Norse Mythology: La Scandinavie à l’honneur

Mardi dernier, Neil Gaiman, l’auteur de 1602 dont nous vous avons parlé la semaine dernière, lançait son nouveau livre Norse Mythology.

Ce livre n’est pas une de ses fabuleuses créations originales. Comme il le dit dans son introduction, il raconte les mythes scandinaves à sa façon. Pour ceux comme moi qui ne connaissent rien de la mythologie scandinave, outre les personnages de Marvel, cette collection de récits est une belle entrée en la matière.

Les récits commencent avec l’introduction des personnages principaux : Odin, Thor et Loki. La première grande différence avec la mythologie Marvel saute aux yeux. Loki est le frère d’Odin, pas celui de Thor.

De là, Neil Gaiman continue ses récits de manière presque chronologique. Il décrit la naissance du monde… et sa fin aussi. Ragnarok, la fin du monde selon les peuples nordiques, est toujours présent. Toutes les aventures des héros nous préparent à ce moment fatidique. Il nous parle de l’inimitié que les Géants et les Dieux ont entre eux. Il nous raconte comment les Dieux ont reçus leurs armes. Tout ceci avec une ligne commune.

Si Marvel nous présente Thor comme LE héros Asgardien, ici l’auteur passe plus de temps à nous parler de Loki. Toutes les aventures du livre sont causées par lui. Ses mensonges et ses tours sont presque toujours l’élément déclencheur de l’histoire qu’on lit. Même lorsqu’il est un personnage secondaire, ses empreintes sont partout. Lorsqu’on rencontre ses enfants, une de mes histoires favorites, il n’est que présent au début. Mais puisque ce sont ses enfants qui amènent la fin du monde, il reste une figure imposante.

Comme dans toutes les mythologies, les dieux nordiques ne sont ni toujours bons, ni toujours mauvais. Il y a de la ruse, de l’amour, des pleurs, des déceptions et de la traîtrise. Même s’ils sont des dieux, ils sont très humains aussi.

Le grand défaut du livre est qu’il est court. Les histoires sont tellement intéressantes et le ton de Neil Gaiman donne une telle vivacité à ces récits qu’on en redemande plus. On veut qu’il nous raconte toutes les histoires de ces dieux.

L’héritage de Neil Gaiman

 

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Hier, l’auteur britannique Neil Gaiman a lancé un nouveau livre intitulé Norse Mythology, une collection de récits basés sur les mythes scandinaves d’où proviennent notamment le célèbre Thor. Comme son éditeur ne m’a pas envoyé ce nouvel ouvrage, au lieu de me lancer dans une critique de celui-ci, je vais plutôt vous parler de comment je suis devenu un fan de Gaiman.

En 2003, Marvel annonça une nouvelle mini-série appelée 1602. Celle-ci racontera l’univers de Marvel si, au lieu d’avoir commencé dans les années 1960, il débuta en 1602. La prémice semblait intéressante et surtout, Andy Kubert serait le dessinateur principal. Vous connaissez peut-être Kubert pour ce livre*:

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1602 commence dans le palais Hampton Court en Angleterre, où la reine discute avec Sir Nicholas Fury des phénomènes naturels étranges qui se sont produits durant la dernière semaine. Et puisque Sir Fury n’est pas astrologue, elle fait appel au Docteur Stephen Strange.

Dès les premières pages, on découvre que même si les personnages ne sont pas dans leur ère familière, on les retrouve dans leurs rôles et habits, quoiqu’un peu modifié, habituels. Sir Nicholas Fury, au lieu d’être directeur de S.H.I.E.L.D., est à la tête des services de renseignements de Sa Majesté. Docteur Stephen Strange, au lieu d’être Maître des Arts Mystiques, est le Maître de la médecine de Sa Majesté. Ceci nous permet de plonger dans l’histoire en appréciant les différences.

Docteur Strange annonce à Sir Fury qu’il a accepté de garder un trésor (une arme, peut être?) des Templiers qui part de Jérusalem pour arriver en Angleterre. Sir Fury l’assure que le trésor sera protégé. Grâce à cette entente, nous découvrons les autres personnages de 1602. Peter Parquagh, qui est l’assistant de Sir Fury. Un troubador aveugle qui est un espion à la solde de Fury qui s’appelle Matthew. Lors d’une conversation, on apprend qu’il y a un homme, que le monde surnomme Le Beau, qui répond au nom de Comte Otto Von Doom.

Puisque nous sommes en 1602, l’inquisition espagnole est toujours active. Au lieu de seulement s’attaquer aux sorcières, elle s’attaque aussi à ceux qui sont « de la race des sorcières ».

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L’inquisition espagnole est menée par Le Grand Inquisiteur, aidé de ses jeunes assistants Petros et Soeur Wanda. Lorsque Le Grand Inquisiteur décide de brûler vivant ce mi-homme mi-ange, les hommes de Javier qui habite une école appelée le Sanctuaire viennent à sa rescousse.

C’est comme ça durant toute la série, on y découvre des visages familiers et d’autres moins familiers.**

Ce qui est particulier et qui fait le charme de cette série est le ton. Les couleurs sont très vivantes, tout est nouveau puisqu’on vient de découvrir le Nouveau Monde. Le ton de l’histoire aussi est particulier. Si vous cherchez une histoire avec plein de batailles entre super-héros et super-villains et d’un sérieux sévère, vous vous trompez de livre. C’est très acceuillant et plein d’enjouement. Au lieu d’utiliser de la force, tout le monde utilise leur cerveau pour essayer de gagner.

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Reconnaissez-vous vos héros Marvel favoris ici?

Les meilleures choses que je peux dire au sujet de cette histoire est qu’elle nous rend heureux et qu’on est un peu triste de quitter cet univers. Je ne peux que vous le conseiller très fortement!

Après ceci, j’ai vu Stardust. Découvrant que c’était la version film d’un livre de Neil Gaiman, j’ai décidé de descendre dans l’antre du lapin. J’y ai découvert le livre « Stardust » et le magnifique « American Gods », qui est sur le point de devenir une série télévisée.

Mais ma passion pour Neil Gaiman commença avec 1602. Bonne lecture!

* * * * *

* Ce livre contient le plus grand secret de Marvel.

** L’apparition d’un certain personnage vaut à elle seule le prix de la série.

Une pensée pour Shea Weber

 

Pour plusieurs d’entre nous, devenir un joueur étoile au sein du Club de hockey Canadien de Montréal représenterait un rêve d’un vie inespéré. De s’imaginer monter sur la scène au repêchage et d’enfiler la Sainte Flanelle et sa casquette par-dessus sa chemise et cravate nouée par nos parents. Ceux-ci qui idolâtrent ce club depuis fort longtemps, en espérant remporter les plus grands honneurs pour faire vibrer la ville comme elle n’a pas vibré depuis fort trop longtemps, malheureusement. Mais la réalité vous rattrape, hélas, et vous vous contentez de vivre votre rêve par procuration.

Ainsi débarque un jeune homme fougueux avec ce même rêve, ayant été élevé à Toronto plutôt qu’au Québec. Plus encore, ses parents, qui ont sacrifié tant d’heures et d’argent pour lui permettre d’atteindre et de vivre pleinement ce rêve, ne sont même pas nés dans ce pays, ayant grandi dans des conditions climatiques plutôt favorables au foot et au cricket, mettons.

Imaginez qu’il remporte des honneurs individuels et autres succès sur la glace, mais surtout l’adulation des fans de tous âges, toutes cultures et toutes classes sociales, comme très peu d’autres personnalités publiques en sont capables. Son exubérance excite les plus jeunes, ses origines font de lui un héros et un modèle à suivre auprès des minorités visibles, particulièrement; et ses performances électrisantes raniment la flamme de ceux qui paient des sommes mirobolantes pour assister à des performances parfois aseptisées de leur club favori.

Même les incultes qui ne suivent pas les moindres faits et gestes de son équipe le reconnaissent dans la rue, vu son omniprésence sur les panneaux publicitaires de la ville. Il semble en plus profiter de sa vie de jeune millionnaire à fond, sans tomber dans les excès ni faire de fracas publics, contrairement à certains de ses coéquipiers. En retour de leur dévouement, il décide de poser un geste philanthropique inédit pour un athlète canadien. Non non, pas juste ici au Québec, mais bien d’un océan à l’autre.

Mais pour une panoplie de raisons, neuf mois plus tard il est malheureusement contraint de s’exiler et de vivre cette relation d’amour à longue distance… ainsi va la vie. Le rêve improbable vient de prendre fin de manière abrupte, et certains cœurs plus sensibles ne s’en remettront pas de sitôt.

Une image encore dure à accepter pour certains…

 

Shea Weber n’a pas demandé à être le rebound. En fait, il a rien demandé du tout. Selon plusieurs, il serait quelqu’un de très réservé, désirant conserver son anonymat au lieu de courir après la gloire. À bien y penser, Nashville était l’endroit idéal pour son type de personnalité: un grand gaillard peu bavard n’ayant qu’à affronter deux ou trois journalistes locaux quotidiennement, dans un petit marché qui ne vit que pour le football et la musique country. Il semblait s’y plaire, et il a été aussi surpris que nous d’apprendre qu’il aura à se déraciner de sa petite vie sudiste afin de réparer les pots cassés à Montréal.

Plusieurs croient ardemment qu’il se débrouillera très bien sur la glace du Centre Bell, fort de son leadership incontesté à travers la ligue et de ses qualités athlétiques. Ils n’ont peut-être pas tort, sauf que l’aspect humain pèsera lourd sur quelqu’un qui n’a jamais été placé dans ce genre d’incubateur dans sa carrière. Et soyons franc, malgré le fait qu’il était l’assistant-capitaine, personne ne regardait Équipe Canada pour suivre les faits et gestes de Weber. Encore une fois, il pouvait se pointer à l’aréna tranquillement et exercer son leadership dans le vestiaire et sur la glace, sans avoir à se soucier d’autre chose.

Montreal Canadiens defenseman Shea Weber takes a shot during the warm-up prior to facing the Toronto Maple Leafs in NHL pre-season hockey action Thursday, October 6, 2016 in Montreal. THE CANADIAN PRESS/Paul Chiasson
Photo par THE CANADIAN PRESS/Paul Chiasson

Alors… à quoi doit-il s’attendre dans ce cirque?

Commençons par ce qu’il peut contrôler. Il a surement eu accès à Internet dans les douze derniers mois, alors il sait que cette équipe a un peu de talent sur papier, mais s’est lamentablement effondrée après la blessure de Carey Price qui, avouons-le, n’a jamais été bien protégé par ses coéquipiers devant son filet. Donc, mission #1: s’assurer que personne ne se jette sur le joyau de l’équipe afin de tenter de le blesser à nouveau.

Il sait également que certains jeunes sont très prometteurs, mais ont besoin d’un patriarche afin de les guider dans la bonne direction. Nathan Beaulieu est probablement l’exemple le plus flagrant, et déjà la différence se fait sentir dans son cas, si on se fie au camp d’entraînement qu’il vient de connaître. Il n’a qu’à continuer dans cette lignée; le respect qu’il imposera ne peut qu’avoir des répercussions positives dans le vestiaire.

Il a également dû se rendre compte qu’une de ses forces principales, son lancer foudroyant, pourrait bien être l’antidote recherchée pour ranimer une attaque à cinq anémique depuis deux ans. Si le système de jeu lui permet, bien sûr, ce dont plusieurs doutent fort. Michel Therrien reste sur le siège éjecteur, et il doit trouver une solution miracle rapidement s’il veut éviter une visite aux bureaux de Service Canada. Le retour de Kirk Muller dans le giron de l’équipe aidera en ce sens, espérons-le.

Autre chose qui joue en sa faveur pour l’instant: la réaction de la foule. Il a été acclamé au Centre Bell en match pré-saison, alors pas trop d’amertume de la part des fidèles pour l’instant, eux qui savent reconnaître un joueur élite en leur présence. Mais comme on l’a vu à maintes reprises, tout peut changer si vite à Montréal. On lui souhaite ardemment de ne pas connaître de mauvais matchs d’affilée, car les journalistes et certains fans n’attendent que ça pour remettre en doute cette transaction controversée. Ajoutez à ça le fait que sa réputation en séries n’est pas très reluisante, lui qui n’a jamais franchi la deuxième ronde, contrairement à son prédécesseur qui a su les amener son club deux fois en finale de conférence. Le genre d’épée de Damoclès dont aucun joueur n’a besoin, encore moins dans ce contexte…

Plus que tout, Shea Weber doit faire de son mieux afin de rester lui-même en tant que personne et de garder son sang-froid. Oui, ses performances sur la glace seront scrutées plus que jamais, matin, midi et soir sur toutes les plateformes imaginables, ainsi que dans les bars et bureaux de la ville. Oui, il sera reconnu peu importe où il ira, que ce soit dans un dépanneur ou un concessionnaire automobile. Oui, les blogues à potins sportifs se feront un plaisir de suivre et de rapporter ses moindres faits et gestes anodins dans la grande région montréalaise. Mais s’il réussit à ne pas s’en faire avec tout ça et continuer d’être lui-même, il y a de fortes chances que le pari fou de Marc Bergevin puisse porter fruit, n’en déplaise aux fans du célèbre numéro 76.

Les Montréalais ont avant tout soif de victoire. Si Shea les amène à la Terre Promise, tout sera pardonné, même s’il n’a rien à se faire pardonner personnellement. Il sera adulé comme jamais, et vivra le rêve que son prédécesseur espérait partager avec nous. On lui souhaite bon courage.

 

USA Basketball: À La Conquête de Rio

À l’ouverture des Jeux Olympiques de Rio au Brésil, l’équipe de basketball des États-Unis demeure l’une des principales attractions de la 31e Olympiade. On pourrait dire que l’édition actuelle est en période de rodage, puisqu’elle compte de grands absents de l’équipe qui a remporté la médaille d’or aux derniers Jeux Olympiques en 2012.

LeBron James, Russell Westbrook, Chris Paul, James Harden et Blake Griffin ne seront pas de retour pour défendre leur titre à Rio et Kobe Bryant a tiré sa révérence aux termes d’une brillante carrière . D’autres joueurs comme Stephen Curry, Damian Lillard  et Andre Drummond ont décliné l’invitation de l’équipe américaine pour diverses raisons. Carmelo Anthony et Kevin Durant sont les seuls membres de la formation américaine qui a remporté l’or aux Jeux de Londres qui sont de retour pour l’aventure brésilienne.

Ce qui m’amène à poser quelques questions au sujet de Team USA 2016.

  1. Comment Coach Mike Krzyzewski composera-t-il avec la perte de vétérans tels que Lebron James, Kobe Bryant et Chris Paul ?

Coach K en sera à ses troisièmes et possiblement derniers Jeux Olympiques en tant qu’entraîneur-chef de l’équipe américaine. Il a une fiche à vie de 129-7 en compétition internationale en tant que membre du personnel d’entraîneurs depuis 1979, dont 10 médailles d’or, deux d’argent et deux de bronze. Mais il devra composer avec de jeunes talents offensifs à la Jimmy Butler, Paul George, DeMar DeRozan et Kyrie Irving. Il a déjà dit qu’il veut instaurer un système défensif dès le départ et que chacun devra y contribuer. La position de meneur semble incertaine avec l’absence du général à l’attaque, Chris Paul. C’est donc à Kyrie Irving et Kyle Lowry que revient la tâche de diriger l’attaque des Américains. À la position de centre, l’équipe américaine compte sur DeAndre Jordan et le centre étoile DeMarcus Cousins, ainsi que Draymond Green qui assumera la position de pivot.

  1. À quoi il faut s’attendre du trio des Warriors au sein de Team USA Basketball?

La chimie entre les joueurs sera un atout pour cette équipe pratiquement remaniée. Les Olympiques aideront le nouveau Warrior Kevin Durant à se familiariser avec Klay Thompson et Draymond Green. Ceux-ci pourront mieux connaître celui qu’ils ont éliminé lors de la finale de conférence de l’Ouest, et qui a quitté Oklahoma City pour se joindre à eux. Ils vont être les rouages importants de l’attaque de l’équipe américaine et causeront des maux de tête aux équipes adverses grâce à leur versatilité et leur lancer du périmètre du 3 points.

Plusieurs prédisent que les Warriors seront les favoris pour remporter le titre de la NBA la saison prochaine. Sans contredit, la chimie semble s’installer entre le trio des Warriors durant les premiers matchs hors-concours. Aussi intéressant de voir comment Harrison Barnes sera utilisé dans les différentes rotations de Coach K, lui qui fait maintenant partie des Mavericks de Dallas suite à l’arrivée de Durant avec les Warriors. Également à surveiller, Kyrie Irving, qui au lieu de se reposer comme LeBron James de sa conquête du championnat de la NBA, a choisi d’étirer sa saison de basketball à Rio.

  1. Comment va se comporter Paul George suite à sa terrible blessure aux Championnat du Monde en 2014?

On se souvient de la terrible blessure à la jambe de Paul George en 2014 qui lui a fait rater la majorité de la saison 2014-15. Il semble maintenant bien rétabli, sans aucune séquelle de cet accident, puisqu’il a connu une  très bonne saison en Indiana. À sa première saison complète depuis cet incident, il a maintenu une moyenne de 23,1 points par match et les Pacers ont forcé un septième match en première ronde face aux Raptors. Les Olympiques seront pour lui un moment pour démontrer ses qualités athlétiques ainsi que son jeu défensif, lui qui a été sélectionné sur la première équipe défensive de la NBA.

  1. Quelle sera le rôle de Carmelo Anthony dans cette équipe qui compte plusieurs nouveaux venus?

À défaut de remporter des titres de championnats de la NBA, Carmelo Anthony collectionne des médailles olympiques, lui qui en sera à ses 4e jeux (le bronze en 2004, l’or en 2008 et 2012). Naturellement, il vise à remporter la médaille d’or, ce qui ferait de lui le joueur de basket américain le plus décoré au niveau olympique. Carmelo Anthony avait connu un excellent tournoi Olympique à Londres en 2012 avec une moyenne de 16,3 points par match. Kevin Durant et lui seront les leaders et les vétérans de cette jeune équipe et leur expérience sera bénéfique pour Coach K.

Ne pas prendre à la légère les Espagnols, champions en titre de l’EuroBasket 2015.
  1. Quelles sont les équipes qui peuvent rivaliser contre les États-Unis?

L’équipe des États-Unis sera dans le groupe A avec l’Australie, la Chine, le Vénézuela, la Serbie et la France, qui a remporté le tournoi de qualification face au Canada, le mois dernier. L’Australie compte plusieurs joueurs qui évoluent présentement dans la NBA, dont Matthew Dellavedova, ex-coéquipier de Kyrie Irving (né à Melbourne lui aussi, ironiquement) avec les Cavaliers de Cleveland, le centre Andrew Bogut, anciennement des Warriors de Golden State et le garde Patty Mills. L’Australie semble être l’une des équipes qui peuvent rivaliser avec Team USA. La France compte aussi des noms connus dont le garde Tony Parker des Spurs, Nicolas Batum des Hornets de Charlotte, le centre Rudy Gobert du Jazz de l’Utah et le vétéran Boris Diaw. L’expérience de Tony Parker durant les compétitions internationales et la présence de Rudy Gobert à l’intérieur du périmètre peuvent causer des problèmes aux Américains.

Dans le groupe B, on retrouve les finalistes et médaillés d’argent des Jeux de Londres, l’Espagne, ainsi que l’Argentine, le Brésil, la Lituanie, la Croatie et le Nigéria. L’équipe espagnole compte sur la présence de Pau Gasol, qui a récemment signé avec les Spurs et le garde des Timberwolves, Ricky Rubio. L’Argentine, qui a remporté l’or en 2004 et qui a éliminé les États-Unis en demi-finale, mise sur des vieux routiers de la NBA en Manu Ginobili (qui en sera à sa dernière saison avec les Spurs), deux anciens des Raptors en Carlos Delfino et Luis Scola, et Andres Nocioni. La compétition sera très relevée dans ce groupe, puisque ce sont des formations qui comptent plusieurs joueurs qui évoluent habituellement pour leur équipe nationale. Malgré l’absence de Marc Gasol et leur alignement vieillissant, les Espagnols semblent encore être les favoris pour se rendre en finale de ce tournoi. Ils sont l’une des équipes, avec la France et l’Australie, qui peuvent rivaliser avec le style de jeu des Américains.

Après la débâcle des Jeux de 2004 à Athènes en Grèce, où les Américains sont retournés chez eux avec une médaille de bronze autour de leur cou, ils ont ensuite retrouvé le chemin vers l’or durant les Jeux suivants, à Pékin. Ils tenteront d’obtenir une troisième médaille de suite avec une formation qui compte plusieurs absents de marque, mais qui compense avec de jeunes joueurs très athlétiques, rapides et fougueux. On verra bien si  Mike Krzyzewski pourra remonter sur les plus hautes marches du podium avec ses jeunes loups, ou si une autre nation saura les dompter.

L’esprit du guerrier de Kevin Durant

L’ancien MVP de la NBA Kevin Durant vient de signer un contrat d’une durée de deux ans à 54 millions de dollars au total avec les Avengers Warriors de Golden State. Oui oui… ces mêmes Warriors qui viennent de fracasser tout plein de records la saison dernière, qui ont éliminé le Thunder de Durant de manière dramatique en séries, sans toutefois pouvoir mettre la main sur le trophée Larry O’Brien.

Sans aucun doute, cette décision controversée sera débattue en long et en large par tous les fans et analystes. Que peut-on en déduire dans l’immédiat?

La main de maître de Jerry West
Jerry West vient de prouver qu’il est un sapré gestionnaire et influenceur hors pair dans la NBA. Il a maintenant les deux MVP des trois dernières saisons dans son alignement, tout en ayant Klay Thompson et Draymond Green sous contrat jusqu’en 2019 et 2020, respectivement. Il aura à se départir d’Andrew Bogut, qui servait principalement d’écran à Steph Curry afin que ce dernier puisse se démarquer et lancer de n’importe où sur le court, afin de respecter le plafond salarial. Peu importe, cette équipe déborde de talent et plusieurs autres transactions peuvent être effectuées si jamais la chimie ne colle pas, telle que souhaitée.

Le manque de leadership de KD

Durant, pour tout le talent qu’il possède, n’est tout simplement pas un leader #1, un alpha dog comme on dit dans le jargon basket. Ce rôle, c’est Russell Westbrook qui se l’est approprié officiellement depuis la blessure de Durant en 2014. KD a tout simplement laissé Russell devenir le moteur de SON équipe, sans jamais reprendre les rênes à son retour, avec les résultats qu’on connaît maintenant. Westbrook est un joueur phénoménal, explosif et divertissant, qui a cependant la mauvaise habitude de prendre de mauvaises décisions dans les moments cruciaux, ce qui fait en sorte qu’on ne peut malheureusement pas remporter de championnat avec lui comme meneur.

À Oakland, Draymond Green reste le coeur et l’âme des Warriors, comme on a pu constater avec sa performance inouïe lors du septième match contre Cleveland. L’arrivée de Durant fera en sorte qu’il aura encore moins à se soucier de faire rentrer le ballon dans le panier lui-même, mais rendra sa tâche de distributeur et chef d’orchestre encore plus facile avec un tel outil de plus à ses côtés.

Reconstruction inattendue?
Il y a certains signes avant-coureurs qu’on choisit d’ignorer dans la vie, et l’échange de Serge Ibaka vers Orlando, conclu il y a quelques jours, aurait dû nous révéler la fin de cette époque en Oklahoma. On se sait pas encore ce qui aura été le catalyseur de tout ce mouvement de personnel, mais si jamais c’est le fait que Westbrook compte se prévaloir de son autonomie complète dans un an, alors le DG Sam Presti aurait intérêt à l’échanger au plus offrant immédiatement et amorcer la reconstruction de son club sans perdre de temps ni de valeur marchande. (Allo, les Lakers?)

May 30, 2016; Oakland, CA, USA; Golden State Warriors guard Stephen Curry (30, right) is congratulated by Oklahoma City Thunder forward Kevin Durant (35) after game seven of the Western conference finals of the NBA Playoffs at Oracle Arena. The Warriors defeated the Thunder 96-88. Mandatory Credit: Kyle Terada-USA TODAY Sports
Durant et Curry: d’adversaires à coéquipiers. Credit: Kyle Terada-USA TODAY Sports
Le dos large de KD
L’héritage de Durant est évidemment en jeu dans tout ça, et il est certain que tous les yeux seront tournés vers lui la saison prochaine. C’est une pression énorme qu’il vient d’endosser volontairement, mais qui risque fort probablement de payer fruit, au risque d’aliéner bien des fans à travers la planète NBA. L’envers de la médaille dans tout ça, c’est qu’il sera toujours perçu comme celui qui n’aura su transporter son équipe sur ses épaules et remporter les grands honneurs, préférant s’allier avec ses bourreaux des dernières séries. Il imite du même coup Ray Allen, qui signa avec le Heat de Miami en 2012 immédiatement après avoir été éliminé par ces derniers alors qu’il s’alignait avec les Celtics de Boston. Seul l’avenir nous dira si Russell Westbrook lui en voudra au point de ne plus lui adresser la parole, tout comme Kevin Garnett avec Allen…

Rien de nouveau sous le soleil…?
Beaucoup de fans voient d’un mauvais oeil ce concept de super-équipe fraîchement assemblée à coups de millions, mais ce n’est rien de nouveau dans la NBA, même que quelques unes d’entre elles ont lamentablement échoué (Rockets de 1996-97, Lakers de 2003-04), alors rien n’est garanti pour ces Warriors.

De plus, la parité n’a jamais vraiment existé dans cette ligue, et depuis 1980, seulement 11 franchises ont pu asperger leur vestiaire de champagne au mois de juin. Trois de ces équipes (Sixers, Mavericks, Cavaliers) ne l’ont remporté qu’une seule fois. On peut comprendre ceux qui souhaiteraient voir de nouveaux noms s’ajouter sur la liste de champions, mais ceux qui déplorent la façon de faire d’aujourd’hui tout en évoquant les beaux jours du passé ont la mémoire courte.

Dans cette décennie actuelle, nous avons déjà 6 équipes championnes différentes, alors jouons rapidement aux comparaisons:

Années 2010: Lakers, Mavericks, Heat, Spurs, Warriors, Cavaliers
Années 2000: Lakers, Spurs, Pistons, Heat, Celtics
Années 90: Pistons, Bulls, Rockets, Spurs
Années 80: Lakers, Celtics, Sixers, Pistons

La victoire avant tout?

Nous vivons à une époque où les superstars de la NBA semble vouloir prioriser la victoire au détriment de l’argent. La convention collective de la NBA fait en sorte que changer d’équipe rapporte moins que de rester en place si la valeur du joueur est indiscutable, vu que l’équipe qui détient les droits actuels du joueur en question peut offrir une année de contrat supplémentaire que les autres équipes du circuit.

Alors le choix est simple pour les joueurs: soit on opte pour la stabilité financière et/ou la loyauté, mais en espérant que l’état-major fasse les bonnes transactions pour améliorer l’équipe (Carmelo Anthony, DeMar DeRozan), ou bedon on bouge vers de meilleurs cieux, tout en sacrifiant un peu de sous mais en ayant de meilleurs chances de parader torse nu dans les rues de notre nouvelle ville adoptive pendant trois jours.

Dans son cas, Durant a tout de même passé 9 ans dans le plus petit marché de la ligue, sans toutefois remporter les grands honneurs. Certains pourront dire qu’il aurait pu rester et continuer à bâtir quelque chose de solide avec l’alignement en place, mais rappelez-vous que c’est la même organisation qui s’est débarrassée de James Harden car ils ne voulaient tout simplement pas le payer à sa juste valeur, à l’expiration de son contrat.

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La NBA vient de voir un de ses plus grands noms changer de cap, et le destin de plusieurs franchises vient d’être affecté du même coup. Reste à voir si le pari de Warriors et de Durant sera remporté en juin prochain.

Finale de la NBA: Vingt Questions

Nous avons eu droit à un match relativement faible en intensité hier soir à Oakland, pour le premier match de la finale de la NBA opposant les Warriors de Golden State aux Cavaliers de Cleveland. La bande à Wardell Jr.¹ s’est imposée assez facilement par la marque de 104-89, et le score final n’est pas assez révélateur, pour être honnête avec vous.

Ce match fait en sorte qu’il y a plus d’interrogations par rapport au reste de la série que de réponses claires. Voici des questions légitimes qu’il faudrait se poser:

  1. Comment se fait-il que les Warriors avaient l’air frais et dispos après leur dure série contre le Thunder, alors que les Cavs ont eu tout le temps du monde pour se reposer de… ah ouais, ils ont juste joué 14 matchs en 47 jours? C’est tout?
  2. Si Kyrie Irving et Kevin Love étaient jugés essentiels aux succès des Cavs pour expliquer la défaite l’an dernier, comment se fait-il que beaucoup d’experts considèrent maintenant qu’ils seront un boulet pour LeBron après un seul match?
  3. Ceci étant dit, est-ce que quelqu’un pourra contredire le fait que d’avoir échangé Andrew Wiggins pour Kevin Love était une gaffe monumentale et risquera d’être perçu comme le pire échange de l’histoire de la NBA dans un avenir rapproché?
  4. Quelqu’un se souvient-il de l’époque où Kevin Love connaissait des matchs de 30 points et 30 rebonds au Minnesota?
  5. Est-ce vraiment de sa faute s’il semble si inefficace à Cleveland, ou serait-ce dû à l’absence d’un entraîneur digne de ce nom depuis son arrivée?
  6. A-t-on été trop dur envers Chris Bosh à l’époque du Big Three à Miami, maintenant que l’on constate le poids de son apport comparé à ce que LeBron reçoit de Love?
  7. Tyronn Lue pourra-t-il faire jouer Kyrie Irving plus de 20 minutes par match, vu son inefficacité défensive?
  8. Où était J.R. Smith hier soir… et comment Tristan Thompson a-t-il tenté 11 tirs au panier contre seulement trois pour J.R.?
  9. Matthew Dellavedova sait-il vraiment jouer au basket, ou bedon a-t-il plus de visou pour frapper ses adversaires dans les parties intimes?
  10. Sera-t-il encore dans la NBA d’ici deux ans?
  11. Est-ce que ça a paru que Klay Thompson n’a joué que 24 minutes hier soir?
  12. Aura-t-il vraiment besoin d’en jouer beaucoup plus dans les autres matchs à venir?
  13. Steph Curry se croyait-il dans un gymnase d’un YMCA hier soir, vu la manière détendue qu’il jouait?
  14. Qu’est-ce que Steve Kerr met dans son bol de yogourt le matin pour casser des tableaux aussi facilement?
  15. Si Shaun Livingston décide un jour de quitter Oakland, pourrait-il devenir un rouage important dans une formation partante, dû à son efficacité et son avantage physique comparé aux autres joueurs évoluant à sa position? (Allooooo, les Knicks!!!!)
  16. Leandro Barbosa est-il tombé dans une fontaine de jouvence avant le match d’hier soir?
  17. Andre Iguodala s’enligne-t-il pour un deuxième trophée Bill Russell d’affilée, ou Draymond Green sera-t-il enfin récompensé pour ses efforts?
  18. Kevin Durant a-t-il versé des larmes de frustration en regardant le match d’hier?
  19. Une fiche de 73-9 en saison réguliere. Avoir remporté les deux premières rondes des séries en grande partie sans le MVP de la ligue. Avoir comblé un retard de 1-3 en finale de conférence contre l’équipe la plus tenace de l’Ouest. Affirmer sa supériorité indiscutable contre les champions de l’Est après un seul match déjà. Comment nier à ce stade-ci qu’il s’agit fort possiblement de la meilleure équipe de tous les temps?
  20. Si Curry et Thompson n’ont eu que 20 points à eux deux, que personne chez les Warriors n’a marqué plus que 20 points et qu’ils ont atteint les 100 points de peine et de misère… et que malgré tout ça ils l’ont remporté par 15 points en tenant une avance de 20 une bonne partie du 4ème quart… comment les Cavs feront-ils pour remporter un seul match?

¹ Wardell Stephen Curry II, de son vrai nom.

Finale de la NBA: Affrontement au sommet, prise 2

Ce soir, la grande finale de la NBA débute enfin. Je vais laisser à d’autres personnes l’honneur de faire le constat de l’héritage du gagnant et du perdant. D’un côté, je ne crois pas qu’on peut parler d’héritage tant que la personne est encore active. De l’autre, cela enlève l’appréciation du moment présent selon moi.

Cette année, les Cavaliers de Cleveland arrivent en finale en bonne santé comparativement à l’an dernier. Kyrie Irving et Kevin Love seront disponibles pour la série. Ils seront aussi reposés, n’ayant perdu que deux matchs (contre nos Dinosaures favoris) depuis le début des séries éliminatoires, ce qui devrait être un avantage pour eux. Mais gardons l’idée de cet avantage pour plus tard.

Pour leur part, les Warriors de Golden State arrivent en finale ayant survécu un combat de 12 rounds contre le Thunder d’Oklahoma City. D’un côté, ils ont prouvé qu’ils sont des champions en titre (ne sous-estimez jamais le coeur d’un champion, comme nous a si bien dit Rudy Tomjavonich), mais de l’autre, ils ont prouvé qu’ils étaient vulnérables. L’aura d’invincibilité de cette équipe qui détient le record de victoires en saison régulière semble s’être dissipé avant le début de cette grande finale.

La plupart des commentateurs voient la série aller jusqu’au bout, avec un beau 7e match qui plairait à tout le monde. J’ai beaucoup de misère à voir comment cela arrivera.

Cette finale est une reprise de l’année passé. Comme les Spurs avant eux, les Warriors ont déjà vu LeBron en finale. Ils ne seront pas surpris de voir LeBron monter son jeu d’un cran¹. C’est un ajustement qui n’a pas de prix.

Ensuite, le fait d’avoir tiré de l’arrière contre OKC va surement forcer Golden State à se concentrer dès le début et à ne pas prendre cette série à la légère.

Cependant, le plus gros point favorisant Golden State selon moi, c’est la bonne santé de Kyrie Irving et de Kevin Love.

CLEVELAND, OH - MARCH 18: Kyrie Irving #2 and Kevin Love #0 of the Cleveland Cavaliers during the game against the Brooklyn Nets on March 18, 2015 at Quicken Loans Arena in Cleveland, Ohio. NOTE TO USER: User expressly acknowledges and agrees that, by downloading and/or using this Photograph, user is consenting to the terms and conditions of the Getty Images License Agreement. Mandatory Copyright Notice: Copyright 2014 NBAE (Photo by David Liam Kyle/NBAE via Getty Images)
(Photo par David Liam Kyle/NBAE via Getty Images)

Irving et Love sont les 2 pires joueurs défensifs des Cavs. Leurs contributions à l’attaque est souvent annulée par leurs carences en défense. Demandez à Marcus Morris, qui a joué comme un joueur étoile en première ronde, et à Kyle Lowry en finale de conférence. Cette fois-ci, les joueurs dont ils auront la responsabilité défensive s’appellent Stephen Curry, seulement le joueur le plus utile à son équipe les deux dernières années, et Draymond Green, le coeur et l’âme des Warriors. J’ai beaucoup de misère à croire que ces deux joueurs n’auront pas des statistiques époustouflantes lors de la finale.

N’oublions pas aussi que la NBA est avant tout une ligue d’affrontements d’alignements. Tout comme OKC qui donne toujours du fil à retordre à San Antonio, ici le duel favorise Golden State.

La meilleure équipe offensive, leur alignement “small ball”, de Cleveland (Kyrie Irving, J.R. Smith, Richard Jefferson, LeBron James et Kevin Love) est leur pire alignement défensif. Ils vont marquer 8 fois sur 10, mais ils vont se faire marquer dessus 10 fois sur 10. De plus, cette formation favorise Golden State qui aime jouer “petit”².

Donc, pour gagner, Cleveland doit jouer le même style de jeu que Golden State. Et Golden State viennent de briser le record de plus de victoires dans une année en jouant ce style…

En fin de compte, je vois LeBron avoir un match historique à Cleveland lors du 3e match de la série. Quelque chose comme 37 points, 15 rebonds, 12 passes décisives. Je vois aussi chaque match être chaudement contesté jusqu’aux 5 dernières minutes. Je vois aussi Golden State gagner la série en 5.

Et vous?

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¹ Que vous aimez ou haïssez LeBron, on ne peut pas dire qu’il disparaît lors des finales.
² Petit ou small ball line-up veut dire jouer sans centre et avec plus de petits joueurs qui jouent à l’extérieur que d’habitude