CMHJ 2015: C’est déjà fini!

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Le Championnat mondial de hockey junior est déjà chose du passé, et il s’est terminé en force par cette victoire non sans peine du Canada par la marque de 5 à 4, face à leurs éternels rivaux, les Russes. Fidèle à leur habitude, cette confrontation a eu tous les allures d’un classique. Du but rapide en début de match, aux jeux robustes, au rythme endiablé, aux simagrées provocatrices; de l’avance confortable à la remontée spectaculaire. Je vous le dis, tout était là! Si vous ne l’avez pas vu, ne manquez pas les reprises, cela en vaut certainement la peine.

Durant le tournoi, j’ai bien sûr suivi l’action de très près, surtout dans le Groupe B qui a joué toutes ses parties au Centre Bell. J’offre donc mes fleurs et mes prix citron, qui relatent de mes surprises et de mes déceptions, et finalement, mon équipe d’étoiles.

MES FLEURS

La Slovaquie
Soyons francs, personne ne les voyait aller plus loin que les quarts de finale. Ok, peut-être avec une petite chance, mais plus loin que les demi-finales? Non. Gagner la médaille de bronze contre la Suède? Encore moins! Les Slovaques constituent une des plus grandes surprises du tournoi avec Martin Reway qui a mené l’attaque et que dire du gardien Denis Godla… Il est clairement la révélation du tournoi et gageons qu’une équipe de la LNH tentera d’en faire l’acquisition l’été prochain au repêchage. Sinon un contrat le lie au Bratislava HC de la KHL jusqu’en 2016, il deviendra libre comme l’air par la suite.

Le Danemark
Une autre surprise de ce championnat. Avant celui-ci, le Danemark n’avait jamais gagné un seul match à ce prestigieux tournoi et n’avait jamais même amassé le moindre point au classement. Tout ça est maintenant chose du passé et ils ont même obtenu leur premier point avant de savourer leur première victoire. Mené par Nikolaj Ehlers, Mads Eller et Oliver Bjorkstrand sans compter les sublimes performances du gardien Georg Sorensen; les Danois ont de quoi à être fiers de leur performance.

Le Canada
Les Canadiens ne constituent peut-être pas une surprise, mais beaucoup de facteurs m’ont poussé à les inclure dans cette catégorie. Sans compter la médaille d’or, ils ont connu un tournoi sans faille en récoltant 7 victoires en autant de parties. Ils ont aussi combattu sous pression en jouant devant leurs partisans. 21 buts ont été marqués en ronde préliminaire et seulement 4 ont été alloués à l’adversaire.

Lawson Crouse
Ce jeune Canadien est passé quasiment inaperçu derrière les McDavid, Duclair, Reinhart, Domi et cie. Par contre, ce jeune de 16 ans a joué de façon remarquable le rôle ingrat du joueur de soutien. Employé sur la troisième et même parfois la quatrième unité, Crouse a amené beaucoup d’énergie à son équipe avec un échec-avant soutenu et intense, en plus d’amasser sa part de points. Il est éligible à revenir l’année prochaine et parions qu’il aura un rôle plus accru en tant que joueur de deuxième année.

MES CITRONS

La Finlande
Les champions déchus n’ont été que l’ombre d’eux-mêmes dans ce tournoi, s’inclinant trois fois dans la ronde préliminaire, dont une fois face aux surprenants Slovaques. Beaucoup de joueurs-clés de l’édition championne ont franchi les 20 ans et sont donc devenus inéligibles pour participer; mais il en demeure que la Finlande pouvait faire mieux qu’une fiche de 1-2-1. Julius Honka, qui était la révélation de l’année dernière, n’a pas répété l’exploit, si bien que la défensive des Finlandais en a souffert.

Jack Eichel et Anthony DeAngelo
Les Américains en soit ont été décevants après leur défaite face au Canada. Malgré cela, ils ont été bons durant le tournoi. J’ai donc décidé de cibler deux joueurs que je tiens en sorte responsables pour l’échec des États-Unis. Choix de première ronde du Lightning de Tampa Bay (19e), le défenseur Anthony DeAngelo a été appelé à remplacer Steve Santini, qui s’est blessé avant le tournoi. Force est d’admettre que DeAngelo est bon offensivement, mais le reste se gâte terriblement. Plus souvent qu’autrement, il accumulait les erreurs qui créaient plusieurs revirements, en plus de prendre des punitions très coûteuses dans des moments inopportuns.

Pour ce qui est de Jack Eichel, il n’a pas été l’ombre de lui-même, tellement que j’ai mis en doute ses qualités de leadership. Souvent, il se laissait déranger par l’adversaire tout en jouant un style individualiste. Il a manqué beaucoup de créativité en possession de la rondelle, et ça aussi aura couté cher aux Américains.

Les Oilers d’Edmonton, les Capitals de Washington et le Lightning de Tampa Bay
Qu’ont-ils tous en commun? Indices : Leon Draisaitl, Andre Burakovsky, Jonathan Drouin. Oui, ce sont tous des excellents joueurs; mais le goût suret du citron ici provient du fait que tous ces joueurs étaient encore une fois éligibles à prendre part à cette prestigieuse compétition et aucun des directeurs-généraux respectifs n’a donné ce privilège à leur jeune.

La situation de Tampa est plus compréhensible, étant donné que l’équipe est au sommet de l’Est donc, Drouin joue dans une situation gagnante même s’il est relégué sur le 4e trio. Par contre, Burakovsky a connu un bon début de saison avant que sa production ne s’estompe. Il a même été cédé à Hershey dans la Ligue Américaine pour deux matchs afin qu’ils puisse voir plus d’action qu’il en voyait à Washington. La palme, par contre, revient aux Oilers d’Edmonton. Ce club est dans les bas-fonds du classement pour une énième fois. Il n’était sensiblement pas prêt pour la grande ligue et ils ont choisi de le garder quand même. Encore une fois éligible pour l’équipe de l’Allemagne, on décide de le garder avec le club pour finalement…. le céder à son club junior après les Fêtes! Le pire, c’est qu’en voyant jouer l’équipe de l’Allemagne, il leur manquait clairement une petite coche pour rivaliser avec les meilleurs. Draisaitl aurait très bien fourni ce punch à l’attaque qui leur manquait. C’est dommage, car l’effort de cette équipe y était.

Denis Godla

L’ÉQUIPE D’ÉTOILES

Attention, ici je ne décernerai pas nécessairement les nominations par vedettariat, ni par la domination, ni par le talent et ni par les choix évidents. Ces lauréats ont plutôt été choisis en fonction de l’élément surprise, du constat, de l’apport à leur équipe et leur qualité à se démarquer. Donc trois attaquants, deux défenseurs et un gardien.

Attaquants

Dylan Larkin (États-Unis) : Ce choix de première ronde des Red Wings de Detroit a été mon coup de cœur de ce tournoi. Il a été de loin, le meilleur attaquant américain en plus de démontrer des aptitudes défensives, du leadership en plus d’être le meilleur pointeur chez les USA.

Mikko Rantanen (Finlande) : Tout ce que j’ai lu à propos de ce Finlandais s’est transporté sur la glace. Il a été un rouage important à son équipe et il a à peine 18 ans. Il sera éligible au repêchage l’été prochain, retenez bien ce nom.

Sam Reinhart (Canada) : Alors que tous étaient en admiration devant les Domi, Duclair et McDavid, il y avait un joueur (et deux, incluant Curtis Lazar) qui jouait incognito avec ces gars, mais qui a fini par être le meilleur pointeur du tournoi. Reinhart jouait tel un vétéran et les succès des autres passaient par lui.

Mentions honorables : Pavel Buchnevich (Russie), Martin Reway (Slovaquie), Nikolaj Ehlers (Danemark), Oskar Lindblom (Suède)

Défenseurs

Josh Morrissey (Canada) : Au repêchage de 2013, j’ai été très critique envers ce défenseur, si bien que j’avais semoncé les Jets de l’avoir choisi. Force est d’admettre qu’il s’est grandement développé et a amélioré tous les aspects de son jeu. Il a été un pilier pour le Canada à travers ce championnat.

Will Butcher (États-Unis) : Ça été un choix serré entre lui et le Suédois Gustav Forsling (le meilleur pointeur chez les défenseurs). Ce qui les a départagé, c’est que Forsling était mieux entouré que Butcher. La défensive américaine dépendait beaucoup de ce dernier et il a été utilisé à toutes les sauces.

Mentions honorables : Gustav Forsling (Suède), Christian Jaros (Slovaquie), Vladislav Gavrikov (Russie),

Gardien

Denis Godla (Slovaquie) : Celui qui est devenu le chouchou du public canadien en a épaté plusieurs. Même si par bouts, la Slovaquie s’est fait malmener par les grandes puissances, Godla a multiplié les arrêts-clés et prouesses spectaculaires. Il a été un des artisans principaux quant à la médaille de bronze des siens, tellement que la foule torontoise lui a réservé une ovation debout en scandant son nom alors qu’on honorait un de ses coéquipiers comme joueur du match.

Mentions honorables : Igor Shestyorkin (Russie), Georg Sorensen (Danemark), Ilya Sharipov (Allemagne), Ville Husso (Finlande)

Les Maple Leafs de Toronto remercient Randy Carlyle

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Eh oui… même pas 12 heures après la célébration d’Équipe Canada Junior sur la patinoire du Air Canada Centre, les Leafs ont déjà eu le temps de leur voler la vedette, ce matin.

Carlyle quitte les Leafs après une fiche de 91 victoires, 78 défaites et 19 autres en temps supplémentaire avec le club. En ce moment, Toronto est quatrième dans la division Atlantique avec une fiche de 21-16-3 cette saison.

L’entraîneur de 58 ans a passé quatre saisons à la barre de l’équipe, après que Ron Wilson ait été remercié à son tour avec seulement 18 matchs à jouer durant la saison 2011-12, finissant celle-ci avec seulement 6 victoires.

Sa meilleure saison aura été celle de la campagne écourtée en raison du lock-out en 2012-13 avec une fiche de 26-17-5. Cela avait été la première participation des Leafs aux séries éliminatoires en neuf ans. Dès la première ronde, ils sont venus bien près d’éliminer les Bruins de Boston en sept matchs avant de laisser tomber une avance de 4-1 durant les onze dernières minutes de la troisième période. Boston l’emporta alors en prolongation.

Les Leafs avaient offert une prolongation de contrat de deux ans en mai dernier, lui qui avait encore un an à écouler à son contrat initial.

Avant d’arriver à la barre des Leafs, Carlyle avait passé sept saisons comme entraîneur-chef des Ducks d’Anaheim, les menant ainsi vers leur première conquête de la Coupe Stanley de l’histoire de la franchise.

Les entraîneurs-adjoints Peter Horachek et Steve Spott assumeront l’intérim jusqu’à ce qu’une nouvelle embauche soit annoncée. Un petit 2$ sur Dan Byslma? À moins que la direction préfère attendre à la fin de la saison pour se lancer dans une opération séduction afin d’attirer Mike Babcock, qui n’a toujours pas de contrat pour l’an prochain avec les Red Wings de Détroit… Mauvaise idée selon moi, mais bon, on parle bel et bien des Leafs, ici. À suivre…

Championnat Mondial de hockey 2015: l’expérience montréalaise

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Il y a un peu plus d’un an, j’ai eu l’opportunité de m’inscrire sur une liste d’attente. Loin d’être chanceux dans ce genre d’hasard, cette inscription s’est faite sans trop d’attentes ni sans trop d’espoir. Par contre, l’enjeu qui l’accompagnait pouvait être payant.

Il y a dix ans, j’ai regardé pour la toute première fois le Championnat mondial de hockey junior. Ceux qui me connaissent seront surpris d’apprendre ce fait; mais comme plusieurs amateurs, j’en avais que pour le hockey professionnel et donc, le hockey junior était secondaire. Je suivais la Coupe Memorial, et c’était à peu près ça, ma saison junior. C’est à ce moment que la piqûre naissait. Qui ne se souvient pas de la fameuse finale entre le Canada et les États-Unis où Marc-André Fleury essaya de dégager lui-même la rondelle de son enclave, un dégagement complètement raté qui frappait le défenseur canadien Braydon Coburn et qui rebondissait dans le but du Canada? Ce dernier menait la partie 3 à 1, avant la débandade qui a vu Ryan Kesler et Patrick O’Sullivan marquer quatre buts sans riposte, pour permettre aux Américains de remporter l’Or. (Petite parenthèse : j’en ai toujours voulu à Fleury après ce match et même aujourd’hui, je doute de la dureté du mental du gardien québécois)

Après ce tournoi, le hockey junior a pris davantage de place dans ma passion pour ce sport. J’en ai même fait un devoir personnel de connaître en grande majorité les différents espoirs, non seulement en vue de ce tournoi, mais aussi aux repêchages qui permettaient à ces jeunes d’aspirer un jour à une carrière professionnelle. Évidemment, cela m’a également permis de regarder le hockey d’un point de vue différent, d’un autre œil et sous d’autres angles. Loin de moi d’être un dépisteur agréé, mais le simple fait d’épater d’autres amateurs par les nombreuses discussions et par mes opinions poussées sur les vedettes de demain, le tout est devenu mon pain et mon beurre si bien que j’ai espéré et rêvé longtemps que la ville de Montréal puisse accueillir ce tournoi international.

Un bon matin, en voyant les gens d’Hockey Canada en collaboration avec les Molson et l’équipe de Maple Leaf Sports & Entertainment en conférence de presse, je n’avais pas besoin d’écouter: je savais que mon rêve allait se réaliser, celui d’assister au tournoi du Championnat mondial de hockey junior. Avec beaucoup d’impatience, j’ai attendu l’annonce de la vente des billets jusqu’au jour où l’opportunité se présenta sous inscription sur une liste d’attente et la fameuse phrase : « Seules les inscriptions retenues seront contactées par courriel ». Je n’ai jamais été chanceux dans ces genres de trucs, si bien que je n’y fondais aucun espoir. Deux semaines se sont écoulées par la suite, jusqu’à un certain matin où je recevais un courriel de Hockey Canada m’expliquant le déroulement de la vente… Ce fut un vrai conte de fée! L’euphorie en moi était inexplicable! J’ai toute suite contacté mon bon ami Sébastien pour lui faire part de notre jour de chance – lui, avec qui je discute quotidiennement de hockey. Ça n’a pas pris de temps, malgré le prix et malgré le temps où ce tournoi allait se dérouler, nous avons acheté les 13 paires de billets pour tous les matchs qu’accueillait le Centre Bell.

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Les jours et les mois passaient, je me souviens encore de Seb qui me disait le nombre exact soit en mois ou soit en jour qui restait avant le tout premier match. Petit à petit, quelques informations commençaient à être publiées. Celle que je retiendrai toujours est celle où on annonçait que le Canada affronterait les États-Unis le 31 décembre. Un classique qui s’est produit seulement neuf fois auparavant et qui a toujours donné des matchs enlevants et excitants, avec beaucoup de passion. Avant quoique ce soit, nous savions que cette confrontation allait être épique puisque nous savions que les surdoués Connor McDavid et Jack Eichel allaient s’affronter, cette fois-ci en tant que joueurs de deuxième année. Clairement, cette date était encerclée et attendue de pied ferme, d’autant plus que le nombre en mois ou en jours diminuait de plus en plus.

Le 23 décembre était celle de notre premier match, celui qui opposait le Canada à la Suisse dans un match préparatoire. En prenant le métro, je ne réalisais pas encore que je me dirigeais vers le commencement du tournoi. C’est une fois passé les portes du Centre Bell que j’ai expiré un énorme soupire en me disant : « Wow… Là, c’est vrai! ».

Nous avons été chaleureusement accueillis à l’entrée avec quelques gratuités comme des bâtons bruiteurs, mais cela m’importait peu. Tout ce que je voulais, c’est de m’empresser vers ce qui allait être ma position durant les deux prochaines semaines : la section 332, rangée AA, sièges 1 et 2. Une fois assis, le silence régnait. Nous regardions les vidéos d’avant-match et admirait cette opportunité d’assister à une partie de calibre international.

C’était clair pour nous : nous n’allons manquer aucun échauffement durant le tournoi. Pour nous, c’était la chance de voir comment se démenaient les joueurs et surtout apprendre à les connaitre par leur préparation et finalement, identifier les joueurs que nous aurons à l’œil. En ce premier match qui s’est conclu par une victoire du Canada au compte de 6 à 0, il était évident que le prix payé et l’attente d’un an aura valu la peine. Le premier match officiel du tournoi que nous avons assisté opposait la Finlande et les États-Unis, et quel match ce fut! Dans notre section, les prix des billets variaient de 35$ à 104$ selon les matchs. Pour cette partie, les nôtres valaient 35$ et nous avions le sentiment que nous en avions soutiré des profits tellement que ce match était enlevant!

Malheureusement toutefois, ce match avait installé un premier doute dans mon esprit. Bien des gens en dehors du Québec (et même en dedans) soutenaient que Montréal n’était pas une ville de hockey, mais bien une ville du CH. Étant montréalais, je trouvais cela absurde étant donné la passion que le Québec éprouve pas seulement pour l’équipe mais pour le sport également, et aussi bien sûr, un peu par orgueil et fierté. Je ne m’attendais pas à ce que cela soit salle comble à chaque match, mais sachant que la Finlande et les États-Unis soient de grandes puissances dans le monde du hockey, je m’attendais effectivement beaucoup plus que les quelques 8000 amateurs qui se sont déplacés. J’aimais croire que c’était un lendemain de Noël et que les gens avaient festoyé la veille, mais encore. Je devais me résigner à la déception car selon quelques statistiques avancées, les douze rencontres disputées sur la glace du Centre Bell ont été vues par une moyenne de 9773 amateurs. Si on supprime de l’équation les matchs impliquant le Canada, ce chiffre descend à 6970. Était-ce du mauvais marketing? De la mauvaise promotion? Le prix des billets? Une chose est sûre, c’est que le président de Hockey Canada, Tom Renney n’a pas voulu commenter sur ces chiffres et attendra la fin du tournoi pour le faire.

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En parlant du prix des billets, on m’a chuchoté à l’oreille que le prix du même billet qui en vaut 160$ à Montréal, en valait 55$ à Edmonton en 2012. Le président de l’IIHF, René Fasel, reconnait lui-même que c’est dispendieux et qu’en Europe, personne aurait déboursé ce prix. À ce prix, bien des matchs ont été disputés devant des bancs vides, si bien que le Centre Bell nous a offert de promouvoir nos sièges à trois reprises. Toutes ces fois, nous avons été amenés à nous asseoir à quelques rangées de la patinoire pour permettre vraisemblablement aux téléspectateurs de croire que les gradins sont remplis. Bien sûr, ce n’est pas moi qui vais m’en plaindre, mais c’est quand même dommage pour ceux qui ont déboursé le plein prix pour le même billet. Ce qui m’a le plus étonné, c’est d’avoir eu ce privilège pour une partie de quart de finale opposant la Russie aux États-Unis. Non seulement, ce sont deux excellents pays de hockey, mais ce fut un match avec un enjeu très important – remporté par les Russes par la marque de 3 à 2.

Ça a été un des éléments marquants du tournoi, mais mon moment favori fut ce match tant attendu entre les Canadiens et les Américains, ces grands rivaux qui étaient maîtres de leur groupe et qui allaient se distancer à l’issue de cette rencontre. Cette confrontation a été fortement médiatisée en raison de McDavid et Eichel, mais une fois que les équipes ont sauté sur la glace, nous sentions que c’était plus que la victoire qui comptait. Nous sentions qu’aucune équipe ne voulait participer à la marche de la honte advenant une défaite, que la rivalité était palpable et qu’il fallait se battre pour la moindre once d’espace dans le but de dominer l’adversaire. L’émotion aussi y était, c’était le match le plus robuste du tournoi, où plusieurs coups sournois et d’escarmouches se sont produits. La foule, en majorité canadienne, a retenu son souffle à plus d’une reprise considérant l’opposition que les Américains ont amené, mais à la fin; nous avons tous chanté en cœur l’Oh Canada en guise de victoire que nos jeunes canadiens ont livré.

Le volet montréalais s’est conclu le 2 janvier dernier à l’issue de l’autre match de quart de finale opposant la République Tchèque et la Slovaquie. L’action s’est transportée par la suite à Toronto, où le reste de la ronde des médailles a été disputée. Si tout se déroule comme prévu, le Championnat reviendra en 2017 toujours sous la formule Montréal-Toronto. Cette fois, les médailles seront données sur la patinoire du Centre Bell. En espérant que dans deux ans, le plan de marketing et de la promotion sera révisé et qui sait, que les billets soient moins dispendieux.

Pour l’amateur en moi, je n’aurai pas mieux imaginé le vécu de cette expérience. Autre qu’un meilleur engouement et d’un plus grand intérêt des amateurs québécois en plus du prix des billets, je n’y changerais rien. À moins d’un revirement, il est clair pour moi que dans deux ans, j’y retournerai et bien sûr, je vous invite à y assister, même si ce n’est que pour un seul match pour vivre l’ambiance, de voir œuvrer les meilleurs au monde des moins-de-20 ans. Même si vous ne connaissez peut-être pas les joueurs, je suis persuadé que vous serez impressionnés par le calibre, car après tout, ce sont les vedettes de demain.

Moen part, Gonchar s’amène à Montréal

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Les Canadiens de Montréal et les Stars de Dallas ont procédé à une transaction cet avant-midi. Le Tricolore a échangé l’attaquant Travis Moen en retour du défenseur Sergei Gonchar.

Moen, 32 ans, a disputé 10 matchs cette saison avec le CH, ne récoltant aucun point. En six saisons avec le Tricolore, il aura amassé 69 pts en 328 matchs. Reconnu pour son jeu robuste, les blessures et son historique de commotions cérébrales semblent avoir nui à sa carrière. Celui qui s’était joint aux Canadiens de Montréal en 2009, en sera à une quatrième équipe dans le circuit Bettman, après avoir porté également les couleurs des Sharks de San Jose, des Blackhawks de Chicago ainsi que des Ducks d’Anaheim avec qui il a connu les meilleurs moments de sa carrière en remportant la Coupe Stanley.

Gonchar, 40 ans, a quant à lui manqué les onze premiers matchs des Stars, suite à une blessure au pied. Depuis son retour, il a un seul point en trois matchs. En 20 saisons dans la LNH, Gonchar a joué avec les Sénateurs d’Ottawa, les Penguins de Pittsburgh, les Bruins de Boston ainsi que les Capitals de Washington. Le Russe rejoint donc Michel Therrien pour qui il a joué alors que ce dernier dirigeait les Pens. Il totalise 798 pts en 1256 matchs et ayant lui également soulevé la Coupe Stanley une fois.

Dans cet échange, les Stars garderont 400 000$ du salaire de Gonchar sur leur masse salariale. Donc, le vétéran russe comptera pour 4,6 millions $ sur celui des Canadiens. Il deviendra joueur autonome sans restriction au terme de cette saison. Quant à Moen, il sera payé 1.8 million $ jusqu’en 2015-16.

LNH: Guide de prévisions 2014-15

NHL Pucks

Une nouvelle saison est à nos portes. C’est à ce moment ci que chaque partisan se dit que son équipe favorite peut aspirer aux grands honneurs. Évidemment, certains peuvent rêver en profondeur comme d’autres peuvent rêver en couleurs, mais avec la parité qu’offre la ligue depuis quelques années, on peut dire que tout peut arriver. Voici un bref résumé de ce qui sera à surveiller pour chaque équipe.

CONFÉRENCE DE L’OUEST

Les Kings pourront-ils répéter leurs exploits du printemps dernier?

 

Division Pacifique

♦ Kings de Los Angeles
Quoi de mieux que de commencer avec les champions en titre! Ce qui est remarquable de leur situation, c’est que l’équipe est restée intacte à deux joueurs près suite au départ de Willie Mitchell et Colin Fraser. Trois championnats en quatre ans? Ça ne sera pas facile, mais il ne faudra pas parier contre l’exploit. Gaborik semble enfin se plaire avec une équipe, on verra si c’est le cas sur 82 matchs.

Flames de Calgary
La formation est encore jeune. Il sera intéressant de voir s’ils retiendront les services de Sam Bennett, le plus récent choix de première ronde ou s’ils le retourneront pour une autre saison junior avec les Frontenacs de Kingston. Est-ce que Sean Monahan est prêt à prendre davantage de responsabilités? Est-ce que Jonas Hiller pourra voler quelques (voir plusieurs) matchs? Jonny Gaudreau est un nom sur toutes les lèvres en Alberta. Malgré sa petite stature, il accumulera les buts à bon rythme.

♦ Canucks de Vancouver
Depuis quelques saisons, même avant l’arrivée du nouveau directeur-général Jim Benning, une reconstruction a souvent été discutée chez les Canucks. Vraisemblablement, ca a été entamé avec l’échange de Ryan Kesler. Malgré cela, on retrouve encore beaucoup de «patchage» avec les additions de Radim Vrbata, Cal O’Reilly et Derek Dorsett. Je sens que l’hiver sera long à Vancouver…

♦ Oilers d’Edmonton
Est-ce que les Oilers vont enfin éclore comme on le prédit depuis quelques saisons? L’équipe sera encore jeune, le plus vieil attaquant étant Matt Hendricks à 33 ans; et le plus vieux défenseur après Andrew Ference (35 ans) est Nikita Nikitin à 28 ans. Définitivement, Benoit Pouliot et son lourd contrat n’améliora pas les choses. Par contre, l’addition de Teddy Purcell sera intéressante à voir, ainsi que leur plus récent choix de première ronde, l’Allemand Leon Draisaitl.

♦ Coyotes d’Arizona
C’est une bonne formation sur papier, mais elle semble stagner et incapable de passer à un plus haut niveau. Les jeunes loups tels que Max Domi, Connor Murphy et Henrik Samuelsson ont faim et veulent une place avec le club. Assisterons-nous à la renaissance de Sam Gagner? Une chose est sûre, Oliver Ekman-Larsson est définitivement devenu le défenseur numéro un de cette équipe.

♦ Ducks d’Anaheim
Les Ducks visent la Coupe depuis facilement deux ans, mais semblent toujours manquer ce petit ingrédient pour assurer une longue aventure en séries. Avec l’addition de Ryan Kesler, ils ont enfin un deuxième centre digne de ce nom, mais parions qu’ils auront besoin d’un vétéran à la ligne bleue de plus pour soutenir Francois Beauchemin et les jeunes canards.

♦ Sharks de San Jose
Les Sharks ont fait un volte-face en retirant les lettres sur les chandails de Patrick Marleau et Joe Thornton. Pendant ce temps, Logan Couture et Joe Pavelski semblent prendre de plus en plus de place. Il serait également intéressant de voir comment la défense se comportera suite aux départs de Dan Boyle et Brad Stuart, deux autres leaders.

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Nathan MacKinnon pourra-t-il élever son jeu d’un autre cran et faire partie de l’élite?

Division Centrale

♦ Blackhawks de Chicago
Les Hawks consistuent une superpuissance dans l’Ouest avec les Kings, et plusieurs seront d’accord pour dire que la vraie finale du printemps dernier était celle disputée entre ces deux équipes, pour les honneurs de leur conférence. Les bases demeurent solides avec Patrick Kane et Jonathan Toews signés à long terme, et Duncan Keith fraichement récipiendaire du trophée Norris. L’ajout de Brad Richards fera-t-il pencher la balance en leur faveur, ou sera-t-il mis de côté comme à New York?

♦ Wild du Minnesota
L’attaque a plus de punch avec l’acquisition de Thomas Vanek, et on semble faire plus de place aux jeunes tels que Charlie Coyle, Jason Zucker, Mikael Granlund et Jonas Brodin. Malgré cela, il manque d’expérience à la ligne bleue après Ryan Suter, et devant les buts il semble avoir un point d’interrogation également. Sauf que nous connaissons le Wild, il nous surprendra toujours.

♦ Avalanche du Colorado
Ce club a étonné tout le monde la saison dernière. Après avoir fini dans la cave en 2012-13, l’arrivée de Patrick Roy et de Nathan MacKinnon a renversé la vapeur. Avec l’ajout d’expérience avec Daniel Brière, Jarome Iginla et Brad Stuart, les Avs ont les outils nécessaires pour passer à un autre niveau.

♦ Predators de Nashville
Il y a une nouvelle direction à Nashville. Le nouveau pilote Peter Laviolette amènera une nouvelle dimension aux Preds, de qui nous verrons un jeu dépasser les frontières de la défensive. Avec James Neal, Mike Ribeiro et Derek Roy en place, et Filip Forsberg qui éclora d’un moment à l’autre; le hockey sera plus excitant à regarder dans la ville du country.

♦ Blues de St-Louis
Les Blues aussi visaient la Coupe l’année dernière, mais malheureusement l’équipe a flanché dès la première ronde malgré l’ajout d’un gardien d’expérience (Ryan Miller) et l’ajout de caractère (Steve Ott). Le noyau est resté intact et l’ajout de Paul Stastny solidifiera la ligne du centre.

♦ Jets de Winnipeg
Depuis la renaissance des Jets, les partisans sont restés sur leur faim. Evander Kane n’est plus l’ombre de lui-même, Zach Bogosian n’est pas devenu le pilier souhaité, Mark Scheifele tarde à éclore et Ondrej Pavelec manque de constance. Souhaitons que Paul Maurice change la dynamique du groupe, car Kevin Cheveldayoff semble incapable de réunir les outils nécessaires aux Jets. Une chance que les dépisteurs semblent bien faire leur travail…

♦ Stars de Dallas
Comme les Ducks, les Stars ont enfin un deuxième centre digne de ce nom en Jason Spezza – un 2e centre de luxe, soyons franc. Ce dernier épaulera Tyler Seguin et Jamie Benn, qui viennent de connaitre une saison de rêve en jouant ensemble pour la première fois l’hiver dernier. Par contre, la défensive demeure suspecte et devra être adressée plus tôt que tard.

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CONFÉRENCE DE L’EST

Ryan McDonagh, le nouveau capitaine des Rangers de New York.

 

Division Métropolitaine

♦ Flyers de Philadelphie
Après un début de saison misérable, les Flyers ont renversé le tout pour finalement atteindre les séries éliminatoires, tout en venant bien près d’éliminer les Rangers en 7 matchs. L’attaque est demeurée intact alors qu’en défense, le numéro un Kimmo Timonen semble être contraint à la retraite. Toutefois, Steve Mason semble enfin amener une stabilité devant le filet. Malgré cela, les Flyers sont imprévisibles et capables du meilleur comme du pire.

♦ Devils de New Jersey
L’organisation de Lou Lamoriello souffre encore de la retraite subite d’Ilya Kovalchuk et de la perte de Zach Parise via les joueurs autonomes. Personne n’a pu prendre le flambeau à l’attaque et Lou tente constamment de remplir les trous où il en a de besoin. Cory Schneider est maintenant le gardien numéro un incontesté, mais l’hiver sera quand même long au New Jersey.

♦ Islanders de New York
Avec un nouveau propriétaire, est-ce qu’il y aura un changement de garde chez les insulaires? Pourtant, il y a deux ans, ils sont venus très près d’éliminer les Penguins en lever de rideau des séries éliminatoires. Depuis, rien ne va pour eux. Encore une fois, Garth Snow a tenté tant bien que mal de mettre en œuvre une équipe compétitive, en espérant que Jaroslav Halak nous ponde d’autres miracles comme il en a déjà été capable.

♦ Hurricanes de la Caroline
Ça allait déjà mal en Caroline, ca va encore pire depuis la blessure de Jordan Staal. Plus les hivers passent, plus ils se ressemblent. Ça risque d’être une autre année difficile pour les Hurricanes. Les gros canons tels qu’Eric Staal, Jeff Skinner, Alexander Semin, Justin Faulk et Andrej Sekera devront se lever.

♦ Rangers de New York
Champions de l’Est, les Rangers auront beaucoup d’attentes cette saison. On a largué le bois mort en Brad Richards et on est allé chercher une meilleure stabilité en défense avec Dan Boyle. Il sera intéressant de voir comment ils feront avec la perte de joueurs de soutien tel que Brian Boyle qui a été un atout tout au long des séries.

♦ Capitals de Washington
À l’instar des Preds, les Capitals ont un nouvel entraineur en Barry Trotz. Tous les amateurs se demandent comment Alexander Ovechkin se comportera dans le système ultra-défensif de Trotz. D’emblée, il a soutenu qu’Ovi verra moins de temps en avantage numérique. Il y a également un nouveau directeur général, Brian MacLellan. Ce dernier a été chercher du renfort à la ligne bleue en embauchant Matt Niskanen et Brooks Orpik. Retenez également les noms d’Evgeny Kuznetzov et Andre Burakovsky.

Blue Jackets de Columbus
J’ai toujours cru que les Jackets étaient une équipe bâtie pour l’Est et ils m’ont pas fait mentir. À leur première saison dans leur nouvelle conférence, Columbus a participé aux séries pour la première fois depuis la belle époque de Rick Nash. Suite aux nombreux choix hâtifs lors de plusieurs repêchages, l’équipe semble venir à sa maturité. Le DG Jarmo Kekalainen a fait une bonne transaction en larguant le surévalué R.J. Umberger en retour de Scott Hartnell, qui amènera un peu plus d’attaque et de caractère. De plus, prions pour que Ryan Johansen baisse ses demandes salariales.

Penguins de Pittsburgh
On craint tous pour Pittsburgh. Comment une équipe avec autant de gros canons puisse vivre avec une si mauvaise gestion? En embauchant Jim Rutherford à titre de directeur-général, cela n’améliora pas les choses car on le blâme tous pour le déclin des Hurricanes de la Caroline. Congédier Dan Bylsma est une chose, mais de le remplacer par Mike Johnston, qui n’a aucune expérience chez les pros, pour diriger des Crosby, Malkin, Letang et Fleury? Ah oui, il a également échangé James Neal pour un joueur unidimensionnel mais fort comme un bœuf en Patric Hornqvist et un joueur de soutien, Nick Spaling.

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Avec un nouveau contrat faramineux en poche, P.K. Subban saura-t-il supporter la pression des fans montréalais, qui n’exigeront rien de moins que la Coupe Stanley?

Division Atlantique

♦ Sénateurs d’Ottawa
Voici une autre équipe qui s’est écroulée dans le temps de le dire. Il n’y a pas si longtemps, les Sens avaient le meilleur trio en Heatley-Spezza-Alfredsson. Heatley demanda une transaction car il ne se plaisait pas à Ottawa. Quelques années plus tard, un jeune Erik Karlsson gagna le trophée Norris remis au meilleur défenseur de la ligue. La même année, Bryan Murray alla chercher Bobby Ryan en renfort. Tous pensaient que les Sens étaient partis pour la gloire. Depuis? Spezza est parti à son tour, Alfredsson aussi, on trouve toutes les carences en défensive possibles à Karlsson, et leur meilleur attaquant est ce même Ryan, méconnaissable depuis. Pour espérer faire les séries, Craig Anderson devra être le gardien qu’il a déjà été l’année où il a dominé la colonne de la moyenne des buts alloués.

♦ Red Wings de Detroit
Ils ne cesseront de nous étonner. Encore une fois, on les croyait trop vieux et que les jambes ne suivraient plus dans l’Est où le style est majoritairement axé sur la vitesse. Nous avons été témoins de l’émergence de Gustav Nyquist, Tomas Tatar et Riley Sheahan. Ils prendront plus de place cette saison et devront propulser les Wings en séries. Une autre bonne preuve que Detroit a toute une équipe de gestion, de direction et de recrutement.

♦ Lightning de Tampa Bay
Les feux de la rampe seront tous sur les débuts de Jonathan Drouin, de qui on n’attend rien de moins qu’un successeur à Martin St-Louis. Il devrait en principe jouer à gauche de Steven Stamkos, avec qui il exploitera sa vision hors pair et ses habiletés de passeur. De son côté, Victor Hedman semble enfin devenir le défenseur dominant que les Bolts espéraient.

♦ Bruins de Boston
Est-ce que les Bruins répéteront la saison magique de l’année dernière? Le noyau est encore le même et ils devraient être plus qu’à l’aise à compétitioner dans l’Est. Zdeno Chara n’a pas été l’ombre de lui-même lors de la série contre les Canadiens, en espérant pour eux que ce n’était que la blessure à une main qui le dérangeait. Avec l’émergence des jeunes comme Dougie Hamilton, Torey Krug, et Riley Smith; Peter Chiarelli sera au bord du gouffre en ce qui concerne le plafond salarial. Un joueur comme Brad Marchand sentira-t-il la soupe chaude maintenant que Johnny Boychuk vient tout juste d’être envoyé à Long Island?

Sabres de Buffalo
Il y a clairement une reconstruction dans le camp des Sabres et le processus va bon train. Depuis quelques années, ils repêchent assez bien et le fruit de ces sélections devrait être assez payant d’ici quelques saisons. Avec l’embauche des vétérans comme Matt Moulson, Brian Gionta et Josh Gorges, ces jeunes seront bien entourés. Par contre, on leur prédit une saison à oublier.

Panthers de la Floride
Idem pour les Panthers où le propriétaire a carrément écrit une lettre personnelle aux détenteurs de billets de saison pour leur expliquer le plan de reconstruction. On aura à l’œil le tout premier choix du dernier repêchage, Aaron Ekblad, ainsi que les débuts de Gérard Gallant derrière le banc floridien. Il sera intéressant également de voir comment Jonathan Huberdeau se distinguera, lui qui a joué sous les ordres de Gallant chez les Sea Dogs de St-John’s, dans la LHJMQ.

♦ Maple Leafs de Toronto
Avec l’ajout de Roman Polak et de Stéphane Robidas, les Leafs auront une défense plus stable. À l’attaque c’est demeuré intact, et devant le filet, on verra une autre bataille entre Jonathan Bernier et James Reimer. Est-ce que William Nylander est prêt? Il semblerait que oui, sauf que les Leafs ont préfére jouer de prudence avec leur meilleur espoir et l’ont renvoyé dans sa Suède natale, dans le but de ne pas brûler les étapes.

♦ Canadiens de Montréal
Marc Bergevin a été occupé cet été. Non seulement s’est-il assuré des services de son meilleur défenseur à long terme, il a également magasiné pour ajouter de la profondeur à son équipe, chose qui a manqué au cours des dernières séries. Carey Price semble être en grande forme et plus prêt que jamais à propulser cette équipe au sommet. Par contre, on se demande si les changements à la ligne bleue lui seront bénéfiques ou s’ils échoueront en cours de route.

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Comme à chaque année, je vais y aller de quelques prédictions et en cours de saison, je reviendrai sur ces prédictions avec un petit suivi.

COUPE STANLEY
Ducks d’Anaheim

PRINCE DE GALES (remis aux champions de l’Est)
Bruins de Boston

CLARENCE CAMPBELL (remis aux champions de l’Ouest)
Ducks d’Anaheim

PRESIDENTS (remis à l’équipe ayant amassé le plus de points au classement en saison régulière)
Ducks d’Anaheim

HART (remis au joueur le plus utile à son équipe)
Corey Perry
Nommés : Sidney Crosby et Steven Stamkos

ART ROSS (remis au meilleur pointeur de la saison)
Sidney Crosby
Nommés : Ryan Getzlaf et Tyler Seguin

MAURICE-RICHARD (remis au meilleur buteur de la saison)
Corey Perry
Nommés : Alex Ovechkin et Steven Stamkos

VÉZINA (remis au meilleur gardien de la saison)
Carey Price
Nommés : Tuuka Raask et Ben Bishop

NORRIS (remis au meilleur défenseur de la saison)
Shea Weber
Nommés : PK Subban et Ryan McDonagh

CALDER (remis à la meilleure recrue de la saison)
Evgeny Kuznetzov
Nommés : Jonathan Drouin et John Gibson

SELKE (remis au meilleur attaquant défensif de la saison)
Jonathan Toews
Nommés : Ryan Kesler et Patrice Bergeron

JACK ADAMS (remis au meilleur entraineur de la saison)
Jon Cooper (Tampa bay)
Nommés : Joel Quenneville et Mike Babcock

DG DE L’ANNÉE (remis au meilleur directeur-général de la saison)
Joe Sakic (Colorado)
Nommés : Marc Bergevin et Doug Armstrong

LNH: Une entre-saison mouvementée

Kings Rangers

Il y a soixante-dix-neuf jours, ce fut le dernier lancer, la dernière mise au jeu, où nous avons été témoins de la domination des Kings de Los Angeles face aux Rangers de New York durant la finale de la Coupe Stanley, qui s’est conclu par la marque de 4 parties à 1. Le champagne qui a coulé à flot dans le vestiaire cette soirée-là, et la camaraderie emportée, la célébration des vainqueurs est le dernier souvenir d’une saison remplie qu’a été la campagne 2013-14.

Depuis, 210 espoirs ont réalisé un rêve après avoir été appelé au podium suite à leur sélection au repêchage, et un peu plus de 300 joueurs aguerris ont soit changé de camp comme d’autres ont décidé de poursuivre l’aventure avec la même équipe.

Plusieurs de ces 210 espoirs ont été invités aux différents camps d’évaluation de leur équipe respective. Certains ont aussi participé au tournoi de Traverse City qui a été remporté cette année par les espoirs des Blue Jackets de Columbus. Plusieurs se sont démarqués et ont mérité une invitation au camp professionnel comme pour d’autres, ce n’est qu’une partie remise et hop, le retour aux classes dans leur équipe junior respective.

Ceux que nous appelons les vétérans se sont entraînes rigoureusement pendant ce temps-là afin d’arriver prêt et dispo pour ce qui sera une autre longue saison, celle de 2014-15.

Même si Gary Bettman n’est pas un saint, la prochaine saison de la LNH s’est dessinée en six temps. La septième étant le 8 octobre prochain lorsque la première mise-en-jeu officielle se fera au Air Canada Center alors que les Maple Leafs de Toronto recevront leurs éternels rivaux, les Canadiens de Montréal lors de l’ouverture locale de la formation ontarienne et qui donnera en même temps, un coup d’envoi à cette nouvelle saison de hockey.

1 – Le repêchage

Contrairement au repêchage précédent, il n’y a pas eu de réel débat sur qui sera le premier choix universel. Rappelons qu’en 2013, Seth Jones et Nathan Mackinnon se sont livrés une bataille jusqu’à la toute fin où finalement, l’Avalanche du Colorado a tranché le débat en prononçant le nom de l’attaquant de Cole Harbour, faisant de lui le premier choix de cet encan. L’été dernier, bien que plusieurs de ces espoirs qui figuraient dans le top 5 soient talentueux à leur tour, les Panthers de la Floride n’ont jamais mis l’ombre d’un doute que le défenseur format géant Aaron Ekblad soit leur homme. Ensuite se sont suivi les Sam Reinhart (Buffalo), Leon Draisaitl (Edmonton), Sam Bennett (Calgary) et Michael Dal Colle (Islanders) qui complète le top 5.

Chez les Canadiens, le directeur du recrutement Trevor Timmins a été agréablement surpris de constater que Nikita Scherbak fut encore disponible à leur droit de parole au 26e rang. Le choix a été plutôt facile ce qui a fait que le jeune Russe a enfilé l’uniforme tricolore pour la première fois tout en connaissant son premier bain médiatique, lui qui s’est très bien débrouillé malgré un anglais primaire. Le controversé Josh Ho-Sang a finalement trouvé preneur deux rang derrière l’espoir des Canadiens alors que Garth Snow a devancé son choix de deuxième ronde en cédant deux choix (35 et 57) au Lightning de Tampa Bay pour le choix 28, ce qui faisait de lui le 2e choix des Islanders de cet encan. C’est un gros pari de la part de Snow, mais plusieurs sont prêts à dire que cela finira par payer beaucoup.

2- Les joueurs autonomes

À l’ouverture du marché des agents libres, pas moins de 94 joueurs ont trouvé preneurs dès le 1er juillet. Parmi les noms à souligner, on retrouve Paul Stastny (28M$ pour 4 ans à St-Louis), Dan Boyle (9M$ pour 2 ans avec les Rangers), Matt Niskanen (40.25M$ pour 7 ans à Washington) et Jarome Iginla (16M$ pour 3 ans au Colorado). Depuis son premier échange qui l’a envoyé chez les Islanders, les rumeurs concernant Tomas Vanek qui voulait retourner chez lui au Minnesota se sont avérées vraies. L’attaquant autrichien a longuement laissé miroiter que son désir était de poursuivre sa carrière avec le Wild, chose qu’il a fait en signant un pacte de 3 ans d’une valeur de 19,5M$. D’autres joueurs qui ont changé d’adresse sont Brooks Orpik (Washington), Matt Moulson (Buffalo) et Radim Vrbata (Vancouver).

Au Québec, toute l’attention était tournée vers PK Subban. Fort d’une saison de 53 points en 82 matchs, il en a ajouté 14 autres en 17 confrontations éliminatoires. Il s’est hissé comme leader au sein de la formation montréalaise d’autant plus du statut de défenseur élite dans le circuit Bettman. Même s’il n’a pris part qu’à une seule rencontre, Subban a mérité également une médaille d’or remportée avec la formation canadienne lors des derniers Jeux Olympiques à Sotchi. C’est une feuille de route impressionnante pour le jeune de 25 ans, ce qui a engendré toute sortes de débats quant au contrat qu’il méritait. Le summum des tensions a été atteint lorsque le clan de PK s’est inscrit à l’arbitrage suite à l’impasse dans les négociations. Là, les chiffres sont sortis : le CH offrait un contrat annuel dans les 5M$ alors que le clan de PK en demandait 8.

Cet écart a semé la grogne chez certains partisans reprochant à l’organisation du Tricolore de manquer de respect à son meilleur joueur. Or, cet écart est une pratique courante en processus d’arbitrage. L’employeur donnera toujours un chiffre minimal alors que l’employé demandera à son tour un chiffre maximal. L’arbitre tente par la suite de trouver la juste valeur du joueur, ce qui n’empêche pas les deux parties d’en venir à une entente excédant les chiffres sur la table. Suite à la session, le marché a été conclu lorsque le défenseur étoile apposa sa signature au bas d’un contrat d’une valeur de 72M$ sur 8 ans, faisant de lui le défenseur le mieux payé de la LNH et une nouvelle référence quant au salaire des meilleurs de sa profession.

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3- Les transactions

Le premier échange majeur a été conclu entre les Ducks d’Anaheim et les Canucks de Vancouver. Mécontent depuis plusieurs saisons, le souhait de Ryan Kesler de quitter la formation canadienne a été exaucé lorsque le nouveau directeur-général Jim Benning l’a refilé aux Ducks en compagnie d’un choix de 3e ronde en 2015 en retour de Nick Bonino, Lucas Sbisa, un choix de première ronde en 2014 (Jared McCann) et d’un choix de 3e ronde en 2014. Ce dernier choix a été ensuite échangé au Rangers de New York pour Derek Dorsett.

L’ère Rutherford a commencé à se faire sentir à Pittsburgh alors qu’il a échangé le marqueur étoile James Neal aux Predators de Nashville en retour de Patric Hornqvist et Nick Spaling. Même si Rutherford voulait ajouter de la profondeur à son club, cet échange qualifié de douteux n’a certainement pas fait l’unanimité dans la ville de l’acier.

À l’instar de Kesler, Jason Spezza a également émis le souhait de quitter sa formation, celle des Sénateurs d’Ottawa. N’aimant pas la direction que prenait l’équipe, le centre a demandé une transaction qui lui permettrait d’aspirer à la Coupe Stanley. Ce sera donc chez les Stars de Dallas qu’il poursuivra sa carrière en compagnie de Ludwig Karlsson. En retour, les Sens mettent la main sur Alex Chiasson, les espoirs Nick Paul et Alex Guptill ainsi qu’un choix de 2e tour en 2015.

Coup de théâtre chez le CH alors qu’au repêchage, le très-bien-plogué Bob McKenzie a fait savoir sur Twitter que Marc Bergevin tentait de se débarrasser du salaire de Josh Gorges même s’il est un favori de la foule. Il avançait même que le partenaire de danse de Bergie soit Dave Nonis des Leafs et que les noms de Cody Franson ou James van Riemsdyk soient impliqués. Tout en son honneur, Gorges ayant une clause de non-échange, n’a jamais accepté une transaction chez les rivaux torontois. Il a plutôt accepté de se joindre aux Sabres de Buffalo monnayant un choix de 2e ronde en 2016 pour le Tricolore. De plus, Bergevin a échangé Daniel Brière, qui n’était plus dans les grâces de Michel Therrien, en retour de Pierre-Alexandre Parenteau. Ce dernier comblera, ou du moins essaiera de combler, le départ de Tomas Vanek sur le premier trio en compagne de David Desharnais et Max Pacioretty.

4 – Les camps d’entraînements

Comme à l’habitude, celui de la Ste-Flanelle a débuté avec le traditionnel tournoi de golf. Pour plusieurs joueurs, c’était le premier bain médiatique montréalais; ici on parle des nouveaux venus Manny Malhotra et Tom Gilbert. Quelques jours après, les joueurs se sont soumis à une évaluation physique autant hors glace que sur glace. Alors que les joueurs se préparaient à donner les premiers coups de patins, Michel Therrien et son équipe d’entraineurs ont revu quelques objectifs et ont surtout pu voir ce que Daniel Lacroix (en remplacement de Gerard Gallant, qui dirige maintenant les Panthers de la Floride) amènera sur la table en termes de connaissance, de stratégie et de techniques. Ce camp d’entrainement a permis aux partisans de connaitre quelques ajouts moins connus comme Jiri Sekac, l’espoir Jacob de la Rose et le premier choix au mois de juin dernier, Nikita Scherbak.

Pour plusieurs vétérans, c’est un moyen de se remettre en forme, alors que pour d’autres, c’est leur moment de vérité dans le but de se tailler une place au sein de la formation. Pour les plus jeunes, c’est le temps idéal de se démarquer et de laisser leur carte de visite.

5 – Les matchs préparatoires

Durant ceux-ci, les entraîneurs veulent tenter quelques expériences. Nous l’avons vu à Montréal avec Alex Galchenyuk qui a été muté au centre, sa position naturelle, où il a eu le plus de succès notamment dans les rangs juniors avec le Sting de Sarnia. Jiri Sekac a également goûté à toutes les sauces, jouant la plupart du temps en compagnie de Tomas Plekanec, il a également vu du temps de jeu avec Lars Eller. On veut aussi bâtir une chimie, ce fut le cas du trio composé de David Desharnais, Max Pacioretty et P-A Parenteau qui a été tout feu tout flamme durant les matchs intra-équipes.

Souvent, ce sont dans ces matchs qu’un joueur se démarquera et tentera de forcer la main de la direction. Par exemple, Sekac a démontré pourquoi il n’y avait pas moins que douze équipes à ses trousses. Il a fini par démontrer qu’il a ce qu’il faut pour combler le départ de Brian Gionta sur le troisième trio. Du côté des défenseurs, les jeunes Nathan Beaulieu, Jared Tinordi et Greg Pateryn tentaient tous de mériter un poste avec le grand club, alors que des vétérans comme Francis Bouillon et Davis Drewiske ont malheureusement failli à la tâche.

6 – Les dernières coupures

C’est la partie la plus redoutée, mais cela fait partie du métier. Même si parfois les joueurs font bien, ce n’est pas assez pour mériter une place pour l’instant en vue du début de la saison. Les plus jeunes reprendront leur apprentissage dans le junior et certains plus vieux entameront la saison dans la Ligue Américaine, toujours dans l’espoir d’être rappelé en cas de blessures ou d’échange. Certains devront passer par le ballotage dépendant de leur âge et/ou de leur contrat.

C’est également la partie finale où l’entraîneur peaufinera les dernières étapes afin que son équipe soit prête et que ses tactiques soient assimilés par ses joueurs. Dans plusieurs cas, les équipes tiendront une activité plus souvent dans le format d’une retraite fermée afin qu’une fraternité et une chimie s’installent au sein du groupe qui portera l’uniforme lorsque les matchs compteront.

Et…

7 – Jour de match

Les paris sont faits, les alignements sont finalisés, l’avion est prêt, l’autobus vient chercher tout le monde. La routine et les rituels embarquent, les joueurs s’habillent et s’échauffent. L’entraîneur donne les dernières directives, on embarque sur la glace, les hymnes nationaux sont chantés et finalement comme on dit en anglais… drop the puck!

Repêchage LNH 2014… sans saveur?

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C’est ce soir que se déroulera le repêchage annuel de la LNH, qui aura lieu cette année au Wells Fargo Center, à Philadelphie. Cet encan débutera à 19h, alors que les premiers à parler seront Dale Tallon et les Panthers de la Floride. Force est d’admettre que la cuvée 2014 ne passera vraisemblablement pas à l’histoire. Les discussions sur le premier choix de ce repêchage – et encore plus, où celui-ci aboutira – suscitent bien des maux de têtes à Tallon et ses hommes.

Selon les experts, il est compréhensible que Tallon jongle avec l’idée d’échanger ce premier choix universel. Bien que ce soit une chance unique de jouir de cette sélection, la qualité des jeunes disponibles n’est pas à envier, comparativement aux autres années. Ceux qui pensent que nous verrons des espoirs de la trempe des MacKinnon, Hall, Nugent-Hopkins seront très déçus des résultats. Or, même si Tallon n’arrive pas à échanger sa sélection, il pourra très bien choisir un excellent espoir sans que celui-ci soit promis à un avenir exceptionnel.

En général, les dépisteurs sont d’accord pour affirmer que la plupart de ces jeunes qui maximiseront leur potentiel deviendront soit des attaquants de premiers trios ou des défenseurs de premières paires. Par contre, il sera surprenant que ces mêmes jeunes soient destinés à l’élite de ce sport. Malgré cela, nous avons quand même un top 5 bien intéressant. Alors qu’Aaron Ekblad et Sam Reinhart se disputaient le premier rang au classement durant pratiquement toute la saison, c’est Sam Bennett qui les dépassa dans le dernier tiers de la saison. Ses poursuivants sont Ekblad, Reinhart, suivi de Leon Draisaitl et Michael Dal Colle.

Pour en savoir plus sur ces jeunes, je vous ai concocté ma propre édition de ce qu’on appelle un « mock draft ». Ce n’est pas nécessairement un exercice de prédiction, mais plutôt d’étudier les possibilités de la destination de certains jeunes et surtout, la concordance et les besoins des équipes en place.

Rang Équipe Joueur Position Grandeur Poids Équipe Junior
1 FLA Aaron Ekblad D 6’3″ 216 Barrie (OHL)
Bon gabarit, bon coup de patin qui le rend bien mobile, excellent jeu de transition, peut diriger l’attaque.
2 BUF Leon Draisaitl C 6’2″ 208 Prince Albert (WHL)
Avec leurs récents choix, Buffalo veut se grossir. C’est donc un choix logique tout en amassant tout un talent.
3 EDM Sam Reinhart C 6’1″ 185 Kootenay (WHL)
Très intelligent, excellente vision et des mains de passeur hors-pairs.
4 CGY Sam Bennett C 6′ 178 Kingston (OHL)
Talentueux, fougueux et compétitif… Classé numéro un, oui; mais un physique frêle qui le fera reculer.
5 NYI Michael Dal Colle LW 6’2″ 179 Oshawa (OHL)
Joue avec une intensité tel un taureau, habileté de marqueur, robustesse à souhait.
6 VAN Jake Virtanen RW 6′ 208 Calgary (WHL)
Marqueur naturel qui n’a pas peur et qui joue un style physique à son tour.
7 CAR Haydn Fleury D 6’2″ 204 Red Deer (WHL)
Défenseur complet qui joue avec confiance et calme tel un vétéran, bon positionnement, et peut frapper.
8 TOR Nick Ritchie RW 6’2″ 230 Peterborough
Joueur de caractère, talentueux, hargneux avec habiletés de pointeur.
9 WPG Nikolai Ehlers LW 5’11 » 170 Halifax (LHJMQ)
Combinaison de vitesse, talent, coup de patin et habiletés offensives.
10 ANA Brendan Perlini LW 6’2″ 205 Niagara (OHL)
Attaquant de puissance avec des bonnes mains de marqueur, bon lancer et bon jeu dans les deux sens de la patinoire.
11 NSH William Nylander C 5’11 » 175 Sodertalje SK (Allsvenskan)
Excellent passeur qui carbure à l’attaque, mains d’artiste, excellente vision.
12 PHX Julius Honka D 5’10 » 175 Swift Current (WHL)
Défenseur offensif capable de diriger l’attaque à cinq. Solide dans tous les aspects de son jeu et très combatif.
13 WSH Jared McCann C 6′ 179 Sault Ste-Marie (OHL)
Attaquant complet qui excelle dans toutes les zones de la patinoire. Peut marquer et défendre son territoire.
14 DAL Kevin Fiala RW 5’9″ 170 HV71 JR (Suisse)
Explosif, bon maniement de la rondelle, rapide avec beaucoup d’instinct offensif, marqueur naturel.
15 DET Dylan Larkin C 6′ 190 USNTDP (USHL)
Joueur local qui démontre des habiletés sur toute la surface de la patinoire. Talentueux, hargneux et compétitif.
16 CBJ Kasperi Kapanen LW 5’11 » 172 Kalpa Kuopo (SM-Liiga)
Saison décevante mais potentiel intéressant, beaucoup d’habiletés offensives mais semble frêle.
17 PHI Alex Tuch RW 6’3″ 222 USNTDP (USAH-NTDP)
Grand et gros attaquant de puissance qui démontre beaucoup de talent et une capacité de marquer.
18 MIN Thatcher Demko G 6’4″ 192 USNTDP (USAH-NTDP)
Meilleur gardien disponible, gros gabarit avec bon mouvement latéral, bonne mitaine, calme et athlétique.
19 TBL Sonny Milano LW 5’11 » 183 USNTDP (USAH-NTDP)
Mains de magiciens avec plus d’un tour, beaucoup de vitesse et utilise bien ses coéquipiers.
20 SJS Jakub Vrana W 5’11 » 185 Linkoping (SEL)
Dangereux en zone offensive, capacité de passeur et de marqueur qui joue intelligement avec la rondelle.
21 STL Nikita Scherbak LW 6′ 172 Saskatoon (WHL)
A surpris tout le monde et n’a cessé de grimper au classement, beaucoup d’habileté offensive, surtout de passeur.
22 PIT Josh Ho-Sang C-RW 5’11 » 175 Windsor (OHL)
Très talentueux, manie la rondelle à haute vitesse et a le nez pour la cage adverse, doute par rapport à son attitude.
23 COL Travis Sanheim D 6’3″ 181 Calgary (WHL)
Sorti de nulle part, projet à long terme mais démontre un potentiel plus qu’interessant, talentueux et bon sur l’avantage numérique.
24 ANA Robbie Fabbri C 5’9″ 166 Guelph (OHL)
Bon coup de patin, échec-avant soutenu qui se bat pour que la rondelle reste en zone adverse, aucunement intimidé.
25 BOS Adrian Kempe RW 6’1″ 178 Modo Jr. (Suède)
Attaquant de puissance qui ravage tout sur son passage, agressif, qui amène beaucoup de talent offensif et de mobilité.
26 MTL Brandon Lemieux LW 6′ 211 Barrie (OHL)
Fils de Claude – est une copie conforme de son paternel, mais avec plus de potentiel offensif.
27 CHI Roland McKeown D 6′ 195 Kingston (OHL)
Défenseur complet qui a un boulet de canon comme lancer, bonne vitesse et bon positionnement.
28 TBL Ivan Barbashev C 6′ 185 Moncton (LHJMQ)
N’est pas le Russe typique, très combatif, hargneux, rapide, qualité de leader avec bon potentiel offensif.
29 LAK David Pastrnak RW 6′ 168 Sodertalje SK (Allsvenskan)
Lancer foudroyant, agressif, aime défier les défenseurs et les déjoue avec vitesse et bonnes mains.
30 NJD Conner Bleackley C 6′ 192 Red Deer (WHL)
Joueur complet sans artifices, fait ce qu’il a à faire et surtout le fait très bien.