Un Superbowl XLIX légendaire

Super Bowl XLIX - New England Patriots v Seattle Seahawks

L’espace d’un moment dimanche soir, on a oublié le fiasco qu’a été la saison 2014-2015 pour la NFL. Pendant 3 heures, les Patriots de la Nouvelle-Angleterre et les Seahawks de Seattle ont éclipsé les histoires de Ray Rice, Adrian Peterson, Josh Gordon et Greg Hardy en nous offrant la plus belle performance de football que j’ai eu la chance de voir.

Tous les ingrédients étaient présents pour avoir une joute hors de l’ordinaire. On connaissait les acteurs principaux, avec comme têtes d’affiche les Brady, Lynch, Gronkowski et Sherman. Ces têtes d’affiches ne nous ont pas laissé tomber et ont toutes été à la hauteur de leur réputation. Ce qui sépare ce match des autres est le fait que ce soit les héros obscurs qui se sont levés, dimanche soir, et le duel incroyable que ce sont livrés les entraîneurs Belichick et Carroll.

Julian Edelman

Avec le « Deflate-gate  » qui pendait au dessus de leur tête comme l’épée de Damoclès, je m’attendais à une performance solide des Patriots. Je ne m’attendais pas cependant à une performance légendaire du receveur éloigné Julian Edelman. Du haut de ses 5’10 », il a causé la zizanie toute la soirée dans la tertiaire adverse, brisant des plaqués, se défaisant d’adversaires, amassant des verges après ses attrapés. Il était partout sur le terrain. Et entre vous et moi, protocole ou pas, je reste persuadé qu’il a subi une commotion pendant la rencontre. Il a fait preuve de tout un courage.

Du coté des Seahawks, la vedette inattendue fut Chris Matthews. En fait, le terme n’est pas assez fort. Il y a huit mois, l’ancien receveur des Blue Bombers de Winnipeg travaillait chez Foot Locker pour arrondir ses fins de mois. Avant la partie de dimanche, il n’avait jamais attrapé une passe dans la NFL. Il s’est avéré une menace constante tout au long de la rencontre, et il a profité au maximum de l’avantage de taille qu’il avait sur son couvreur. C’était tout simplement le rêve américain devenu réalité!

Bien entendu, le jeu qui fait jaser est l’interception de Malcolm Butler en fin de match et la décision de Pete Carroll de ne pas faire confiance à son jeu au sol. Cependant, avec la partie d’échecs qu’on a vu toute la soirée, j’étais choqué mais néanmoins pas surpris d’une telle décision.

Butler interception

Tout commence avec le tirage au sort remporté par les Seahawks. Seattle a décidé de botter le ballon aux Patriots dès le début, parce qu’ils savaient que ces derniers préfèrent toujours commencer la deuxième demie en possession du ballon. Cette décision a mené au deuxième touché des Seahawks à la fin du deuxième quart. Sachant qu’ils entreprendraient la seconde demie en attaque, le risque était moins significatif d’y aller pour 7 points alors qu’ils auraient très bien pu se contenter d’un botté de placement.

Cette même décision a semblé avoir donné confiance aux entraîneurs des Seahawks quand la même situation s’est présentée en fin de match. Pete Carroll n’avait cependant pas prévu le coup de génie de Belichick, qui au lieu d’arrêter le cadran en prenant un temps d’arrêt pour permettre à Brady d’avoir du temps au tableau dans l’éventualité d’un touché de Seattle, a préféré ne rien faire de cela et forcer les Seahawks à lancer le ballon plus tôt qu’il ne l’aurait voulu. Je me prétends connaisseur, mais sur le coup je n’y ai vu que du feu. Butler, après le match, mentionne qu’il a pratiqué défendre ce jeu durant la semaine, et le fait que Belichick ait forcé la main de son opposant à aller vers une formation que sa défensive s’attendait à voir est tout simplement brillant.

NFL: Super Bowl XLIX-New England Patriots vs Seattle Seahawks

*   *   *   *   *

Comme fan de sport, je ne vis que pour ces moments. Une page d’histoire a été écrite, et elle aurait pu parler du deuxième championnat de Russell Wilson à sa troisième année dans le circuit Goodell, et de la meilleure défensive de l’histoire de tous les temps si un seul petit détail se serait déroulé autrement. À la place, on a assisté au couronnement de Tom Brady et Bill Belichick comme meilleur duo entraîneur-chef/quart-arrière qu’on ait vu sur les terrains de la NFL. Un scénario digne d’un script de Hollywood.

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