Deux Solitudes (NBA vs Europe): l’expérience américaine

Voici enfin le temps de passer le micro de l’autre côté de l’Atlantique pour écouter ce qu’on y a à dire sur le basketball. Est-ce qu’on est aussi NBA-centristes que je le pensais? C’est ce que l’on va voir avec les réponses de Marc-Daniel, qui s’est prêté au jeu en m’accordant cette entrevue virtuelle.

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Source : NMUWildcats.com

Marc-Daniel Renélique est, ni plus ni moins, une vedette! Si vous ne me croyez pas, demandez à Google! J’aime beaucoup la vision qu’il a du sport et la passion qui se dégage de ses propos. Marc-Daniel vous expliquera plus en détails son parcours professionnel, mais je vous invite à visionner ce petit clip pour voir à quel point le gars est badass!

Marc-Daniel, quel est ton plus lointain souvenir associé au basketball?

Mes souvenirs lointains remontent à quand j’avais sept-huit ans. J’allais shooter chez mon voisin qui avait un panier dans sa cour jusqu’à ce que ma mère vienne me chercher vers minuit. J’oubliais toujours de rentrer chez moi parce que le basket me faisait perdre la notion du temps. Des fois, j’étais chez mes voisins de 10 h le matin jusqu’à minuit, juste pour jouer au basket… je pense que mon amour pour le jeu était déjà établi à l’époque!

Qui étaient tes idoles?

Au niveau basket, c’est simple, ça a toujours été Michael Jordan. Mais en dehors du sport, je dirais que mes parents sont aussi devenus mes idoles. Avec l’âge, je suis en mesure de vraiment apprécier les sacrifices qu’ils ont faits pour mes frères, mes soeurs et moi.

Parle-moi brièvement de ton expérience de baller.

Mon expérience est à la fois toute simple et remplie d’adversité… À un très jeune âge, je m’étais déjà établi en tant que très bon joueur à Montréal. Je jouais alors à Dawson Community, puis à l’École Secondaire Mont-Royal. À 15 ans, j’étais le plus jeune joueur de l’équipe senior du Québec. Un an plus tard, j’ai dû quitter Montréal pour les États-Unis où la compétition était plus sévère. J’y ai joué au niveau High School en Caroline du Nord, à Laurinburg Prep, alors une des 25 meilleures écoles de basket au pays.

J’ai par la suite souffert de blessures au genou qui m’ont ralenti dans mon parcours. Heureusement, grâce à beaucoup de persévérance et de travail, j’ai pu guérir de ces blessures et me remettre en grande forme pour continuer ma carrière universitaire et être nommé first team all conference à ma dernière saison universitaire. J’ai ensuite commencé à jouer au niveau professionnel à travers le monde et j’espère continuer le plus longtemps possible!

Penses-tu que ta philosophie du sport est différente de celle d’un Européen?

Pas vraiment. Mon opinion est que le basket, c’est le basket, peu importe où tu te trouves dans le monde. C’est sûr qu’il y a différentes stratégies parfois, mais pour moi, le but a toujours été le même : mettre le ballon dans le panier et essayer de stopper l’adversaire d’en faire autant!

Que penses-tu de la croyance selon laquelle les bons joueurs vont dans la NBA et les autres restent en Europe?

Le sport est devenu tellement global que la nécessité pour les joueurs de venir dans la NBA n’est plus ce qu’elle était. Maintenant, il y a des clubs dans d’autres pays qui sont prêts à payer de grosses sommes pour garder certains joueurs en Europe. S’ajoute à cela le fait qu’il y a trop d’excellents joueurs à travers le monde et pas assez de postes disponibles dans la NBA!

Arseni avait une question pour toi: quand on a connu la qualité de jeu de la NCAA, quel est l’intérêt de joindre la NBA, en dehors de l’argent et de la célébrité? Le niveau n’est-il pas équivalent ou même meilleur en NCAA?

Personnellement, je pense que si tu veux voir beaucoup de jeux 1 contre 1, la NBA est mieux que la NCAA. Le jeu y est beaucoup plus ouvert et l’action est plus prenante pour les fans. La NBA met davantage ses joueurs en valeur tandis que la NCAA est contrôlée par les entraîneurs et les administrateurs. Évidemment, l’argent explique l’existence des deux ligues… mais dans la NBA, on paie les joueurs, alors que dans la NCAA, les administrations font de l’argent à leurs dépens.

Après avoir évolué un peu partout dans le monde, tu penses quoi du basketball au Québec?

Le basket au Québec me dérange beaucoup. Il y a toujours eu du talent local, mais on a toujours été très nul pour le gérer. Les très bons joueurs doivent toujours quitter en jeune âge pour poursuivre leur rêve de basket ailleurs. Je pense que l’époque où le Québec ne voulait que du hockey est révolue. Les jeunes veulent pratiquer d’autres sports, comme le basket. Je pense que des changements devraient être appliqués en conséquence, pour le bénéfice du sport et de trop nombreux jeunes montréalais talentueux qui n’atteindront jamais leur plein potentiel ici.

Tes équipes et joueurs préférés?

NBA
Depuis la retraite de Michael Jordan des Bulls, je n’ai plus d’équipe favorite… Je suis toutes les équipes de la NBA sans en préférer aucune et sans avoir mon joueur préféré

Europe (ou à l’international)
Mon équipe préférée est celle qui me fait signer un contrat!

Quand tu étais petit, tu rêvais de jouer où?

Je voulais jouer à University of North Carolina, car Michael Jordan y avait joué, ou à St. Johns University à Queens, NY. Par contre, mon but ultime était de jouer dans la NBA, pour n’importe qu’elle équipe!

Deux Solitudes (NBA vs Europe): La ferveur grecque


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Cette semaine, je vous présente la deuxième partie de mon enquête (ha!) sur le basketball européen versus celui de la NBA. Pour la cause, je suis allée jaser avec Nikolaos, un jeune homme né en Crète (Grèce), une île magnifique au centre de la Méditerranée et d’où sa maman, Τζένη (Jenny), prépare les plats les plus succulents de la galaxie.

Nicko m’a parlé de son amour du basketball et des allégeances rivales que portent lui et son père à deux grandes équipes du pays. Il nous dit aussi pourquoi un excellent joueur pourrait très bien choisir l’Europe même si la NBA lui était offerte. Voici un résumé de notre entretien.



Quelle est ton plus lointain souvenir associé au basketball?

Nous sommes en 1987 et la Grèce est en finale de l’EuroBasket, le championnat de la FIBA Europe. Contre toutes attentes et pour la première fois de son histoire, la Grèce remporte les honneurs par la marque de 103 à 101 sur l’Union Soviétique, pourtant grande favorite.

C’est cette année-là, et spécialement grâce au joueur Nick Galis, que le basketball est devenu un sport important au pays. Galis, nommé MVP de l’EuroBasket 1987, est selon moi le meilleur joueur qu’ait connu mon pays et surtout celui qui a amené le basket en Grèce.

Qui étaient tes idoles?

Dans ma chambre, j’avais des affiches de Fragiskos Alvertis, un très grand athlète et l’idole des filles, donc un modèle pour nous, petits garçons! En suivant les tournois nationaux, j’ai vu jouer la fameuse Dream Team… celle de 1992. Il n’en fallut pas plus pour que je découvre la NBA et que je devienne éventuellement, comme beaucoup d’enfants partout dans le monde, un inconditionnel de Michael Jordan.

Parle-moi brièvement de la scène locale

Après 1987, les dirigeants des équipes locales grecques ont investi encore davantage de fonds pour monter des clubs redoutables. Olympiakos (Pirée) et Panathinaïkos (Athènes) sont devenues d’excellentes équipes en Europe… et d’irréconciliables rivales. Il existe une haine profonde et mutuelle entre les fans des deux équipes. C’est d’ailleurs une éternelle source de conflit entre mon père et moi : il soutient Olympiakos et moi, Panathinaïkos. Aujourd’hui, nous sommes de grands garçons et arrivons à maîtriser nos ardeurs, mais rien ne déchaîne les passions comme le sport. Et la passion des Grecs est pratiquement sans égale!

Mes concitoyens sont reconnus pour leur ferveur dans les stades et le culte qu’ils vouent aux équipes sportives. Nous avons des chants, des slogans et des insultes à lancer à l’opposant. Ce doit être incroyable de jouer devant 20 000 personnes qui chantent l’hymne de ton équipe ou qui scandent ton nom lorsque tu as le ballon. Les Américains connaissent bien cette ferveur au football (soccer), mais ne savent pas toujours que pour certains clubs de basketball, la frénésie est la même. Ça change des insipides « defense, defense » que l’on entend dans la NBA…

(NDLR : Je confirme! J’ai assisté à un match entre Panathinaïkos et Alba Berlin l’an dernier, ici en Allemagne. À l’entrée du stade, un groupe d’irréductibles chantaient l’hymne de l’équipe, drapés dans des drapeaux et en faisant brûler des genre de fusées éclairantes!)

Penses-tu que ta philosophie du sport est différente de celle d’un Américain?

J’ai l’impression que la différence majeure réside dans notre définition d’une bonne performance. Ça ne me dérange pas, par exemple, de n’avoir scoré aucun point moi-même si je sais que j’ai été très bon défensivement ou que j’ai aidé un coéquipier à marquer. Je pense que pour les Américains, l’idée du ‘je joue, donc je score’ est très ancrée, ce qui entraîne forcément une lutte pour avoir – et garder – la balle. Cela donne aussi plus de prestige aux joueurs qui marquent beaucoup de points, alors que pour nous, Européens, un bon joueur peut très bien être un excellent défenseur.

Que penses-tu de la croyance selon laquelle les bons joueurs vont dans la NBA et les autres restent en Europe?

Évidemment, les Européens qui jouent dans la NBA sont excellents et seraient tous de grandes stars s’ils jouaient en Europe. Dans la majorité des cas, la NBA recrute des joueurs ayant déjà fait leurs preuves au niveau professionnel ici. Il y a quelques exceptions comme Dirk Nowitzki ou, plus récemment, Giannis Antetokounmpo, qui n’a jamais joué en première ligue en Europe, mais s’est fait remarquer en ligue junior. Il a été repêché par les Bucks de Milwaukee où il démontre déjà beaucoup de potentiel. J’ai très hâte de suivre sa carrière. Ai-je mentionné qu’il est Grec?

Je pense que les joueurs de la NBA sont de plus grands athlètes, dans la mesure où le jeu est plus intense. Les quarts sont plus longs, le terrain est plus grand, le style est différent. Ils doivent avoir une condition physique qui leur permet de garder le rythme. Il faut aussi mentionner qu’il y a beaucoup plus de parties dans une saison de la NBA, les équipes sont donc toujours en train de voyager, c’est épuisant.

Pour beaucoup de joueurs, je pense que l’intégration n’est pas facile.  Les différences culturelles sont également importantes à certains égards et c’est sans parler qu’un repêchage dans la NBA peut vouloir dire beaucoup de temps sur le banc, à moins d’être déjà une superstar. Certains ne sont tout simplement pas assez patients : ils veulent jouer.

Edvard était curieux quant à ton opinion au sujet d’Arvydas Sabonis: pourquoi crois-tu qu’un joueur de sa trempe n’a fait le saut vers la NBA qu’en fin de carrière?

Je pense qu’il peut y avoir plusieurs raisons qui poussent de bons joueurs à rester en Europe: un bon contrat à domicile, la proximité de leur famille ou l’absence d’offre intéressante de la part de la NBA. Pour Sabonis, il y avait des raisons politiques. Il a grandi en Lituanie, sous le régime soviétique. Jusqu’en 1990, il n’étais pas autorisé à quitter l’Union Soviétique. Il évolue brillamment derrière le rideau de fer et donne de belles victoires à l’URSS dont une médaille d’Or aux J.O. de 1988. Après la chute du régime, il choisit alors de jouer en Espagne avant de (finalement!) accepter une offre des Blazers de Portland.

D’autres excellents joueurs sont restés en Europe, pour diverses raisons. Je pense à Theódoros Papaloukás, ancien joueur pour le CSKA Moscou, aujourd’hui à la retraite, et joueur européen le mieux payé de son époque. Il a dit qu’il n’irait jouer dans la NBA que si on lui offrait un contrat qui remplisse ses exigences, ce que L.A. et Boston, notamment, n’auraient pas su faire. Je crois que si un joueur a déjà un statut de super-vedette en Europe ET le meilleur salaire de la ligue, il prend probablement la meilleure décision en restant là où il est déjà reconnu.

Tes équipes et joueurs préférés?

NBA
Équipe : Spurs de San Antonio – pour leur style européen (sans doute grâce à leur entraîneur Gregg Popovich, d’origine serbe)
Joueur : ouf… Kobe Bryant, peut-être? Je l’admirais beaucoup au début de sa carrière et bien que je reconnaisse qu’il est un grand athlète, je ne peux pas dire que je me préoccupe de ses exploits aujourd’hui. J’aimerais pouvoir bientôt changer cette réponse pour Giannis Adetokunbo!

Euroleague
ÉquipePanathinaïkos
Joueur : J’ai beaucoup, beaucoup de joueurs préférés, mais si je ne devais en nommer qu’un, je dirais sûrement Dimitris Diamantidis, le capitaine de Panathinaïkos. J’admire son éthique et son style de jeu, il est extrêmement humble et attribue toujours les victoires à son équipe. Je le trouve toutefois trop poli, parfois; il serait encore plus remarquable s’il était plus féroce

Meilleur joueur de tous les temps : Je préfère parler de joueur le plus influent et je nommerais alors Michael Jordan. Dans ma tête, basketball = Michael Jordan, tout simplement.

Quand tu étais petit, tu rêvais de jouer où?

Je n’ai jamais rêvé de jouer dans une ligue, sans doute parce que je n’ai jamais joué dans une équipe organisée même si je joue depuis toujours au basket. Par contre, si on m’avait demandé de choisir entre voir une partie en chair et en os de la NBA ou de mon club, j’aurais dit la NBA. Encore aujourd’hui. La NBA fascine, c’est gros, c’est du spectacle. Je voudrais vivre cette expérience une fois dans ma vie.

Ce dont on a trop parlé en 2013, selon Catherine

Miley Cyrus twerking

La fin de l’année est toujours synonyme de revue, résumé, liste de ci, liste de ça. On repasse au peigne fin les événements d’actualité, les bons/mauvais coups des célébrités et on nous prie de nous pitcher sur les meilleurs livres/films/CDs qui sont sortis durant les 365 derniers jours. Je dois admettre que je consomme bien peu de journaux, donc j’apprends les guerres, massacres et autres catastrophes naturelles via Facebook. Je sais, shame sur moi. Je vais m’améliorer en 2014, promis.

Cecit dit, quand vient le temps de tirer un bilan personnel, je trouve cela moins facile. C’est pourquoi je laisserai les vrais citoyens avertis de ce monde vous en parler pendant que je vous présente mon top 5 de ce dont on a trop parlé en 2013.

Le twerking de Miley Cyrus

Moi, Miley… je m’en fous un peu. Je n’ai jamais écouté Hannah Montana, sa carrière me laissait donc plutôt froide. Jusqu’à ce qu’elle sorte sa langue. Pas que soudainement je sois devenue fan, mais j’ai été obligée de prendre connaissance de son existence quand le tout Facebook en a fait la promotion. Depuis, je trouve que Miley a une jolie voix et un corps bien roulé.

Est-ce qu’elle est un modèle à suivre pour les petites filles, est-ce qu’elle est une maudite pas d’allure anti-féministe qui réduit la femme à une paire de hanches? M’en fouuuuuuuuuuus! Miley est une chanteuse, artiste pop. Elle a effectué une brillante réorientation de carrière. Je pense qu’elle a gagné le respect de nombreux artistes et du public. Moi, en tout cas, je respecte son travail et je me fous qu’elle se shake le rump. On pourrait sans doute, collectivement, accorder notre attention à des problèmes plus importants. Comme la fin de la carrière de Justin Bieber… not.

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La carrière / vie de Justin Bieber

Honnêtement, je ne reconnaîtrais pas une chanson de Justin Bieber. Je n’ai aucune idée de ce qu’il fait comme musique et je n’ai aucun intérêt quant à sa vie personnelle ou à la façon dont il porte son baggy pants. Je trouve que tout le monde passe beaucoup trop de temps à l’insulter… mais aussi à le défendre. Bieber est une petite star créée par une industrie qui essaie tout (et surtout n’importe quoi) pour nous soutirer l’argent qu’on ne lui accorde plus depuis que l’on a découvert le real deal : Internet.

Les nouvelles les plus fraîches le concernant sont cette espèce de rumeur awkward selon laquelle Justin accrocherait son tablier pour ne jamais revenir (never say never). Pauvre p’tit, paraît que c’était juste une blague… qu’il a envoyée à ses 48 millions de beliebers sur Twitter. Oh, Justin.

Gravity

Gravity

J’avais tellement hâte de voir ce film. On en parlait comme d’une révolution du 7e art, d’un chef-d’oeuvre qui allait tous nous virer su’l top. Pis ? Sandra Bullock est bien conservée, George Clooney maîtrise son rôle de personnage drôle-sexy (encore), l’espace est infini et la station russe sent la vodka et le post-communisme. Bon. Sauf que j’ai gagné quoi, moi, à regarder Miss Congeniality découvrir les effets de l’apesanteur pendant 91 minutes?

Visuellement, le film est saisissant. On s’imagine là, perdu dans l’intersidéral, et on constate à quel point on est petit. Mais j’avais déjà compris ça en regardant Star Wars ou Apollo 13. J’avais pas besoin de découvrir que Bullock a de la misère à s’accrocher à des affaires solides dans l’espace (sérieux, la 3e fois qu’elle a manqué le tube où s’agripper, j’avais le goût de lui envoyer Kate Winslet : elle, même sous pression, est capable de donner deux coups de hache à la même place… les yeux fermés, dans l’eau glacée, en robe de nuit, avec un p’tit verre dans l’nez).

Jennifer Lawrence

Jennifer Lawrence

Eh que je n’écris pas son nom de gaieté de coeur! Parce que j’aime Jennifer Lawrence. D’amour. Je la trouve belle hawt, drôle, cute, pertinente, intelligente, rafraîchissante. Je connaissais semi son nom avant qu’elle s’effondre dans sa robe Dior. Après, j’ai regardé un million d’entrevues sur Youtube et j’ai vu tous ses films. Presque. Hunger Games, selon moi, est un film divertissant, ben correct. Meilleur que Gravity, fo’ sho’. Silver Linings Playbook est le fun et surtout bien interprété. Winter’s Bone est pas pire non plus et Jennifer y est juste.

Mais tsé, y a aucun de ses films qui m’a jetée à terre. Je mets son nom ici parce que je constate, en regardant sa carrière et l’année derrière nous, qu’elle a fait couler tout cet encre surtout parce qu’elle s’est plantée aux Oscars, qu’elle n’aime pas qu’on traite les gens de « gros » et qu’elle a une nouvelle coiffure. Elle va rester awesome pour moi, mais j’ai vraiment hâte de la voir dans un film fou malade. De Denis Villeneuve, mettons.

Charte valeurs québécoises

Charte des valeurs québécoises

Elle se passe de présentation. La calisse d’ostie de charte (je suis contre la laïcité dans les jurons, yo). Cette charte – et surtout toutes les conversations qui en ont découlé – m’a fait honte à distance. Le tas d’insanités que j’ai entendues. Les idées reçues. Les préjugés. Les stéréotypes. Le racisme violent. Je trouve qu’on en a trop parlé, parce que le contenu n’a aucun sens. La laïcité forcée est, il me semble, une violation de l’article 18 de la Déclaration universelle des droits de l’homme :

Toute personne a droit à la liberté de pensée, de conscience et de religion ; ce droit implique la liberté de changer de religion ou de conviction ainsi que la liberté de manifester sa religion ou sa conviction seule ou en commun, tant en public qu’en privé, par l’enseignement, les pratiques, le culte et l’accomplissement des rites.

Si c’est bon pour l’ONU, ça devrait être bon pour le Québec, tabarnak! Mais non. On a décidé de créer un souci où il n’y en avait pas. En prenant exemple sur la France, société d’intégration modèle. Bahahaha! Que l’on arrête de parler de ça, s’il-vous-plaît, et que l’on comprenne ASAP que l’on vit dans un monde où c’est ben, ben correct de se souhaiter Joyeux Noël, Bon Ramadan, Happy Hanukkah pis toute.

Sur ce, je vous souhaite une Bonne Année 2014.

A very Merry Christmas.
And a Happy New Year.
Let’s hope it’s a good one.
Without any fear.
War is over.
If you want it.
War is over now.
– John Lennon

Deux Solitudes: NBA versus basketball européen

NBA: Preseason-CSKA Moscow at San Antonio Spurs

Quand je pense hockey, je pense NHL. Quand je pense baseball, je pense, MLB. Quand je pense football, je pense NFL. Et quand je pense basketball, je pense Euroleague. Bahahaha, as if. Non, quand je pense basketball, je pense NBA. Comme vous. Comme tout le monde? Bonne question.

Pour y répondre, je m’entretiendrai au cours des prochaines semaines avec des ballers amateurs des deux côtés de l’Atlantique afin de voir comment chacun vit son fanatisme du basket. Les petits garçons rêvent-ils tous de la NBA, peu importe qu’ils soient nés à St-Michel ou sur une île grecque?

Le premier à partager son opinion sera Arseni, un Estonien d’origine russe (l’Estonie, c’est ICI), qui a commencé assez tard à jouer, mais qui a rejoint un bon niveau dans les ligues allemandes il y a quelques années. Il regarde rarement les matchs de la NBA, mais il ne manque jamais les highlights.

arseni-entrevue

Quelle est ton plus lointain souvenir associé au basketball?
J’avais 6 ou 7 ans. Le père de mon ami est rentré d’un contrat aux États-Unis avec un ballon officiel de la NBA, un jersey et des chaussures de Michael Jordan, impossibles à trouver en Estonie, pays d’ex-Union soviétique. Il nous a ensuite amenés jouer au basket et je me rappelle encore avoir été impressionné par la hauteur des paniers et le squeek-squeek de mes chaussures sur le sol. Pour moi, le basket c’était vraiment quelque chose de très spécial, un peu hors du commun.

Qui étaient tes idoles?
À cet âge-là, je n’étais pas du tout au courant de ce qui se passait dans le sport. Dans mon pays, la télévision diffusait surtout des nouvelles sur le soccer ou le hockey. À l’âge de 14 ans, j’ai commencé à jouer au basketball de façon plus sérieuse. J’ai alors réalisé ce que le jeu exigeait et j’ai acquis beaucoup de respect pour les professionnels. Je me suis mis à suivre les exploits de Michael Jordan, Shaq et des autres stars de la NBA. Je ne connaissais pas du tout les équipes européennes.

Crois-tu que ton jeu est différent parce que tu as appris d’entraîneurs européens?
C’était vrai jusqu’à ce que je rencontre Kris, un gros gars tatoué qui s’entraînait avec son boombox JVC qui blastait du Wu-Tang et du Dr Dre. No joke. Originaire des États-Unis, Kris avait joué au niveau collégial avant de déménager dans mon coin. Il  n’aimait pas notre style de jeu trop « blanc » (ses mots) et voulait nous montrer à prendre le contrôle. On a appris à aller au panier de façon agressive, acharnée, sans se soucier d’avoir l’air maladroit et surtout sans avoir peur du contact physique. Il nous a enseigné à repousser nos limites, à VOULOIR le ballon, le panier et la game. Je me suis beaucoup développé comme joueur grâce à lui et à ce que je considère être son influence américaine sur mon style européen.

T’es-tu un jour intéressé au basketball européen?
Oui. Lorsque j’ai commencé à jouer à un meilleur niveau en Estonie, je m’entraînais au même endroit où jouait l’équipe professionnelle régionale. J’étais impressionné par les joueurs, mais en consultant les classements, J’ai vite compris que l’équipe n’était pas très bonne, donc je me suis mis à suivre d’autres joueurs estoniens et j’ai découvert que certains évoluaient pour de grandes équipes de l’Euroleague et même pour la NBA.

Que penses-tu de la croyance selon laquelle les bons joueurs vont dans la NBA et les autres restent en Europe?
Je crois qu’il y a d’excellents joueurs partout. À mon avis, l’argent et la célébrité propres à la NBA en poussent sans doute plusieurs à vouloir faire le saut – ceux qui ont le niveau, le gabarit et les qualités athlétiques nécessaires. Je pense aussi que certains préfèrent rester en Europe, près de leur famille. Pensons notamment à Rudy Fernandez qui annonçait en juillet 2012 qu’il quittait la NBA pour retourner en Europe; il est maintenant dans le starting 5 du Real Madrid. Pour un Américain, réussir en Europe est un triste deuxième choix, peut-être, mais pour nous, c’est un grand exploit. Moins flamboyant, mais aussi admirable.

Il est difficile de comparer la NBA et l’Euroleague, car les règles et les dimensions du terrain ne sont pas les mêmes, ce qui à mon avis influence grandement le jeu. Une des différences majeures en Europe est l’emphase que l’on met sur l’équipe plutôt que sur des joueurs individuels. En mon sens, c’est un point positif pour nos ligues d’ici parce que je trouve le star système de la NBA assez lassant, parfois…

Tes équipes et joueurs préférés?
NBA
Équipe : Pacers d’Indiana
Joueur : Derrick Rose

Euroleague
Équipe : CSKA Moscou
Joueur : Je ne peux pas dire que j’ai un joueur préféré… ça en dit long!

Meilleur joueur de tous les temps : Michael Jordan

Quand tu étais petit, tu rêvais de jouer où?
Dans la NBA, bien sûr.

Mandela et l’héritage d’un héros révolutionnaire

Nelson-Mandela’s-Top-Five-Contributions-to-Humanity

Nelson Rolihlahla Mandela est décédé aujourd’hui à Johannesburg à l’âge de 95 ans, après avoir lutté toute sa vie contre le système ségrégationniste institutionnalisé de l’Apartheid en Afrique du Sud. En vigueur de 1948 à 1991, l’Apartheid était une une politique de division qui séparait les Blancs des Noirs, des Indiens et des métis, en interdisant notamment les mariages mixtes et en réglementant les droits de chacun en fonction de leur profil racial.

Nelson Mandela a d’abord mené une résistance non-violente selon les principes de Gandhi, mais devant les répressions violentes dont les militants étaient victimes, il entreprit des campagnes de sabotage à la bombe contre des institutions symboliques de l’Apartheid. Sans toutefois jamais cautionner ni encourager la violence, Mandela est alors considéré terroriste et communiste, ce qui lui vaudra d’aboutir en 1963 sur le banc des accusés au procès de Rivonia. Il aura à s’y défendre notamment d’avoir comploté pour envahir le pays depuis l’étranger, ce qu’il a toujours démenti. Il sera condamné à la prison à perpétuité.

C’est lors de ce procès que Mandela fera une déclaration devenue célèbre :

J’ai combattu la domination blanche, j’ai combattu la domination noire. J’ai chéri l’idée d’une société libre et démocratique dans laquelle tous vivraient en harmonie et avec des chances égales. C’est un idéal pour lequel j’espère vivre et atteindre. Mais s’il en était besoin, c’est un idéal pour lequel je suis prêt à mourir.

Après 27 ans d’emprisonnement – durant lesquelles la violence et la révolte ne se calmeront pas au pays -, Mandela sera finalement libéré. Il remportera le prix Nobel de la paix en 1993 et deviendra président de la République d’Afrique du Sud en 1994.

Cela semble toujours impossible, jusqu’à ce qu’on le fasse.
– Nelson Mandela

Outre son legs incontesté pour l’avancement des Droits de l’Homme, Mandela a laissé sa trace jusque dans le sport et a inspiré nombre d’artistes, au cinéma, en musique et en littérature.

C’est d’ailleurs la Coupe du Monde de Rugby de 1995 qui marque le vrai avènement de la nation arc-en-ciel dont Mandela rêvait. En portant les couleurs de l’équipe des Sprinboks, à l’époque un puissant symbole de l’Apartheid, et en les soutenant jusqu’à leur victoire en finale contre les All Blacks, Mandela a démocratisé la fierté associée à cet exploit sportif et en a fait un argument d’union nationale. L’événement est présenté par Clint Eastwood dans son film Invictus, mettant en vedette Matt Damon et Morgan Freeman.

Mandela Springboks

Sa lutte dont on entendit parler à travers le monde donna lieu à des événements musicaux dont le Nelson Mandela 70th Birthday Tribute en 1988, concert de 11 heures ayant eu lieu alors qu’il était toujours emprisonné. Des dizaines d’artistes y ont participé dont Sting, Al Green, Whitney Houston, Joe Cocker, Eric Clapton, Peter Gabriel, Eurythmics et les Bee Gees. Au fil des ans, beaucoup ont aussi écrit des chansons en son honneur, dont celle-ci par l’inimitable Tracy Chapman, qu’elle a d’ailleurs interprétée au concert de 1988 :

En 1994, Mandela publia son autobiographie Long Walk to Freedom sur laquelle se base le film du même nom mettant en vedette Idris Elba et dont U2 signe un des morceaux de la bande sonore, Ordinary Love.

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C’est tout un humain que le monde a perdu aujourd’hui, mais sa légende survit et libre à nous de lui faire honneur et de poursuivre son travail, de contribuer à ce que se réalise cet idéal d’égalité pour lequel il a sacrifié 27 ans de sa liberté.

R.I.P. Monsieur Mandela

Blue Jasmine: un film plutôt parfait

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Je sais, je sais, vous êtes comme «old news» parce que le film est sorti en août au Canada. Sauf que j’habite à Berlin, où il n’a pris l’affiche que le 7 novembre. Le fait est donc que j’ai finalement vu Blue Jasmine, jeudi soir, et que j’ai beaucoup aimé.

Parenthèse : j’ai vu le film au Neues Off Kino, une salle old school dans la capitale allemande, loin des Paramount et autres Colossus. Je suis sûrement matante nostalgique, mais je deviens vraiment gaga dans un « vieux » cinéma. Me semble que c’est plus agréable de regarder un film dans un endroit qui a de l’âme plutôt qu’au Mégaplex Pont-Viau…
Fin de la parenthèse.




J’ai aimé Blue Jasmine, un mélodrame qui fait rire et qui secoue en même temps. On s’attache au personnage central, Jeannette a.k.a. Jasmine (Cate Blanchett) qui vient de se faire éjecter de sa vie 5 étoiles avec un richissime mari (Alec Baldwin) pour se retrouver entre la dépression profonde, l’hystérie et la folie totale. Hébergée par sa soeur naïve et ti-peuple (Sally Hawkins), Jasmine essaie de redonner une direction à sa vie, mais à coups de Xanax et de Stoli Martinis. You go, girl.

Cate Blanchett est sublime, et j’imagine peu d’actrices capables d’interpréter le personnage de Jasmine/Jeannette aussi justement qu’elle (à l’exception de Kate Winslet et Meryl Streep). Ce qui m’impressionne surtout dans ce film, c’est qu’elle passe de folle dingue à femme mondaine sans y perdre sa crédibilité, par un jeu incroyable, des variations de sa voix et une pas pire job de maquillage.

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Je pourrais vous répéter ce que beaucoup ont dit : que Woody Allen a enfin retrouvé sa plume (qu’il avait clairement égarée dans Midnight In Paris ou le ridicule To Rome With Love) ou que le film est une comédie dramatique parfaite, avec juste le bon dosage d’humour et de vérité. Les acteurs, les décors, les costumes, la musique… tout est effectivement beau, beau, beau. Voyez-le et aimez-le, si ce n’est pas déjà fait.

J’ajouterai ce que vous ne lirez pas ailleurs (j’espère), soit que mon trouble semi-obsessif/compulsif a été mis à rude épreuve dans certaines scènes du film. Catherine se confie: dans Home Alone, j’angoisse un peu quand je pense au ménage que les parents devront faire en rentrant. Ou dans Sleeping Beauty, quand les fées décident de faire un gâteau sans user de magie et qu’elles foutent de la farine et des oeufs partout… j’haïs ça. Et chaque fois, j’espère que les choses vont changer quand je re-regarde le film. Que Mufasa ne va pas faire le crétin et aller se faire piétiner par les gnous. Que Rose va laisser une place à Jack sur son putain de radeau.

Donc voilà, J’ai du mal à regarder des scènes où l’on fout le bordel quelque part ou quand les personnages disent des choses qu’ils ne devraient pas dire et font ce qu’ils ne devraient pas faire.

En voyant la scène où Jasmine se fait pogner à mentir à un personnage qui aurait pu être son ticket hors du bas-fond et qu’elle n’arrive pas à trouver les bons mots pour régler la situation, j’ai donc eu le goût de me lever dans la salle et de lui lancer des pelures de clémentine.

Je suis badass de même.

Ceci dit, Blue Jasmine est un très bon film, plutôt court (98 minutes) et que j’aimerais revoir. Pas juste parce que j’espère qu’elle corrige son erreur la deuxième fois. Mais un peu quand même.

Sex And The City: une série «distincte, mais égale»?

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Depuis quelques semaines, je suis sans emploi. J’ai donc beaucoup de temps pour mettre mon CV à jour me reclaquer Sex and the city. Je suis montée tard dans le «SATC bandwagon», mais je suis quand même tombée sous le charme des personnages exagérés de la série culte et de leurs candides conversations. Sauf quand elles se mettent à perpétrer de gros clichés racistes.

Je ne parle pas que du New York bizarrement monochrome dans lequel se déroule la série, où l’on omet environ 25% de la population de la métropole : afro-américains, immigrants africains ou antillais.

Je parle surtout des rôles réservés à la poignée de personnages afro-américains. Ah, ils ne sont pas à plaindre, nous dira-t-on. On leur a donné une place de choix, une place qui leur revient, une place qui leur ressemble : entre le hip hop et le basketball.

Classy, HBO.

Saison 3, épisode 5. Samantha rencontre Shavon Williams, un producteur de musique pour un label de rap (wan wan wan). Sa sœur Adeena est la chef d’un grand restaurant soul-food fusion. On la décrit comme un croisement entre Martha Stewart et Puff Daddy (re wan wan wan).

Et là, oh-em-gee, on découvre qu’Adeena est une maudite méchante pas fine raciste. Dans le club ghetto avec détecteurs de métal à l’entrée où elles sont, Adeena ordonne à Samantha de laisser son frère tranquille. Elle ajoute que peu importe le nombre de robes à la J.Lo que Samantha possède, elle n’est pas la bienvenue et qu’elle ne comprendra jamais leur réalité. «This, is a black thing », dit-elle. Le dialogue est presque aussi awkward que le neck-roll attitude d’Adeena.


Le tout sur un fond de De La Soul. On fait dans la subtilité.

Récidive dans la saison 6. Fascinée par le monde de la série fictive Jules & Mimi dont les protagonistes sont un homme noir et une femme blanche, Miranda fantasme fort sur l’interracial. Arrive alors le Dr Robert Leeds, qui n’est pas seulement médecin, mais bien médecin pour les Knicks. Elle aura avec lui une relation qui durera quelques épisodes. Moins stéréotypé qu’Adeena et Shavon, Dr Leeds ne s’en tire toutefois pas indemne de clichés: on prend bien soin de souligner qu’il est équipé pour veiller tard, et on lui fait porter un tracksuit de velours brun, genre Run DMC circa 1985.

Comme je disais, tout en subtilité.

Si ce n’était que ça, on se dirait que l’auteure est WASP et que les producteurs n’ont sans doute jamais fréquenté d’Afro-américains en dehors d’Oprah. Mais la série en beurre épais avec d’autres stéréotypes : la pulpeuse et sensuelle amante brésilienne de Samantha, la traditionnelle et conservatrice nounou ukrainienne de Miranda, le copain russe froid et renfrogné de Carrie.

Le pire du pire, toutefois, reste la façon dont on massacre la culture arabe et l’Islam dans le médiocre film Sex and the city 2. Tout y passe : des jokes de tapis volants aux promenades en chameau en passant par une scène de piètre révolution féministe en plein karaoke où pullulent les danseuses de baladi.


Le moment le plus inconfortable demeure celui où Samantha se fait pourchasser en plein souk par un groupe de Musulmans qu’elle défie en brandissant des condoms et en… étant Samantha. Cette scène grotesque culmine avec quelques femmes arabes qui les aident à se cacher et qui, en retirant leur voile, révèlent qu’elles portent elles aussi les créations des grands couturiers comme nos quatre copines New Yorkaises.

La morale de l’histoire : même si les méchants Musulmans les persécutent, les femmes d’Abu Dhabi sont heureuses parce qu’elles portent elles aussi Chanel et Dior. « And the Academy Award for best motion picture goes to… »

Difficile de nier que nos téléséries, voire nos films, se passent plus sur une trame ivoire qu’ébène ou marbrée. Le racisme d’omission est en application dans 99% des séries que l’on regarde, peu importe que l’action se déroule à New York, L.A., Boston, Montréal ou Lietteville. La société évolue, mais la culture populaire ne suit que d’un pas lent.

En fait, la seule personne pour qui les relations multi-ethniques ne semblent pas être un enjeu dramatique est Shonda Rhimes, qui nous a donné Grey’s Anatomy et Private Practice. D’ailleurs, son plus récent projet, Scandal, met en vedette la sublime Kerry Washington dans le rôle d’Olivia Pope, dont l’élégance et le style sont tellement remarquables qu’on serait presque tenté d’en oublier Carrie Bradshaw…