Deux Solitudes (NBA vs Europe): l’expérience américaine

Voici enfin le temps de passer le micro de l’autre côté de l’Atlantique pour écouter ce qu’on y a à dire sur le basketball. Est-ce qu’on est aussi NBA-centristes que je le pensais? C’est ce que l’on va voir avec les réponses de Marc-Daniel, qui s’est prêté au jeu en m’accordant cette entrevue virtuelle.

marc-renelique
Source : NMUWildcats.com

Marc-Daniel Renélique est, ni plus ni moins, une vedette! Si vous ne me croyez pas, demandez à Google! J’aime beaucoup la vision qu’il a du sport et la passion qui se dégage de ses propos. Marc-Daniel vous expliquera plus en détails son parcours professionnel, mais je vous invite à visionner ce petit clip pour voir à quel point le gars est badass!

Marc-Daniel, quel est ton plus lointain souvenir associé au basketball?

Mes souvenirs lointains remontent à quand j’avais sept-huit ans. J’allais shooter chez mon voisin qui avait un panier dans sa cour jusqu’à ce que ma mère vienne me chercher vers minuit. J’oubliais toujours de rentrer chez moi parce que le basket me faisait perdre la notion du temps. Des fois, j’étais chez mes voisins de 10 h le matin jusqu’à minuit, juste pour jouer au basket… je pense que mon amour pour le jeu était déjà établi à l’époque!

Qui étaient tes idoles?

Au niveau basket, c’est simple, ça a toujours été Michael Jordan. Mais en dehors du sport, je dirais que mes parents sont aussi devenus mes idoles. Avec l’âge, je suis en mesure de vraiment apprécier les sacrifices qu’ils ont faits pour mes frères, mes soeurs et moi.

Parle-moi brièvement de ton expérience de baller.

Mon expérience est à la fois toute simple et remplie d’adversité… À un très jeune âge, je m’étais déjà établi en tant que très bon joueur à Montréal. Je jouais alors à Dawson Community, puis à l’École Secondaire Mont-Royal. À 15 ans, j’étais le plus jeune joueur de l’équipe senior du Québec. Un an plus tard, j’ai dû quitter Montréal pour les États-Unis où la compétition était plus sévère. J’y ai joué au niveau High School en Caroline du Nord, à Laurinburg Prep, alors une des 25 meilleures écoles de basket au pays.

J’ai par la suite souffert de blessures au genou qui m’ont ralenti dans mon parcours. Heureusement, grâce à beaucoup de persévérance et de travail, j’ai pu guérir de ces blessures et me remettre en grande forme pour continuer ma carrière universitaire et être nommé first team all conference à ma dernière saison universitaire. J’ai ensuite commencé à jouer au niveau professionnel à travers le monde et j’espère continuer le plus longtemps possible!

Penses-tu que ta philosophie du sport est différente de celle d’un Européen?

Pas vraiment. Mon opinion est que le basket, c’est le basket, peu importe où tu te trouves dans le monde. C’est sûr qu’il y a différentes stratégies parfois, mais pour moi, le but a toujours été le même : mettre le ballon dans le panier et essayer de stopper l’adversaire d’en faire autant!

Que penses-tu de la croyance selon laquelle les bons joueurs vont dans la NBA et les autres restent en Europe?

Le sport est devenu tellement global que la nécessité pour les joueurs de venir dans la NBA n’est plus ce qu’elle était. Maintenant, il y a des clubs dans d’autres pays qui sont prêts à payer de grosses sommes pour garder certains joueurs en Europe. S’ajoute à cela le fait qu’il y a trop d’excellents joueurs à travers le monde et pas assez de postes disponibles dans la NBA!

Arseni avait une question pour toi: quand on a connu la qualité de jeu de la NCAA, quel est l’intérêt de joindre la NBA, en dehors de l’argent et de la célébrité? Le niveau n’est-il pas équivalent ou même meilleur en NCAA?

Personnellement, je pense que si tu veux voir beaucoup de jeux 1 contre 1, la NBA est mieux que la NCAA. Le jeu y est beaucoup plus ouvert et l’action est plus prenante pour les fans. La NBA met davantage ses joueurs en valeur tandis que la NCAA est contrôlée par les entraîneurs et les administrateurs. Évidemment, l’argent explique l’existence des deux ligues… mais dans la NBA, on paie les joueurs, alors que dans la NCAA, les administrations font de l’argent à leurs dépens.

Après avoir évolué un peu partout dans le monde, tu penses quoi du basketball au Québec?

Le basket au Québec me dérange beaucoup. Il y a toujours eu du talent local, mais on a toujours été très nul pour le gérer. Les très bons joueurs doivent toujours quitter en jeune âge pour poursuivre leur rêve de basket ailleurs. Je pense que l’époque où le Québec ne voulait que du hockey est révolue. Les jeunes veulent pratiquer d’autres sports, comme le basket. Je pense que des changements devraient être appliqués en conséquence, pour le bénéfice du sport et de trop nombreux jeunes montréalais talentueux qui n’atteindront jamais leur plein potentiel ici.

Tes équipes et joueurs préférés?

NBA
Depuis la retraite de Michael Jordan des Bulls, je n’ai plus d’équipe favorite… Je suis toutes les équipes de la NBA sans en préférer aucune et sans avoir mon joueur préféré

Europe (ou à l’international)
Mon équipe préférée est celle qui me fait signer un contrat!

Quand tu étais petit, tu rêvais de jouer où?

Je voulais jouer à University of North Carolina, car Michael Jordan y avait joué, ou à St. Johns University à Queens, NY. Par contre, mon but ultime était de jouer dans la NBA, pour n’importe qu’elle équipe!

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