans la salle et de lui lancer des pelures de clémentine.

Je suis badass de même.

Ceci dit, Blue Jasmine est un très bon film, plutôt court (98 minutes) et que j’aimerais revoir. Pas juste parce que j’espère qu’elle corrige son erreur la deuxième fois. Mais un peu quand même.

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3 réflexions sur “Blue Jasmine: un film plutôt parfait

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