Coupe du Monde Brésil 2014: Groupes B et C

spain

Voici le deuxième volet de notre couverture de la Coupe du Monde 2014, cette fois-ci présenté par Alexandre, inconditionnel des Pays-Bas.

Groupe B

1. Espagne
2. Pays-Bas
3. Chili
4. Australie

Si le groupe G est reconnu dans ce tournoi comme étant le groupe de la mort, celui-ci reste tout aussi nocif sur papier. Dès aujourd’hui, le premier match du groupe est une reprise de la finale de 2010 entre les Pays-Bas et l’Espagne, tous deux ayant des choses à prouver en ce moment. Les champions en titre espagnols tenteront de conquérir le monde une fois de plus avec leur style « tiki-taka », malgré un groupe vieillissant. Le Chili n’est aucunement à négliger dans ce groupe également, eux qui peuvent compter sur des joueurs de haut calibre tels que le milieu Arturo Vidal, de Juventus, et l’attaquant Alexis Sanchez, du Barça, qui a réussi à prouver qu’il faisait partie de l’élite de La Liga en 2013-14, avec ses 19 buts. On va souhaiter un bon mois de vacances rempli de samba et de caiprinha aux Australiens, malgré qu’une victoire surprise n’est pas à exclure de leur côté.

Joueur à surveiller

Diego Costa

Diego Costa

Vous aimez des histoires de controverses et de trahison avec votre sport? En voici une juteuse. Diego Da Silva Costa n’est pas espagnol, en fait. Il est né au Brésil. Et comme vous vous en doutez probablement un peu, le foot est un tantinet populaire là-bas. Pourquoi un joueur qui aurait la chance de s’aligner avec la Seleçao (et qui a certainement le talent requis), choisirait de s’aligner avec La Roja? « [Luis Felipe Scolari] ne m’a jamais appelé… Del Bosque, lui, l’a fait, et m’a fait sentir désiré ». Pour cet affront, la fédération brésilienne a même demandé au ministère de la Justice du pays qu’on révoque la citoyenneté de Costa. Quand on vous dit que le foot, c’est sérieux…

À 25 ans, il a mûri tardivement comparé à d’autres stars brésiliennes, et donc ce n’est que depuis les deux dernières saisons qu’il a vraiment mis le feu à la planète foot, comme en témoignent ses 27 buts en 35 matchs de Liga, et huit buts en neuf matchs de Ligue des Champions en 2013-14, tous avec Atletico Madrid, la surprise de l’année en foot domestique européen. De retour en terre natale, il aura donc beaucoup de pression sur les épaules pour compléter les jeux de ses coéquipiers, et de démontrer qu’il a pris la bonne décision de renier ses origines, sans compter qu’il voudra justement montrer que le prix de transfert que Chelsea vient de payer pour ses services (43 millions d’euros, soit 63 millions de dollars CAN) est totalement justifié dans son cas. Saura-t-il être à la hauteur?

Équipe à surveiller

Netherlands

Pays-Bas

Regardez, je passerai pas par quatre chemins… je suis fan des Oranje depuis la tendre enfance. Pourquoi un jeune homme d’origine haïtienne renierait-t-il ses racines footballistiques brésiliennes pour se dévouer au foot hollandais, vous vous dites surement? Marco Van Basten, Ruud Gullit, Frank Riijkard, alias mes héros de jeunesse. Mais, malgré leurs échecs au niveau international, ces Hollandais ont facilement capté mon imaginaire, notamment au AC Milan. Avec les années, les visages ont changé, mais la menace offensive persiste.

Pour cette édition, aura-t-on droit aux Oranje de 2010 qui se sont rendus jusqu’en grande finale en Afrique du Sud, ou ceux de l’Euro 2012 qui ont fait piètre figure et se sont désintégrés en première ronde, notamment dû à un esprit d’équipe tumultueux? Le talent offensif y est, avec Robin van Persie et Wesley Sneijder (s’ils seront capables de se blairer, cette fois-ci), sans oublier la menace perpétuelle que demeure Arjen Robben à l’aile droite. Klaas-Jan Huntelaar, autrefois une grande déception au Real Madrid et à L’AC Milan semble avoir trouvé sa touche avec le Schalke 04 de la Bundesliga, et sera une source de renfort adéquate si jamais van Persie se blesse. Mais présentement, c’est l’unité arrière qui laisse perplexe, sans grand nom d’intérêt et composée principalement de jeunes sans trop d’expérience à ce niveau. Le sélectionneur Louis Van Gaal, fraîchement engagé au Manchester United, aura fort à faire avec son alignement inégal pour démontrer que son équipe nationale fait encore partie de l’élite. Mettons que le premier match face à l’Espagne, vendredi midi, sera tout un baromètre d’entrée de jeu…

 *   *   *   *   *

Groupe C

1. Colombie
2. Côte d’Ivoire
3. Japon
4. Grèce

Ce groupe semble à première vue être le moins palpitant du tournoi, mais cela ne pourrait être moins vrai. Oui, la Grèce va de nouveau tenter de nous imposer son style somnifère et de profiter des bévues de leurs adversaires, mais les autres équipes de ce groupe ont trop de capacités offensives pour se laisser berner cette fois-ci. Le Japon reste une des équipes les plus rapides du monde, sinon LA plus rapide, dans leur forme physique ainsi que dans leur exécution; la Colombie risque d’en surprendre plus d’un dans ce tournoi, et la Cote d’Ivoire devra se fier sur ses stars afin de pouvoir espérer passer au tour suivant.

Joueur à surveiller

Yaya Touré

Yaya Touré

Tout simplement le meilleur milieu de terrain pur au monde, en ce moment. Il peut contrôler le centre du terrain à sa guise, que ce soit avec ou sans le ballon. Il est la pierre angulaire de Manchester City, champions de la Premier League, et devra assumer le même rôle pour sa patrie. Yaya est incontestablement le meilleur joueur de ce groupe, mais en aura-t-il un peu trop sur les épaules? Les Ivoiriens comptent sur de très bons joueurs, mais après les 5 ou 6 stars, le niveau de talent s’affaisse considérablement.

Équipe à surveiller

Colombia

Colombie

Les Colombiens constituent l’intrigue du groupe. On ne les a pas vus en phase finale depuis les beaux jours de Carlos Valderrama, mais ils connaissent une renaissance avec cette nouvelle génération de joueurs. Malheureusement, ils ont subi un très dur coup lorsque leur grande star, Radamel Falcao, s’est blessé en saison régulière avec son club, l’AS Monaco. Heureusement pour sa patrie, son coéquipier dans la Principauté, le milieu James Rodriguez, semble plus que prêt à assurer la relève, lui qui est surnommé le « Cristiano Ronaldo de l’Amérique du Sud ». Il y a également Juan Camilo Zúñiga, latéral droit qui évolue à Naples en Serie A italienne. Un petit défenseur à caractère offensif, qui aime s’avancer loin sur son aile, battre ses adversaires de vitesse et effectuer des centres parfaitement visés pour ses attaquants… cela vous rappellera inévitablement quelqu’un en Équipe de France, vous verrez.

Leur grande force se situe à l’attaque, mais ne sous-estimez pas leur défensive, elle qui a alloué le moins de buts de toutes les équipes du Conmebol en qualification pour ce Mondial. Le mouvement du ballon se passe principalement sur les ailes, en se campant au centre du terrain pour contrer les revirements. Mais le constat demeure que les Colombiens devront frapper fort en avant pour espérer se rendre loin dans ce tournoi, mais heureusement pour eux, ils ont les atouts pour y arriver.

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