Captain America: Civil War – L’art de la guerre

Quel camp choisirez-vous?

Voici le slogan qui annonça le dernier film des Studios Marvel, Captain America: Civil War. Le film quelques mois après les évènements du film Avengers : L’Age d’Ultron. Les nouveaux membres font partie de l’équipe à part entière. Nous les retrouvons à Lagos, où une mission tourne mal.

Après cette situation, le Secrétaire d’état Thaddeus Ross annonce à notre groupe de super-héros que les Nations Unies vont se rencontrer à Vienne, pour passer un accord où ils prendront contrôle des Avengers. Tony Stark (Iron Man), faisant écho des sentiments qu’il a évoqué dans L’Age d’Ultron, choisit un côté et Steve Rogers (Captain America) en choisit un autre.

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Lors de cette scène, Captain America : Civil War démontre la profondeur à laquelle les comic books peuvent aller. Les arguments des deux protagonistes auraient aussi bien passé dans un drame de guerre que dans ce film. Voilà ma plus grande déception, en fait: je m’attendais à une guerre civile (comme dans le comic book d’où est tiré le film), j’ai eu plutôt droit à une guerre interne. Comme l’accord a été ratifié, j’aurais aimé voir la réaction de la population. Est-ce que les victimes des batailles qui ont eu lieu dans les deux premiers films sont pour cet accord, malgré leurs pertes? Est-ce que ceux qui ont eu la vie sauve grâce à ces héros sont contre? Hélas, je n’ai pas eu de réponse à ces questions.

Cependant, si ce fut ma plus grosse déception, je parle d’une déception qui se compare à remporter 90 millions à la loterie au lieu de 100. Je me plains d’une égratignure que seul moi peut voir sur une Lamborghini que j’ai gagné.



Le film est vraiment bon. Les scènes d’action et de combat sont excellentes. L’introduction de deux nouveaux personnages a été réussie à 100%¹. Un amène de la prestance et de la classe, tandis que l’autre amène la fougue et la naïveté de la jeunesse. L’apparition surprise d’un personnage² amène une touche de comédie bien placée.

Le dénouement de l’histoire nous tient non seulement en haleine, afin de savoir comment la décision va impacter le reste de l’univers de Marvel (Agents of S.H.I.E.L.D., Daredevil, Jessica Jones et Luke Cage) mais fait hommage à une histoire classique des Avengers.³

Sur ce, je vous laisse… je retourne au cinéma revoir le film.⁴

Verdict : Cinéma plein prix.

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Captain America: Civil War
Mettant en vedette Chris Evans, Robert Downey Jr., Scarlett Johanssen, Sebastian Stan, Anthony Mackie et Don Cheadle.
Réalisé par Anthony et Joe Russo
Durée de 2h27.



¹ Ils ont gardé l’essence des personnages. Ce que Batman V Superman a complètement foiré.

² Chapeau Marvel! Vous avez très bien gardé le secret.

³ Avengers 270-277

⁴ Voici ce que DC ne comprend pas. Donne aux fans purs et durs ce qu’ils veulent. Pourquoi? Parce que non seulement, on a continué à faire vivre ces personnages (où sont les fans purs et durs des Fantastic Four? Exactement) mais on va voir le film plus qu’une fois au cinéma et à chaque fois, on va amener quelqu’un qui ne l’a pas vu.

Bande-Annonce – Kingsman : The Secret Service

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Avez-vous aimé Wanted?

Avez-vous aimé Kick-Ass?

Avez-vous aimé X-Men: First Class?

Avez-vous aimé The Avengers?

Et bien, la prochaine bande-annonce est pour vous!

En 2012, Mark Millar, celui qui a écrit les bédés Wanted, Kick-Ass et The Ultimates (le livre sur lequel le film The Avengers est basé) a fait équipe avec Matthew Vaughn (le directeur de Wanted, Kick-Ass et X-Men: First Class) pour écrire une mini-série de six livres appelé The Secret Service.

Cette série nous présente Gary London, petit délinquant, qui se fait arrêter par la police. En le sortant de prison, son oncle Jack lui offre de changer sa vie en venant travailler pour l’entreprise où il travaille. Gary découvre que Jack n’est pas un agent qui travaille sur les fraudes fiscales, mais bel et bien un agent qui travaille pour une branche obscure de MI6. Son cheminement et une consipiration nous tient en haleine durant les six tomes.

Pourquoi ai-je hâte à ce film?

Premièrement, j’aime bien Mark Millar. Il a une manière assez spéciale et efficace de prendre des personnes ordinaires et de les mettre dans des situations enlevantes. Ce n’est pas très difficile de nous imaginer à la place des héros de ses histoires.

Deuxièment, Matthew Vaughn est le directeur du film. Non seulement j’ai aimé les adaptations qu’il a fait des livres de Mark Millar et Stardust, le fait qu’il a co-écrit le scénario de la série le met en excellente position pour la transposer sur le grand écran.

Troisièmement, la bande-annonce que voici :

Alors, on s’en reparle après sa sortie!

Captain America: The Winter Soldier frappe fort!

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Quand je faisais la file pour voir Captain America: The Winter Soldier, j’étais un peu anxieux. Je me demandais comment Marvel ferait pour adapter la meilleure histoire de Captain America au grand écran et à quoi ressemblerait Sam Wilson¹. Aux deux questions, Marvel a passé le test haut la main.

Captain America: The Winter Soldier nous raconte l’histoire de Steve Rogers, alias Captain America, qui découvre que S.H.I.E.L.D. a été compromis de l’intérieur et essaie de découvrir qui les a infiltré. En faisant cela, il devient l’ennemi numéro 1 de S.H.I.E.L.D. et a besoin de Black Widow et de Sam Wilson pour saboter les plans de ses adversaires². Je n’en dirai pas plus pour que vous puissiez apprécier les surprises lorsque vous les verrez.

Le film débute sur une haute note: Captain America et ses alliés vont sur un bateau libérer des otages qui sont détenus par un groupe mené par Georges St-Pierre. Dès ce moment, l’action commence et ne s’arrête presque pas. Elle atteint une longue apogée quand The Winter Soldier fait son apparition. Enfin un ennemi de taille pour Captain America. Lorsque l’action s’arrête, c’est pour nous montrer un Steve Rogers qui se demande s’il a toujours sa place dans ce monde qu’il ne connaît pas du tout. C’est très bien fait car ça nous amène à nous poser des questions sur notre monde actuel.

Encore une fois, la distribution est parfaite. Robert Redford comme patron de Nick Fury est excellent, comme à son habitude. Samuel L. Jackson (Nick Fury) et Scarlett Johansson (Black Widow) offrent des performances efficaces. Mais le film repose sur Chris Evans (Captain America/Steve Rogers) et Anthony Mackie (Sam Wilson).

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Chris Evans nous livre une performance subtile mais efficace. On sent très bien qu’il est plus à l’aise au combat que lorsqu’il est en civil. Malgré qu’il essaie de se rattraper sur tout ce qui s’est passé durant son sommeil, il a de la misère à s’adapter à notre monde. Cependant, Anthony Mackie, même s’il n’est pas la star, vole chaque scène où il apparaît. Dans le rôle d’un vétéran de l’armée américaine, il est le compagnon parfait pour Steve Rogers.

Ce film est plus qu’un film de super-héros. C’est un film d’espionnage rempli d’action. Lorsqu’on le compare aux autres films de Marvel, on se rend compte qu’il y a beaucoup moins d’effets spéciaux dû au fait qu’aucun des protagonistes a des super-pouvoirs. Tout est très terre-à-terre. Avec Black Widow et Sam Wilson qui font équipe avec Captain America, c’est tout ce qu’on voulait que Mission Impossible soit et plus encore. À mon humble avis, c’est le meilleur film que Marvel a sorti, même mieux que The Avengers.

Sur ce, excusez-moi, je dois partir revoir le film sur grand écran.

Verdict : Cinéma Plein Prix


P.S.: Comme à l’habitude, Marvel nous laisse avec deux scènes supplémentaires après le générique de la fin³. La deuxième nous annonce une suite possible au Winter Soldier. Mais la première scène après le film est… comment pourrais-je dire? Laissez moi utiliser un autre paragraphe.

Je m’adresse ici aux fans des Avengers en premier, aux fans de Marvel en deuxième et finalement aux fans de comic books. On voit quelque chose qui m’a littéralement fait sauter de mon siège parce que j’étais surexcité. C’est mon ami assis à côté de moi qui m’a tenu pour que je me rassois. Ce qu’on voit nous dit que maintenant tout est possible dans le monde de Marvel. Quand je dis tout, ça signifie T-O-U-T. La saga Korvac? Possible. Kang Le Conquérant? Possible. La guerre Kree-Skrull? Possible. Ultron? On sait déja que The Avengers 2 s’appelle The Age of Ultron. Même l’incroyable histoire Even An Android Can Cry ? Possible. Mais surtout, SURTOUT, Avengers Disassembled.

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¹ Sam Wilson alias The Falcon avec Luke Cage et Black Panther forment la trinité des super-héros Noirs.

² Lorsqu’on apprend quel est le plan de l’ennemi, il y a une référence à un certain personnage mythique de l’univers de Marvel.

³ Mais juste avant, il y a une petite référence à un film qui a marqué les années 90. Saurez-vous la trouver?

Grosse semaine pour les geeks!

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Cette semaine en fut une assez spéciale pour tous les amateurs de bandes dessinées. On a eu droit à beaucoup de surprises. En voici quelques-unes.

Tout commença avec ceci :

Batman : Arkham Knight, qui ne sera disponible que sur les nouvelles consoles, nous permettra de devenir Batman un an après les évenements d’Arkham City. Kevin Conroy, la voix de Batman dans tous les dessins animés, fera la voix de Batman dans le jeu et Geoff Johns, créateur de l’heure chez DC, nous promet d’utiliser le jeu pour introduire un nouvel vilain dans la mythologie Batman. Il va ensuite tenter de le faufiler dans les bandes dessinées, un peu comme un autre personnage que je vais parler plus tard.

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Dans Marvel’s Agent of S.H.I.E.L.D., on apprend que le monde des films va faire un retour dans la série.

Mais encore plus important, dans l’épisode de cette semaine, on voit quelque chose (je ne dévoilerai pas quoi) qui nous ramène à la plus grande histoire des Avengers, celle écrite par Roy Thomas et dessiné par Neil Adams. Ça ne dure pas longtemps, mais j’ai déja hâte à Avengers 3!

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Dans Arrow, Oliver apprend finalement que Slade Wilson est toujours en vie. Ce qui nous amène à ceci :

Après que Stephen Amell (Oliver Queen/Arrow ) a publié une photo du Suicide Squad sur sa page Facebook¹, on comprend mieux maintenant la raison d’être de cette équipe. Mais ce n’est pas tout. Regardez encore une fois le clip ci-dessus. L’avez-vous vu? Ça se passe un peu trop vite à votre goût? Regardez la personne à la 7e seconde. Est-ce que vous comprenez maintenant pourquoi la communauté geek est excitée?

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Plus haut je vous ai parlé d’un personnage qui fut créé pour la série Batman : The Animated Series² qui connut tellement de succès que cette personne fut introduite dans les bandes dessinées. Une première. Son nom?

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Eh oui! La rumeur veut que ce ne soit nulle autre que le Dr Harleen Frances Quinzel.  Mais ça ne s’arrête pas là. Après avoir «tweeté» une photo de lui s’entraînant pour un rôle dans la série, Steven McQueen a annoncé dans une entrevue qu’il s’apprête à (vous voulez peut-être vous assurer que vous n’avez rien dans les mains et/ou que vous n’êtes pas en train de boire quelque chose)… devenir Nightwing!!!. Pour ceux qui ne le savent pas, Nightwing, aussi connu sous le nom de Dick Grayson, est le premier Robin. Il fut aussi populaire dans les années 80 que Gambit (des X-Men) le fut vers la fin des années 90.

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En parlant des années 90, Frank Miller publia le livre que tout le monde considère comme son chef d’oeuvre. Je ne parle pas de la suite de 300 qui prend l’affiche aujourd’hui, mais bien de sa série Sin City. Cette semaine nous avons eu droit à ceci :

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Et pour terminer, dans un autre registre, Ubisoft Montréal a enfin présenté une nouvelle bande annonce pour son jeu tant attendu, Watch Dogs, qui paraîtra finalement le 27 mai. Sur leur blogue, le producteur Dominic Guay prend le temps d’expliquer les raisons pour lesquelles la sortie du jeu a dû être repoussée.

Bonne fin de semaine, les geeks!

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¹Aucun acteur ne prend autant de plaisir à partager des nouvelles et des surprises que lui.
²La meilleure version de Batman jusqu’à ce jour.

Course aux Oscars: L’état des forces final… suite et fin.

Voici enfin le classement final des films en nomination pour les Oscars. Pour les critiques précédentes, vous les trouverez ici:

Première partie (Gravity et American Hustle)
Deuxième partie (Blue Jasmine)
Troisième partie (Dallas Buyers Club)
Quatrième partie (Captain Phillips, Nebraska)
Cinquième partie – 1 de 2 (Philomena, Before Midnight, August: Osage County).

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12 Years A Slave

[Mettant en vedette Chiwetel Ejiofor, Michael Fassbender et Lupita Nyong’o. Réalisé par Steve McQueen.]
En nomination pour: meilleur film, meilleur acteur, meilleur acteur de soutien, meilleure actrice de soutien  et meilleur scénario adapté.

12 Years A Slave raconte l’histoire de Solomon Northup (Chiwetel Ejiofor), homme libre qui se fait arnaquer et passe 12 ans de sa vie comme esclave. Jusqu’au jour où une rencontre avec un Canadien (un Brad Pitt grisonnant) change sa route.

Je dois avouer que j’ai été voir ce film à reculons. Juste le synopsis de l’histoire me lève le cœur. Je me demandais comment j’allais pouvoir survivre à regarder cette histoire sur grand écran. La réponse : assez facilement.

Le film commence assez bien. On voit Solomon avec sa famille, vivre comme n’importe quel homme libre. Lorsque sa femme part avec ses enfants et lui décide de partir faire de l’argent avec deux «artistes», on sait ce qui va arriver. Quand il se réveille enchaîné, je voulais vivre son calvaire avec lui mais je n’ai pas réussi. Je comprend que mon expérience peut être différente de la plupart du monde mais donnez moi la chance de m’expliquer.

Parce que Solomon ne tombe jamais dans le désespoir, j’ai eu de la misère à avoir de la rage pour lui. Quand la femme avec qui il arrive dans le sud perd ses enfants et qu’elle pleure sans cesse, j’ai commencé à avoir un pincement au coeur. Jusqu’à ce que Solomon lui dise de ne pas tomber dans le désespoir pour qu’elle puisse se donner une chance de s’en sortir. Même chose lorsque, dans une autre plantation, une esclave demande à Solomon de la tuer parce qu’elle n’a pas le courage de le faire elle-même.

J’ai aussi eu des problèmes avec comment Solomon gardait l’espoir. Jamais on ne le voit penser à sa famille ou avoir des flashbacks. Est ce qu’il gardait espoir parce qu’il ne pensait pas à eux? Ou bien est-ce le contraire c’est de savoir qu’il les reverrait un jour qui l’aide à ne point sombrer? Est ce qu’il n’a jamais eu de nuits où il rêvait qu’il était un homme libre et en se réveillait, réalisait où il se trouvait et pleurait un bon coup? Je pense que ces choses m’aurait aidé à m’identifier plus avec lui.

Si son premier maître était «gentil», son deuxième est tout à fait le contraire. Michael Fassbender joue le rôle d’Edwin Epps à merveille. Un maître d’esclave cruel qui aime Patsey, une esclave (Lupita Nyong’o), à sa manière tordue. On le réalise dans une scène assez pénible. À chaque apparition, il brille de tous ses feux. Ses émotions, surtout ses conflits émotionnels lorsque sa femme (Sarah Paulson dans une performance prestigieuse) plus méchante que lui, lui demande de maltraiter Patsey parce qu’elle est jalouse d’elle. Michael Fassbender nous livre une performance qui mérite d’être oscarisé.

Ce film a été fait pour gagner des Oscars. Les gros plans sur les paysages, le gros plan sur la face de Solomon avec une larme qui coule, un sujet assez corsé filmé avec des gants de velours pour que l’on puisse apprécier la cinématographie et ne par sortir troublé.

Verdict: Cinéma mardi

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THE WOLF OF WALL STREET

The Wolf of Wall Street

[Mettant en vedette Leonardi DiCaprio, Jonah Hill, Kyle Chandler et Jean Dujardin. Réalisé par Martin Scorcese.]
En nomination pour: meilleur film, meilleur acteur, meilleur acteur de soutien et meilleur scénario adapté.

Ce film raconte l’ascension de Jordan Belfort (Leonardi DiCaprio), de jeune agent de finance naïf à un requin financier puissant jusqu’à ce qu’il perd tout.

Le film débute en nous montrant Jordan dans son style de vie extravagant. Il nous narre sa vie au quotidien et fait un saut dans le passé pour savoir où tout a commencé.

Il nous ramène à ses débuts sur Wall Street. Il est ambitieux mais il a certaines restrictions. Elles tombent assez rapidement. Ça n’a pris qu’un dîner avec son mentor (Matthew McConaughey dans une brève apparition explosive) pour qu’il découvre et plonge dans les excès de Wall Street. Tout se passe bien jusqu’au Black Monday, où tout Wall Street s’effondre. Il perd son emploi. Il désespère un peu jusqu’à ce que sa femme lui suggère une petite entreprise. Et tout changea.

Trouvant un moyen de faire de l’argent vite, il décide de partir à son compte avec des amis d’enfance et Donnie Azoff (Jonah Hill), un mec qui a quitté son emploi après avoir vu combien Jordan faisait dans un mois. À partir de là, on part dans une montagne russe de débauche, d’alcool et de drogue. Il change son style de vie, change sa femme pour un modèle plus nouveau, etc. Même quand son père lui demande d’arrêter parce que la loi est après lui, il ne le fait pas. À son détriment.

Le film fonctionne à cause de plusieurs choses. Jonah Hill est égal à lui-même dans le rôle du bras droit de Jordan. Kyle Chandler (Coach Taylor de Friday Night Lights) dans le rôle de l’agent du FBI qui poursuit Jordan est d’une intégrité solide. Rob Reiner dans le rôle du père de Jordan, Margot Robbie étant la deuxième de Belfort, Jean Dujardin comme banquier suisse corrompu. Tout ce casting joue leur rôle à perfection. Mais le film tient sur les épaules de Leonardo DiCaprio.

Leonardo, peu de temps après avoir joué parfaitement le rôle d’un excentrique millionaire dans The Great Gatsby, nous livre une performance impeccable. Chaque fois qu’il s’adresse à la caméra pour nous dire que sa plus grande dépendance est l’argent, qu’il commence à nous expliquer ses magouilles, qu’il s’arrête et nous dit: «Vous vous en foutez, ce qui est important c’est que je faisais des millions!!!!», non seulement on le croit, mais on comprend pourquoi des personnes le suivaient. Quand il est sous l’effet de la drogue, spécialement dans la scène où il est dans un country club, il est excellent.

Cependant, la scène où il scelle l’Oscar du meilleur acteur est quand il donne sa démission à ses employés. Il passe de sobre, à émotif, à être tourmenté et finalement, il redevient le leader charismatique, tout ça en l’espace de 5 minutes. Quoique j’ai bien aimé le film, cette scène a validé à elle seule le prix de mon billet.¹ Elle nous démontre le meilleur acteur de sa génération en pleine maîtrise de son art. Vous méritez une ovation, Monsieur DiCaprio.

Ce film, quoiqu’un peu long, en vaut vraiment la peine.

Verdict : Cinéma plein prix

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Her

[Mettant en vedette Joaquin Phoenix et Amy Adams, réalizé par Spike Jonze.]
En nomination pour: Meilleur film et meilleur scénario original

De tous les films en nomination aux Oscars, Her était celui que j’avais le plus hâte de voir pour deux raisons. Lesquelles?

Ces deux vidéoclips sont parmi mes favoris à cause de leur esthétique et ils ont été tournés par Spike Jonze. Après Being John Malkovich et Adaptation, il nous revient en pleine forme avec l’histoire d’un écrivain qui tombe amoureux de son système d’exploitation. Un peu fou comme histoire, non? Mais c’est ce que Spike Jonze fait de mieux.

Theodore Twombly est encore morose dû à sa séparation récente. Dans un monde où les systèmes d’exploitation lisent les courriels à haute voix, il décide de s’offrir un système d’exploitation personnalisé à son caractère. Entre Samantha (avec la voix de Scarlett Johansson, sublime), un système d’exploitation qui évolue et avec qui Theodore tombe amoureux.

Joaquin Phoenix est tout simplement brillant dans le rôle de Theodore. On ne voit jamais Samantha et pourtant il ne paraît jamais ridicule quand il parle à son ordinateur. Dans plusieurs de ses scènes, il est tout seul mais on ne le sent jamais. Son amour pour Samantha nous saute aux yeux, même quand lui ne le réalise pas. On est heureux pour lui quand il décide finalement de sortir avec elle. Et on est mal à l’aise quand la relation finit. Aucun autre acteur, à part James Franco, n’aurait pu jouer un rôle aussi fou de manière aussi crédible que Phoenix. Sa prestation vaut au moins une nomination.

Le réalisme de la relation vient du fait que lorsque Theodore voit d’autres femmes (Rooney Mara dans le rôle de son ex qui est frustrée parce qu’il sort avec un système d’exploitation, Olivia Wilde dans un blind date qui finit très mal, et Amy Adams qui joue le rôle de sa meilleure amie geek ), il y a peu de différences entre ses interactions avec elles et Samantha. Ils se parlent, ils rient ensemble, ils prennent des vacances, font des double dates et font même l’amour ensemble.

Ce film réussi à explorer le thème de la relation dans un monde à la fois magique, futuriste et réel. Il est tout simplement le meilleur film que j’ai vu cette année.

Verdict : Cinéma plein prix

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CLASSEMENT FINAL

Catégorie The Godfather II (meilleur film) :
1- Her
2- Philomena
3- Captain Phillips
4- The Wolf of Wall Street
5- American Hustle
6- 12 Years a Slave
7- Nebraska

8- Gravity
9- Dallas Buyers Club

Catégorie Marlon Brando (meilleur acteur) :
1- Leonardo DiCaprio
2- Matthew McConaughey
3- Christian Bale
4- Bruce Dern
5- Chiwetel Ejiofor

Catégorie Katharine Hepburn (meilleur actrice) :
1- Cate Blanchett
2- Judi Dench
3- Meryl Streep
4- Amy Adams
5- Sandra Bullock

Catégorie Christoph Waltz (meilleur acteur de soutien) :
1- Jared Leto
2- Michael Fassbender
2- Bradley Cooper
4- Jonah Hill
5- Barkhad Abdi

Catégorie Shelly Winters (meilleur actrice de soutien)
 :
1- June Squibb
2- Julia Roberts
3- Sally Hawkins
4- Jennifer Lawrence
5- Lupita Nyong’o

Catégorie Woody Allen (meilleur scénario original) :
1- Her
2- Nebraska
3- Blue Jasmine
4- American Hustle
5- Dallas Buyers Club

Catégorie Francis Ford Coppola (meilleur scénario adapté)
1- Philomena
2- Captain Phillips
3- The Wolf Of Wall Street
4- 12 Years A Slave
5- Before Midnight

¹Pour les sportifs: si Matthew McConaughey dans Dallas Buyers Club se compare à Lebron James qui amène les Cavs en finale en 2007, cette scène de Leonardo DiCaprio équivaut à Michael Jordan marquant 55 points dans le quatrième match de la finale en 1993. Oui, la scène est si bonne que ça.

Course aux Oscars: L’état des forces final (Partie I)

Nous complétons aujourd’hui notre classement des films en nomination dans les catégories principales aux Oscars, présentés ce dimanche, que nous présentons en deux volets. Commençons par trois long métrages moins connus, mais tout aussi méritants de votre attention.

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Philomena

[Mettant en vedette Judi Dench et Steve Coogan. Réalisé par Stephen Frears.]
En nomination pour: meilleur film, meilleur actrice et meilleur scénario adapté

Ce film raconte l’histoire vraie de Philomena Lee qui, 50 ans après avoir «donné» son fils en adoption, fait des recherches pour le retrouver.

On apprend l’histoire de Philomena (Judi Dench) grâce à des flashbacks. On apprend qu’elle a été mise dans un couvent irlandais par son père quand sa mère est morte. On voit aussi comment elle est tombée enceinte. Et pendant 15 minutes qui déchireront tout ceux qui ont un cœur, on voit une partie de son accouchement, lorsque son fils est donné en adoption et sa vie dans le couvent.

Philomena ne va pas à la recherche de son fils tout seul. Grâce à sa fille, un ancien attaché de presse un peu désillusionné de l’humanité, Martin Sixsmith (Steve Coogan) décide de l’aider dans sa recherche. On passe avec eux de drôles, de bons et des mauvais moments. Comme c’est une histoire vraie, la fin est à la fois cruelle et belle.

Dans le rôle de Philomena, Judi Dench est à des années-lumières du rôle de M dans les James Bond. Elle campe le rôle d’une sextagénaire à la fois sensible et forte, innocente et réaliste. Sa vulnérabilité et son courage crève l’écran. Le seul problème avec sa performance, c’est qu’elle tombe en même temps que celle de Cate Blanchett.

Jusqu’à présent, c’est le meilleur film de la saison des Oscars.

Verdict: Cinéma plein prix

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Before Midnight

[Mettant en vedette Ethan Hawke et Julie Delpy. Réalisé par Richard Linklater.]
En nomination pour: meilleur scénario adapté

Dans le troisième volet de la série romantique Before, on retrouve nos amis Jesse (Ethan Hawke) et Céline (Julie Delpy) en Grèce environ 9 ans après Before Sunset. Qu’est-ce qui a bien pu changer?

Si Before Sunrise explore l’innocence et l’espoir, si Before Sunset explore les regrets et la maturité, Before Midnight explore la routine et ses conséquences.

Dans les 40 premières minutes du film, Jesse et Céline ne sont jamais seuls. Il y a une bonne raison pour cela que je ne vous gâcherai pas ici. Ce n’est que dans la dernière heure qu’on retrouve la formule de la série: Jesse et Céline qui sont seuls et qui marchent dans une ville.

Cette fois-ci, la routine, les responsabilités et les conséquences de leurs choix prennent non seulement toute la place dans leurs conversations mais aussi dans leur façon d’être ensemble. Leur malaise traverse l’écran. Chacun des acteurs livre une performance brillante et subtile qui passe encore inaperçu face aux membres de l’Académie. Le film se termine comme les deux autres : nous laissant le choix de décider ce qui adviendra de nos amis.

Le grand problème du film, et de la série, c’est qu’il n’a pas été écrit pas Woody Allen. Peu de séries et de films racontent la vie de tous les jours de façon aussi belle sans artifice. Si Woody Allen avait été l’auteur de cette série, sa renommée ne serait plus à faire. Au lieu de cela, cette trilogie reste un petit secret que l’on apprend de bouche à oreille.

Verdict: Location Blu-ray

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August: Osage County

[Mettant en vedette Meryl Streep, Julia Roberts, Julianne Nicholson et Juliette Lewis. Réalisé par John Wells.]
En nomination pour: meilleure actrice et meilleure actrice de soutien.

Basé sur une pièce de théâtre qui a gagné un prix Pulitzer, ce film raconte l’histoire de Violet Weston (Meryl Streep) qui demande à ses trois filles (Barbara, Karen et Amy) de revenir à la maison familiale lorsque leur père disparaît. Ça prend peu de temps pour que l’on comprenne qu’on a devant nous une famille dysfonctionnelle, dans un dîner où beaucoup de blessures reviennent à la surface et un secret de famille gardé depuis bien trop longtemps.

Violet Weston est méchante, a une langue acerbe, un problème de drogue et un cancer. Pensez au personnage de Kate Gulden dans One True Thing que Meryl Streep incarnait aussi, mais complètement à l’opposé! Elle tient le rôle de Violet avec brillance, comme à son habitude. On rêve avec elle lorsqu’elle raconte pourquoi elle est tombée amoureuse de son mari; on a pitié d’elle lorsqu’elle raconte un cadeau que sa mère lui a fait à 12 ans (et on comprend que la méchanceté date de longtemps dans cette famille); et on la déteste lorsqu’elle est méchante avec les personnes autour d’elle. Un vrai tour de force.

Julia Roberts, dans le rôle de Barbara, sœur aînée et fâchée, nous en donne pour notre argent. Quand elle dit à sa fille qu’elle peut tout faire, même rater sa vie, sauf de mourir avant elle, on est touché par son amour. C’est le seul moment où l’on est dans son coin. On se rend compte que la pomme n’est pas tombée loin de l’arbre quand on la voit répondre à sa mère et avoir des discussions avec son mari (Ewan McGregor, sous-utilisé).

Le seul défaut que j’ai pu trouver au film est aussi une de ses qualités: l’abondance des acteurs.

Julianne Nicholson, dans le rôle de la soeur cadette qui est restée pour s’occuper de ses parents, est excellente. On croit à toutes les émotions par lesquelles elle passe. Juliette Lewis est parfaite dans le rôle de Karen, la soeur qui est partie et qui réside dans sa bulle protectrice. Chris Cooper et Margo Matindale sont excellents. Quand il dit à sa femme qu’elle doit être plus gentille avec leur fils de 38 ans, on regrette immédiatement qu’il n’ait pas eu de plus de temps à l’écran. Même chose pour Margo quand elle dévoile un secret à Julia Roberts. Une belle broche d’acteurs qui sont sous-utilisés.

Le film, grâce à ses dialogues crus et à sa panoplie d’acteurs, nous en donne pour notre argent. Mais j’aurais aimé qu’ils soient moins nombreux pour qu’ils aient plus de temps d’écran.

Verdict : Location Blu-Ray

Catégorie The Godfather II (meilleur film) :
1- Philomena
2- Captain Phillips
3- American Hustle
4– Nebraska
5- Gravity
6- Dallas Buyers Club

Catégorie Marlon Brando (meilleur acteur) :
1- Matthew McConaughey
2- Christian Bale
3- Bruce Dern

Catégorie Katharine Hepburn (meilleur actrice) :
1- Cate Blanchett
2- Judi Dench
3- Meryl Streep
4- Amy Adams
5- Sandra Bullock

Catégorie Christoph Waltz (meilleur acteur de soutien) :
1- Jared Leto
2- Bradley Cooper
3- Barkhad Abdi
Michael Fassbender
Jonah Hill

Catégorie Shelly Winters (meilleur actrice de soutien)
 :
1- June Squibb
2- Julia Roberts
3- Sally Hawkins
4- Jennifer Lawrence

Catégorie Woody Allen (meilleur scénario original) :
1- Nebraska
3- Blue Jasmine
4- American Hustle
5- Dallas Buyers Club

Catégorie Francis Ford Coppola (meilleur scénario adapté)
1- Before Midnight
2- Philomena
3- Captain Phillips

Course aux Oscars: L’état des forces, quatrième édition

Tom Hanks

Captain Phillips

[Mettant en vedette Tom Hanks et Barkhad Abdi. Réalisé par Paul Greengrass.]
En nomination pour: Meilleur film, meilleur acteur de soutien.

Si je devais écrire un billet uniquement dans le but de faire la critique de Captain Phillips et non pour le classement des Oscars, j’aurais appelé mon article ainsi :

Captain Phillips, ou l’anti-Gravity

Parce que tout ce que Gravity essaie de nous vendre, Captain Phillips le livre.

Captain Phillips raconte l’histoire du dit Capitaine Phillips (Tom Hanks, fidèle à lui-même)  et de son équipage qui traverse les eaux dangereuses près des côtes somaliennes. Au cours de leur voyage, ils se rendent compte que 2 bateaux, possiblement des pirates, les suivent. Dès ce moment, le film capte notre souffle et nous le remet qu’à la fin.

De la poursuite en bateau à l’abordage des pirates, des actions que le capitaine Phillips posent pour protéger son équipage à l’échange du chef des pirates somaliens (Barkhad Abdi, dans une prestation correcte mais pas remarquable) contre le capitaine Phillips, jusqu’à la confrontation finale des pirates face aux Navy Seals, le rythme du film est enlevant. Quoique je savais comment l’histoire se terminerait, je suis resté crispé durant tout le film dû à la tension continuelle. Chapeau au directeur qui a su jouer avec le rythme avec la précision d’un chef d’orchestre.

Un film à voir absolument!

Verdict : Cinéma plein prix.

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Nebraska

Nebraska

[Mettant en vedette Bruce Dern, Will Sasso, June Squibb. Réalisé par Alexander Payne.]
En nomination pour: Meilleur film, meilleur acteur, meilleur actrice de soutien, meilleur scénario original.

Je dois avouer que si ce film n’avait pas été nommé, il y a de fortes chances que je ne l’aurai jamais regardé. Mais je suis tellement content de l’avoir fait.

Nebraska raconte l’histoire de Woody Grant (Bruce Dern, dans une forme excellente), un père âgé et retraité, homme de peu de mots et alcoolique, qui décide de partir de son petit coin du Montana pour aller au Nebraska afin de réclamer un gros lot d’un million de dollars.

Il y a juste un petit problème: ce n’est pas vrai. C’est ce que sa femme et ses fils essaient de lui faire comprendre mais il est trop têtu. Woody réussi quand même à convaincre son cadet (Will Forte) de l’amener. Un incident force Woody et David à aller passer la fin de semaine chez le frère de Woody dans sa ville natale. Peu de temps après son arrivée, le bruit court que Woody va devenir millionaire et beaucoup de gens de son passé essaient de tirer profit de cette situation.

Le film tire son charme de trois choses :

1- Il est filmé en noir et blanc. Ça lui donne un air de nostalgie, de calme et de routine. Parfait pour un film qui se déroule dans un petit patelin.

2- Les conversations. Elles décrivent parfaitement la différence entre la ville et la banlieue, entre ce qui est socialement acceptable de dire à 70 ans et à 30 ans.

3- Les acteurs. Will Forte, dans le rôle du fils, nous emmène avec lui dans son monde et a assez de charisme pour qu’on ait de l’empathie pour lui. Lorsqu’il apprend pourquoi son père est avec sa mère au lieu d’une autre femme, sa réaction physique dépeint exactement notre pensée : trop d’information!

Bruce Dern comme Woody est excellent. Étant un homme de peu de mots, ses expressions faciales et physiques doivent nous véhiculer ce qu’il ressent et il le fait à merveille. Lorsqu’il parle, son ton et sa cadence nous force à sympathiser avec lui.

June Squibb. Elle joue son rôle de personne âgée qui dit tout ce qui lui passe par la tête sans se soucier de quoique ce soit un peu trop parfaitement. Après la scène au cimetière, on veut la voir pour savoir ce qu’elle va faire et ce qu’elle va dire, parce qu’on sait que ça ne sera pas correct politiquement.

Un joli petit film à voir et à apprécier chez soi.

Verdict : Netflix

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Catégorie The Godfather II (meilleur film)

1- Captain Phillips
2- American Hustle
3- Nebraska
4- Gravity
5- Dallas Buyers Club

Catégorie Marlon Brando (meilleur acteur)

1- Matthew McConaughey
2- Christian Bale
3- Bruce Dern

Catégorie Katharine Hepburn (meilleur actrice)

1- Cate Blanchett
2- Amy Adams
3- Sandra Bullock

Catégorie Christoph Waltz (meilleur acteur de soutien)

1- Jared Leto
2- Bradley Cooper
3- Barkhad Abdi

Catégorie Shelly Winters (meilleur actrice de soutien)

1- Jennifer Lawrence
2- June Squibb
3- Sally Hawkins

Catégorie Woody Allen (meilleur scénario original)

1- Nebraska
2- Blue Jasmine
3- American Hustle
4- Dallas Buyers Club

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– Cinéma plein prix: il ne peut pas avoir de meilleur note, vous en aurez pour votre argent.
– Cinéma mardi: il vaut la peine d’être vu sur écran géant mais pas nécessairement à plein prix.
– Location Blu-ray: pas nécessaire de le voir sur écran géant, mais dû aux effets spéciaux, la qualité Blu-ray est de mise et il faut le voir quand même.
– Netflix: pas nécessaire de le voir sur grand écran mais il mérite d’être vu tout de même. Implique qu’on puisse patienter un peu avant de le voir.
– Télévision non-câblée: parce que… finalement la seule bonne raison de le regarder c’est que vous attendez qu’un autre film ou émission commence, ou que la personne qui est supposée venir vous chercher est en retard.