Ender’s Game: Une stratégie gagnante

enders-game-tv

Quand je suis allé voir Ender’s Game (La stratégie Ender en v.f.), je n’avais aucune attente. Je savais que le film était basé sur un classique de la science-fiction. Je connaissais son auteur, Orson Scott Card, plus pour la série Ultimate Iron Man que pour son parcours littéraire. Lorsque je suis sorti du cinéma, la première chose qui m’est venue à l’esprit fut : «c’est probablement le meilleur film de science-fiction que j’ai vu depuis The Matrix»

Avant que vous ne grimpiez sur vos rideaux, pour que je classe un film comme science-fiction, il doit y avoir un vaisseau spatial et/ou l’espace. Je ne considère pas Inception et Minority Report comme de la science-fiction, mais plutôt comme de la fiction sociale. Voilà pour la clarification.

Ender’s Game nous amène dans un futur éloigné, où la Terre vient de survivre à l’attaque d’une race extra-terrestre. Dans l’espoir de parer une nouvelle attaque, l’armée décide de former des recrues à l’École de Guerre. Cependant, pour être sûr que ces futurs soldats soient des plus efficaces, elle les entraîne dès leur plus jeune âge.

C’est à ce moment qu’on fait la connaissance d’Ender, jeune prodige de 12 ans. La raison pour laquelle le Colonel Graff (Harrison Ford dans une forme excellente) et la Major Gwen Anderson (Viola Davis, égale à elle-même) promeuvent le jeune protagoniste à l’École de Guerre est à la fois troublante et acceptable.

On suit donc le parcours d’Ender de l’École de Guerre à l’École des Commandants, jusqu’à ce qu’il devienne le commandant en chef. Mais ne devient pas commandant en chef qui veut. Ender doit faire ses preuves dans la «Chambre de Bataille», salle de simulation de combat dans une atmosphère spatiale (sans oxygène ni pesanteur), et gagner le respect de ses pairs.  Certains voient en lui un génie, d’autres un ennemi. Comment Ender gère ses alliances et évite ses ennemis m’ont fait penser à l’école secondaire.

Enders-Game-Battle-School

Voilà ce qui fait une des forces de ce film. Il n’y a aucun instant où l’on oublie que les héros du film sont des jeunes adolescents (les fous rires quand ils se rendent compte de l’effet d’apesanteur) et qu’ils sont aussi des soldats (les scènes où Ender se défend). Plusieurs fois j’ai dû me demander : est-ce que je suis mal à l’aise avec la violence ou suis-je mal à l’aise à cause que la violence est commise par des ados?

L’autre grande force du film sont les effets spéciaux. Le livre est sorti en 1985. Si le film était sorti dans les années 1990, les scènes dans la Chambre de Bataille n’auraient pas été aussi convaincantes. Il y a aussi les inventions modernes comme l’iPad. Quand Ender joue le «Mind Game» sur une tablette, on y croit parce que tout le monde a déjà manipulé une tablette numérique.

La dernière demi-heure ne laissera personne indifférent. C’est pour cela que j’aime ce film autant. Il est vraiment beau à voir et il nous faut réfléchir. Du plaisir garanti. Bon cinéma!

*   *   *   *   *

Ender’s Game, mettant en vedette Harrison Ford, Asa Butterfield, Ben Kingsley et Viola Davis. Réalisé et écrit par Gavin Hood.

Publicités

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s