Gotham: En quête d’un chevalier noir

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Vers la fin des années 1990, des réalisateurs sont allés voir Warner Bros et leur ont proposé une série télévisée qui allait montrer la vie de Bruce Wayne entre le meurtre de ses parents et son retour à Gotham. Cette proposition fut refusée, mais le duo nous amena Smallville, la vie de Clark Kent avant qu’il devienne Superman. La seule règle qu’ils ont mis aux écrivains fut : “No flight, no tights”. Libre traduction : “Pas de vol, pas de collants”. Pourquoi? Parce qu’ils voulaient vraiment misé sur l’homme plus que sur le super-héro.

Après une première saison plus que banale, les réalisateurs ont invité un écrivain de comic book à venir travailler sur la série. Grâce à lui, la série de l’épisode 4 de la deuxième saison jusqu’à l’épisode 12 de la cinquième saison, reste la meilleure adaption d’un univers de comic book à la télé.

Quel est donc cet écrivain et qu’a-t-il écrit?

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Ce livre, sorti en 1998, fait maintenant partie intégrale de l’histoire de Superman. Pourquoi je vous parle de ceci? Parce qu’en 1987, frais de son succès The Dark Knight Returns, Frank Miller lanca Year One, un comic book (qui est maintenant un dessin animé) qui relate le retour de Bruce Wayne à Gotham et qui coïncide avec la venue d’un jeune détective de Chicago, James Gordon. Ce livre aussi est devenu canonique dans la mythologie de Batman. Alors lorsque j’ai vu la bande-annonce pour la série Gotham, je n’étais pas très enthousiaste à cette idée.

Après les deux premiers épisodes de la série, mon opinion n’a pas changé. Quoi qu’aucune sérié télévisée basée sur des comic books n’ont eu cette qualité d’acteur (Donald Logue, Jada Pinkett Smith et John Doman sont excellents mais Robin Lord Taylor dans le rôle d’Oswald Cobblepot, alias Le Pingouin est phénoménal), ce que ces premiers épisodes m’ont démontré c’est que créativement la série va frapper un mur, plus tôt que tard.

Ma première question est : Seront-ils capable de garder notre attention en nous montrant jamais les villains de Batman? Ils ont déja commencé avec Edward Nygma, Cobblepot et Selina Kyle (et possiblement Solomon Grundy). Cependant, les verra-t-on en costume? Si oui, cela voudrait dire que Batman ne les a pas influencé (un sujet de discorde entre Batman et Gordon dans les livres)¹. Si non, le show sera-t-il plus à propos d’eux que de James Gordon?

Ma deuxième question est : Quand Edward Nygma laissera sa première égnime, James Gordon aura-t-il besoin de Batman pour découvrir qui est derrière le crime? Quand Selina Kyle va commencer à faire des vols sous le costume d’un chat, ne saura-t-il pas où aller chercher la coupable? Après avois passé autant de temps à Gotham, aura-t-il vraiment d’un Batman?

Mais la grande question reste :  Si James est un bon détective, ne fera-t-il pas le lien que Bruce Wayne est Batman quand celui-ci sera de retour? Il travaille déja sur le meutre des Wayne, il a déja une relation avec Bruce. Faire un plus un va devenir trop facile.

À la base, l’idée de faire une série sur la ville de Gotham et son département de police est géniale. La seule différence que j’aurais fait avoir été un producteur, aurait d’avoir fait la série sur les policiers qui doivent vivre avec un “boogeyman” qui fait leur job. Imaginez un mélange des séries policières Third Watch et NYPD Blue. Mais je ne suis pas un visionnaire.

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Durant sa brève carrière, cette série encensa les critiques avec raison.

Parce que je suis un fan de comic book, je souhaite ardemment que j’ai tort, mais pour ce qui est de Gotham, je loue au lieu d’acheter.

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¹Après le 3e épisode, il n’y a aucun doute sur ce fait.

Alfonso Ribeiro fait revivre Carlton Banks à Dancing With The Stars (VIDÉO)

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Que vous soyez fan de l’émission Dancing With The Stars ou non, cette vidéo risque de vous faire sourire.

Alfonso Ribeiro, qui a incarné le personnage de Carlton Banks dans la série-culte The Fresh Prince Of Bel-Air, a un passé de danseur émérite, ce qui fait de lui un grand favori pour remporter la compétition de cette saison. Mais s’il y a une chose pour laquelle il est encore reconnu à ce jour, c’est bel et bien pour sa danse qu’il effectuait au son de « It’s Not Unsual », de Tom Jones, et il n’aura pas déçu ses nombreux fans hier soir.

Prenons également le temps de souligner que pour une rare fois dans cette émission, c’est la partenaire de danse qui aurait pu bénéficier de plus de pratique avec ce pas en particulier, elle qui manquait clairement de fluidité et d’aise dans son mouvement de bras…

 

Les meilleurs faits saillants de basket que vous verrez cette semaine!

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Au moins de vue médiatique, la NCAA opère de la même façon que les Jeux Olympiques en ce qui a trait aux droits de rediffusion, ce qui veut dire que si une chaîne n’a pas les droits de diffusion des matchs du March Madness, elle n’a pas le droit de rediffuser les faits saillants de ces matchs pendant ses bulletins de nouvelles sportives non plus. 

Alors, comment présenter les extraits du gros match que l’université du coin vient de remporter afin d’atteindre le prestigieux Final Four, si l’on n’est qu’une simple chaîne locale? L’équipe de nouvelles de WCJB-TV, affilié au réseau ABC en Floride, vient peut-être de trouver LA solution, elle qui voulait absolument souligner la victoire des Gators de la Floride face à Dayton.

Voici ce que ça donne:

Grosse semaine pour les geeks!

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Cette semaine en fut une assez spéciale pour tous les amateurs de bandes dessinées. On a eu droit à beaucoup de surprises. En voici quelques-unes.

Tout commença avec ceci :

Batman : Arkham Knight, qui ne sera disponible que sur les nouvelles consoles, nous permettra de devenir Batman un an après les évenements d’Arkham City. Kevin Conroy, la voix de Batman dans tous les dessins animés, fera la voix de Batman dans le jeu et Geoff Johns, créateur de l’heure chez DC, nous promet d’utiliser le jeu pour introduire un nouvel vilain dans la mythologie Batman. Il va ensuite tenter de le faufiler dans les bandes dessinées, un peu comme un autre personnage que je vais parler plus tard.

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Dans Marvel’s Agent of S.H.I.E.L.D., on apprend que le monde des films va faire un retour dans la série.

Mais encore plus important, dans l’épisode de cette semaine, on voit quelque chose (je ne dévoilerai pas quoi) qui nous ramène à la plus grande histoire des Avengers, celle écrite par Roy Thomas et dessiné par Neil Adams. Ça ne dure pas longtemps, mais j’ai déja hâte à Avengers 3!

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Dans Arrow, Oliver apprend finalement que Slade Wilson est toujours en vie. Ce qui nous amène à ceci :

Après que Stephen Amell (Oliver Queen/Arrow ) a publié une photo du Suicide Squad sur sa page Facebook¹, on comprend mieux maintenant la raison d’être de cette équipe. Mais ce n’est pas tout. Regardez encore une fois le clip ci-dessus. L’avez-vous vu? Ça se passe un peu trop vite à votre goût? Regardez la personne à la 7e seconde. Est-ce que vous comprenez maintenant pourquoi la communauté geek est excitée?

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Plus haut je vous ai parlé d’un personnage qui fut créé pour la série Batman : The Animated Series² qui connut tellement de succès que cette personne fut introduite dans les bandes dessinées. Une première. Son nom?

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Eh oui! La rumeur veut que ce ne soit nulle autre que le Dr Harleen Frances Quinzel.  Mais ça ne s’arrête pas là. Après avoir «tweeté» une photo de lui s’entraînant pour un rôle dans la série, Steven McQueen a annoncé dans une entrevue qu’il s’apprête à (vous voulez peut-être vous assurer que vous n’avez rien dans les mains et/ou que vous n’êtes pas en train de boire quelque chose)… devenir Nightwing!!!. Pour ceux qui ne le savent pas, Nightwing, aussi connu sous le nom de Dick Grayson, est le premier Robin. Il fut aussi populaire dans les années 80 que Gambit (des X-Men) le fut vers la fin des années 90.

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En parlant des années 90, Frank Miller publia le livre que tout le monde considère comme son chef d’oeuvre. Je ne parle pas de la suite de 300 qui prend l’affiche aujourd’hui, mais bien de sa série Sin City. Cette semaine nous avons eu droit à ceci :

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Et pour terminer, dans un autre registre, Ubisoft Montréal a enfin présenté une nouvelle bande annonce pour son jeu tant attendu, Watch Dogs, qui paraîtra finalement le 27 mai. Sur leur blogue, le producteur Dominic Guay prend le temps d’expliquer les raisons pour lesquelles la sortie du jeu a dû être repoussée.

Bonne fin de semaine, les geeks!

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¹Aucun acteur ne prend autant de plaisir à partager des nouvelles et des surprises que lui.
²La meilleure version de Batman jusqu’à ce jour.

Les Oscars, ou comment récompenser le bon film

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J’ai une histoire d’amour et d’haine avec les Oscars. Laissez-moi vous expliquer pourquoi.

En 1994, je passe une superbe année coté cinéma. Je vois Forrest Gump avec une gang d’amis. Je vois Pulp Fiction avec deux de mes bons amis. Ok ok, je l’ai vu pour la première fois avec mon meilleur ami et je suis retourné au cinéma le revoir une deuxième fois avec un autre ami. Je vois Natural Born Killers tout seul. Je me dis que c’est surement le meilleur film que j’ai vu cet année. Jusqu’au jour où je vois The Shawshank Redemption¹. Ce n’est pas seulement le meilleur film que j’ai vu, c’est MON expérience cinématographique.

Février 1995. La soirée se passe comme prévu. Pas de grandes surprises à date, malgré que je pense que Samuel L. Jackson aurait dû gagner l’Oscar du meilleur acteur de soutien. L’Oscar du meilleur film va à…

Forrest Gump est un bon film. Mais sincèrement, je crois qu’il était le 4e meilleur film après The Shawshank Redemption, Quiz Show et Pulp Fiction².

Première amère déception.

On fait un saut en 2000. Crouching Tiger Hidden Dragon sort au cinéma. Ne me jugez pas pour la prochaine phrase que vous allez lire, svp. Je l’ai vu 3 fois en 4 jours la première fin de semaine que le film est sorti en salle. J’ai adoré ce film. Vous voyez où je veux en venir.

Gladiator, qui est un très bon film, gagne l’Oscar du meilleur film!

C’en était assez pour moi. Je me suis dit que je n’allais plus jamais regarder les Oscars. Résolution que j’ai gardé jusqu’à l’année suivante où je suis tombé en amour avec eux. Tous les choix furent les bons. (A Beautiful Mind comme meilleur film, Denzel Washington et Halle Berry comme meilleurs acteurs, Jennifer Connolly comme meilleure actrice de soutien).

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Ce sont des années comme ça qui me rive à ma télé à chaque cérémonie des Oscars. Est-ce qu’ils vont faire les bons ou les mauvais choix? Est-ce qu’ils auraient fait les mêmes choix s’ils devaient dévoiler leurs votes après la cérémonie??

Cette année, j’ai décidé de me mettre dans la peau d’un des membres de l’Academy et de voir tous les films en nomination dans les grandes catégories. Je vous ferai part de mes réflexions et où je les situe vis-à-vis leur compétition.

Quelques critères pour que vous sachiez où je me positionne :

1- Je ne suis pas membre de l’Academy of Motion Picture Arts and Sciences. Je vais donc payer pour voir la plupart de ces films. C’est important quand même. Aucun film ne mérite d’être voté meilleur film de l’année si je sors du cinéma et la première réflexion qui me vient à l’esprit est: «Ouin, j’aurais dû attendre mardi ou qu’il sorte en DVD pour le voir».

2- Pour la catégorie du meilleur film, je me demanderai: est-ce le meilleur film que j’ai vu cette année? Est-ce qu’il raconte bien l’histoire qu’il veut décrire?

3- Pour le meilleur acteur et la meilleure actrice, je me demanderai: Ai-je réussi à oublier l’acteur(trice)? Pensez à Denzel Washington dans Training Day et Kate Winslet dans The Reader. Aussi, est-ce qu’il/elle transporte le film sur ses épaules? Pensez à Tom Hanks dans Forrest Gump et Marion Cotillard dans La vie en rose.

4- Pour le meilleur acteur de soutien et son équivalent féminin, je me demanderai : est ce qu’il/elle vole chaque scène où il/elle apparaît? Pensez Kevin Spacey dans The Usual Suspects et Penelope Cruz dans Vicky Cristina Barcelona.

On se retrouve donc vendredi pour la première édition des Oscars Power Rankings!

¹Quand Andy sort du tunnel, ça m’a tout pris pour ne pas me lever et applaudir. C’est la seule fois que j’ai eu cette réaction, à l’exception du montage final de Millenium Actress. Comme c’était à Fantasia, je ne me suis pas gêné pour applaudir cette fois-là.

²1994 fut une année magique pour le cinéma. Un peu comme 1985 le fut pour les comic books. Voici une liste de films qui sont sortis cette année-là :
– Blue Chips
– Reality Bites
– Above The Rim
– When a Man Loves a Woman
– Crooklyn
– The Crow
– Speed
– The Lion King (qui aurait dû être nominé aux Oscars)
– The Shadow
– True Lies
– Interview With A Vampire
– Le professionnel
– A Low Down Dirty Shame
– Legends of the Fall
– Drunken Master II
– Fist of Legend
– Hoop Dreams
– Immortal Beloved
– Once Were Warriors

Girls: La déroute féminine d’aujourd’hui

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Comment commencer ce texte sinon en affirmant que la télésérie Girls est extraordinairement parfaite. «Bon, les nerfs!», vous dites-vous en levant les yeux au ciel ? Et bien non, je ne calmerai pas mes nerfs. Il faut rendre à César ce qui est à César, et à Lena Dunham ce qui est à Lena Dunham: Girls est une série télévisée qui ne marquera pas qu’une génération, mais bien une époque.

Je m’explique. Nous vivons à l’époque Facebook et Twitter où tout peut être dit en 140 caractères. Une époque dans laquelle tout va vite: la vie, le sexe, les relations, le travail, les ambitions. Il est difficile de croire que dans un monde si individualiste, on ait tant perdu le sens «d’être». Être une femme, être une amante, être une amie, être une soeur, etc. On manque de repères. On a perdu notre phare. Et on le cherche sur Facebook, sur Twitter et dans les blogues.

Ce manque de repères est très difficile à gérer pour le commun des mortels et c’est cette difficulté qui est si bien représentée dans Girls. Quatre jeunes femmes dans la vingtaine qui cherchent à comprendre qui elles sont dans un monde qui s’attend tellement d’elles. Il suffit d’ouvrir l’ordinateur pour avoir accès à la vie parfaite de tous et chacun. Comment vivre avec nos insécurités et nos questionnements existentiels?

Dans la troisième saison, les filles approchent la fin de la vingtaine, une période si importante pour toutes les femmes du monde, mais une période qui passe sous le nez de plusieurs d’entres nous, vu nos névroses et notre manque de maturité. (Notez que je fais référence à moi-même ici et chanceuses celles qui n’ont pas passé par là!) Vers la fin de la vingtaine, on fait encore la fête, on commence une job qu’on pense qu’on aimera toute sa vie, on s’imagine BIG dans la trentaine sans réaliser que la trentaine est au coin de la rue… On fréquente des gens qui nous en apprendront beaucoup sur la vie (pour ne pas dire des imbéciles). C’est cette période de la vie si charnière d’une femme de la vingtaine qui est représentée avec brio ici!

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« How old do you have to be to rent a car ?» – Hannah

La première se termine sur ces paroles. Celles-ci représentent parfaitement ce que ces filles vivent et qui elles sont. Tout d’abord, tout au long de l’émission nous retrouvons Jessa, qui se fait mettre à la porte d’un centre de désintoxication; Shoshanna qui couche avec des gars qui semblent lui faire ni chaud ni froid; Marnie en peine d’orgueil (à m’entendre, elle me dirait probablement : Fuck you! I was gonna spend my life with him! Sur quoi je lèverais mes yeux au ciel) et Hannah en relation sérieuse avec Adam et écrivant son mémoire (pour vrai, cette fois-ci). Elle prend ses médicaments, vit avec son amoureux, a des relations sexuelles normales; bref, la vie d’Hannah est « stable » comparée à celle de ses amies.

Sa vie est stable et sérieuse. Elle est concentrée sur son objectif d’écrire son mémoire, tellement qu’elle laisse des gens l’insulter en lui disant qu’elle ne pourra jamais avoir de lait maternelle dans ses seins, elle laisse son amoureux prendre soin d’elle (un peu comme on prend soin d’un chiot blessé) et elle se laisse embarquer dans un road trip pour aller chercher Jessa au milieu de nulle part. Tout ça, pour le bien de l’écriture! On est loin de la fille qui s’est enfoncée des Q-Tips au fond de l’oreille et qui a laissé son chum la baiser comme s’il filmait un film porno sans budget et sans goût… Elle semble avoir tout sous contrôle et une maturité qu’on ne lui connaissait pas encore jusqu’à ce qu’elle demande à Adam : «How old do you have to be to rent a car?».

Cette simple phrase nous ramène directement dans l’ambigüité qu’est la vingtaine. On a des relations d’adulte, on couche avec des gens comme des adultes, on travaille comme des adultes, mais on fait la fête comme des ados et on se pose ce genre de questions: est-ce que j’ai l’âge de…?

« I’ll never be bored as long as there’s Halloween. » – Shoshanna

Le succès de Girls prend vie grâce à ces bijoux sortis tout droits de la tête de Lena pour se rendre sur les lèvres de ses personnages. Des phrases du style Twitter qui ont moins de 140 caractères et qui cimentent les personnages dans une réalité tout aussi sensible que mordante. Le génie de cette série est, sans équivoque, la plume de son auteur. Lena Dunham a su créer des personnages profonds et vrais, qui rejoignent les gens à la maison sans jamais faire la moral. Elle adresse le sexe, la drogue, le travail, la famille, l’amitié, la politique et le féminisme avec intelligence et subtilité. Elle brise des barrières en se mettant à nu que ce soit derrière l’écran ou devant. Conséquemment, nous célébrons une auteure et ça c’est toujours une bonne nouvelle!

Lena est sans aucun doute la voix d’une époque et pas seulement celle de sa génération.

Girls est en diffusion les dimanches soirs à 22h sur les ondes de HBO, et les deux premiers épisodes de la saison trois sont disponibles sur YouTube pour un temps limité.

Rogers/LNH: L’avenir transformé de la télévision canadienne

Rogers Communications and NHL Announce 12-year National Broadcast and multimedia agreement.

Suite à l’annonce que Rogers, CBC et Quebecor seront les diffuseurs officiels de la LNH, quelques réflexions me sont venues à l’esprit. Laissez-moi les partager avec vous.

1- L’avenir de RDS
RDS aura la possibilité de faire une offre sur 60 matches des Canadiens, ceux qui auront lieu les lundis, mardis, jeudis et vendredis. On verra où cela mènera.

Selon moi, RDS avec son budget misérable n’a qu’une voie à emprunter: devenir la version francophone de The Score. Cette chaîne, avant que Rogers l’achète et devienne Sportsnet 360, était connue pour son style décontracté, son émission matinale de faits saillants sans commentateurs, montrant tous les sports de manière équitable et surtout pour sa couverture locale.

La première chose que RDS doit faire, c’est de se doter d’un meilleur bulletin de nouvelles sportives. Plus de faits saillants de tous les sports et s’assurer que le bulletin dure une heure. Ils doivent essayer de devenir aussi essentiels que le café le matin.

Deuxièmement, diversifier son offre sportive. La NBA et les sports universitaires canadiens et américains devraient être ses grandes priorités. Le mardi, jeudi et vendredi sont de grosses soirées pour la NBA. Pourquoi ne pas diffuser les matches de la NBA sur RDS et sur RDS 2, diffuser les matches de basketball universitaire canadien? La formule pourrait être répliquée les samedis après-midis avec le football universitaire. Personne n’a encore monopolisé le football de la NCAA. Pourquoi pas RDS?

Finalement, comme François Gagnon l’a mentionné dans sa chronique, RDS doit devenir LA référence avant et après les matchs de hockey, à défaut de pouvoir les diffuser eux-mêmes. Ils doivent cependant se regarder dans le miroir avant tout. Oubliez leur formule présente et étudiez ce qui fonctionne au États-Unis.

Les meilleurs émissions d’avant-matchs (ESPN Countdown, Fox NFL Sunday, ESPN College Game Day et NBC Soccer Pregame Show) sont toutes bâties sur deux choses: la chimie entre les animateurs, sans mentionner leurs charismes, et leurs habilités à expliquer les sujets chauds de l’heure. Les meilleurs show d’après-matchs eux sont non seulement bâties sur ces deux choses mais aussi sur leur habilité à montrer plus de faits saillants qu’un bulletin de nouvelles matinal et surtout une analyse approfondie des matches de la journée/soirée. Nous n’avons qu’à penser à l’émission Inside The NBA sur TNT et le mythique ESPN Primetime avec Chris Berman et Tom Jackson qui tira sa révérence en 2005. La formule d’ESPN Primetime est présentement reprise avec succès dans l’émission NBA Gametime sur les ondes de NBA TV.

2- L’avenir de TSN
Beaucoup plus nébuleux que RDS. Il y a beaucoup de questions qu’on ne peut répondre pour l’instant.

En perdant son statut de diffuseur officiel de la LNH, que va-t-il se passer au niveau du talent journalistique? Vont-ils pouvoir offrir quelque chose de substantiel pour empêcher leurs journalistes de quitter pour Rogers? Seront-ils capable d’avoir accès à des «scoops» sans être la destination de choix des amateurs de hockey?

En 2016, le contrat de la NBA se terminera avec ABC/ESPN. Pourquoi cela est-il important? Parce que si ABC/ESPN perd ce contrat au profit de NBC ou de FOX Sports, TSN pourra-t-il diffuser des matchs? N’oublions pas qu’ESPN détient 20% des parts de TSN.

3- L’avenir de CBC
CBC gardera l’émission Hockey Night in Canada. Sans aucun revenu. Je vais répéter ma dernière phrase: sans aucun revenu. Qu’est-ce que cela implique? Déja qu’ils doivent gérer une perte de 115 millions, la perte de ces revenus va impacter directement des émissions à faible budget*. Seront-ils obligés de vendre des infopubs pour subvenir aux besoins de leur clientèle?

4- L’avenir du contenu télévisuel canadien
Comme je l’ai mentionné dans le point précédent, CBC aura des problèmes à financer des émissions canadiennes. TVA et CityTV, eux ont un différent souci. Avec ce contrat, ils vont avoir plus d’argent. Cependant, ils vont diffuser des matches de hockey maintenant, et ce au détriment de certaines émissions. Est-ce que ça sera les émissions canadiennes ou les émissions américaines qui passeront sous la guillotine?

5- Fox Sports Network et NBC Sports

La montée fulgurante de TVA Sports ne sera surement pas ignoré de nos voisins américains. ESPN, de son trône, traite présentement FSN et NBCSN comme des petits paysans. Mais comme Bell Media vient de le découvrir, ça ne prend qu’une offre déraisonnable pour perdre un sport. Qui sera le nouveau partenaire de la NBA à partir de 2016? C’est à suivre…

* Hockey Night In Canada rapportait récemment 70% des revenus à la CBC.